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tein­way, Bö­sen­dor­fer, Fa­zio­li et autres Ya­ma­ha… Su­per ! Mais après tout, tout le monde ne roule pas en Porsche ou en Fer­ra­ri ! Nous ne dis­po­sons pas tous d’un pia­no de concert dans notre sa­lon et si vous êtes pro­chai­ne­ment ame­né à prendre un pia­no en home-stu­dio, il est pro­bable que ce­lui-ci ap­par­tienne plu­tôt à l’humble fa­mille des « droits ». Nous al­lons donc en­vi­sa­ger choix et pla­ce­ments de mi­cros dans ce contexte. Bien sûr, l’écart reste consi­dé­rable entre un pia­no d’étude d’à peine plus d’un mètre de haut et un pia­no de pres­tige de 1,30 m « au gar­rot » ! Rap­pe­lez-vous à la fois notre pe­tit ta­bleau comparatif et mon ex­pli­ca­tion sur l’im­por­tance de la lon­gueur des cordes dans le n°308 de votre ma­ga­zine pré­fé­ré ! Quoi qu’il en soit, et même si les cordes sont croi­sées afin d’en aug­men­ter la lon­gueur, au cla­vier d’un pia­no droit, nous sommes « plus courts » que sur un pia­no à queue et la sur­face de notre table d’harmonie reste in­fi­ni­ment plus mo­deste. Pour fi­nir, l’une de ses faces est en­fer­mée dans un meuble clos et l’autre rayonne… vers un mur ! Consé­quence im­mé­diate : notre ren­du so­nore est bien moins puis­sant ! Nous al­lons donc de­voir éloi­gner un peu ce pia­no de toute pa­roi et, sur­tout, nous rap­pro­cher des cordes et des mar­teaux. Même si nous sa­vons main­te­nant que ce n’est pas for­cé­ment une bonne chose, ce­la s’avère in­dis­pen­sable ! Nous tien­drons donc compte des bruits mé­ca­niques plus pré­sents qui vien­dront très pro­ba­ble­ment per­tur­ber un peu notre pré­cieux en­re­gis­tre­ment.

Le pia­no droit

Face à notre pia­no do­mes­tique (fi­gure 1), une toute pre­mière ap­proche consiste à uti­li­ser le dos, enfin dé­ga­gé, de l’ins­tru­ment. La table d’harmonie est évi­dem­ment vi­brante sur ses deux faces et rien n’interdit de pla­cer deux mi­cros à mi-hau­teur, aux deux tiers de sa lar­geur. At­ten­tion, si grâce à cette dis­po­si­tion les deux car­dioïdes vont bien se char­ger res­pec­ti­ve­ment des graves et des ai­gus, nous sommes en pré­sence d’une prise « bi-mi­cro », en A/B qu’il ne faut pas pan­ner à 100 % comme on le fe­rait pour un couple. En le fai­sant, votre image sté­réo de­vien­drait in­co­hé­rente et man­que­rait cruel­le­ment de centre. Si ce sys­tème de prise est simple et glo­ba­le­ment sa­tis­fai­sant, il n’est ni très pré­cis, ni très dé­fi­ni ! De plus, si vous l’adop­tez, il fau­dra très pro­ba­ble­ment ai­gui­ser le ré­sul­tat un peu sourd et donc… sou­li­gner les bruits am­biants. Sa va­riante prin­ci­pale consiste à re­trou­ver un peu plus de son di­rect en dis­po­sant un couple au-des­sus du pia­no, cou­vercle ou­vert ou en­le­vé. L’es­pace so­nore est plus na­tu­rel mais, con­trai­re­ment à un pia­no à queue, il reste tout de même lé­gè­re­ment « en­fer­mé » par l’ébé­nis­te­rie de l’ins­tru­ment.

La so­lu­tion al­ter­na­tive, de loin la plus pré­cise et la plus di­recte, consiste donc à pla­cer un couple à l’avant du pia­no, au-des­sus du cla­vier, en ayant en­le­vé le pan­neau de bois qui abrite le haut des cordes (fi­gure 2). Si elle risque de cap­ter un peu plus de bruits de mé­ca­niques et de jeu, elle of­fri­ra en re­vanche la vé­ri­table pré­ci­sion qui ac­com­pagne le son di­rect et un peu de l’air que nous ob­te­nons ha­bi­tuel­le­ment dans le cadre de l’en­re­gis­tre­ment d’un grand pia­no.

Bien sûr moins ample que son aî­né, le pia­no droit pour­ra four­nir un son as­sez pré­cis, in­time qui, dans cer­tains types d’ar­ran­ge­ment,

Le pia­no droit s’avère un peu plus dif­fi­cile à cap­ter que son aî­né ! Voi­ci les trois so­lu­tions qui s’offrent à vous. Si les deux pre­mières (de dos et par le des­sus) sont re­la­ti­ve­ment fa­ciles à mettre en oeuvre…

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