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tten­tion, nous par­lons ici d’un en­re­gis­tre­ment acous­tique exi­geant et le pia­no de concert peut par­fois s’avé­rer très puis­sant ! Le lieu choi­si pour cette prise de son va donc for­te­ment condi­tion­ner la dis­tance pos­sible entre la source et les mi­cros et, de fac­to, notre per­cep­tion du champ di­rect et du champ dif­fus. Vous vous rap­pe­lez ? Le champ dif­fus est cet en­semble d’in­for­ma­tions in­di­rectes qui nous par­viennent et nous ren­seignent sur l’en­vi­ron­ne­ment ! Nous al­lons le voir un peu plus tard dans cet ar­ticle, un pia­no de bonne fac­ture ne doit pas être cap­té en ex­trême proxi­mi­té. Consé­quence im­mé­diate : la pro­por­tion de son ré­flé­chi ré­vé­le­ra très ra­pi­de­ment votre salle, sa nature, sa taille et… ses li­mites ! Là en­core, si les pa­rois de ce lo­cal sont trop proches et trop ré­flé­chis­santes, elles de­vien­dront très per­cep­tibles et res­ser­re­ront votre son en ajou­tant une cer­taine im­pré­ci­sion due aux pre­mières ré­flexions. À l’op­po­sé, une salle spa­cieuse, haute de pla­fond avec une dif­fu­sion ho­mo­gène, un temps et une nature de ré­ver­bé­ra­tion na­tu­rels, va ou­vrir le pa­no­ra­ma so­nore et le faire res­pi­rer ! Le pia­no évo­lue­ra alors dans son vé­ri­table élé­ment et vous pour­rez en es­pé­rer le meilleur (fi­gures 1a et 1b).

une forme d’idéal que ces grands stu­dios pour ce type de prise de son ! Que ce soit Da­vout avec son Fa­zio­li ou Ome­ga avec son Stein­way D, ces pièces consti­tuent un vé­ri­table atout pour les en­re­gis­tre­ments acous­tiques ! Même en se­mi-proxi­mi­té, l’es­pace se sent et per­met à la prise de res­pi­rer. Il nous ar­rive même de de­voir le « fer­mer » un peu avec des pan­neaux ! Vous re­mar­que­rez que je po­si­tionne ra­re­ment mon pia­no dans un coin de la pièce ! Oui, me di­rez-vous… mais avec de telles sur­faces, il fau­drait vrai­ment le faire ex­près !

Le type de pia­no, l’oeuvre et le ré­per­toire

Vous vous en dou­tez, on ne traite pas un pia­no clas­sique dans un ré­per­toire ro­man­tique comme son ho­mo­logue pop ou rock ! La nature de l’ins­tru­ment, le jeu, le choix et le pla­ce­ment des mi­cros vont tour à tour orien­ter le son et le ren­du du pia­no. Cer­tains d’entre eux – his­to­ri­que­ment le « grand queue »

de Stein­way & Sons en est un bel exemple – ont construit leur ré­pu­ta­tion sur une clar­té et une dy­na­mique re­mar­quables. Ces qua­li­tés leur per­met­taient d’émer­ger fa­ci­le­ment de l’or­chestre et, plus tard, de l’ar­ran­ge­ment. Ils ont donc na­tu­rel­le­ment été « re­cru­tés » dans les ré­per­toires jazz et pop rock. La prise de son de se­mi-proxi­mi­té a d’ailleurs ren­for­cé

Le pia­no en stu­dio :

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