V

KR Home-Studio - - VINTAGE - Fi­gure 2

ous vous sou­ve­nez sans doute, dans un pré­cé­dent nu­mé­ro de KR : Ap­pel de Pier­rot Pé­joine, de DrumSer­vice (fi­gures 1) : « Jean Luc Pon­ty sou­hai­te­rait faire don à Mu­sé­lec de son Syn­cla­vier. Il est sto­cké chez moi, je te l’amène. » Le­dit Pier­rot ne met pas seule­ment en contact des do­na­teurs avec le mu­sée, il lui ar­rive aus­si de faire des dons !

Au dé­part le sieur Pé­joine n’est pas mu­si­cien, même si comme tous les ga­mins il a vou­lu faire de la bat­te­rie, vers 15/16 ans, « pour les grou­pies » ! Il ne de­vien­dra pas bat­teur car il pré­fère « al­ler au foot ou faire du vé­lo » plu­tôt que de tra­vailler l’ins­tru­ment. Fi­na­le­ment, il fe­ra chauf­feur poids lourd, conduc­teur de se­mi. Il ar­ri­ve­ra au ba­ck­line par le groupe Sixun, pour le­quel il conduit le ca­mion de tour­née. Votre ser­vi­teur et Pier­rot se ren­contrent sur une tour­née de l’émis­sion Pol­len, de Jean-Louis Foul­quier, où de mon cô­té je chante avec Gui­da de Pal­ma et où lui conduit le ca­mion de la tour­née, le­quel trans­porte le son et toute la tech­nique. Ayant vu ce que fai­saient Ross Gar­field, de Drum Doc­tors (Los An­geles), ou Drum Pa­ra­dise (L.A. mais aus­si Nashville) aux États-Unis, et cons­ta­tant que ce genre de choses n’exis­tait pas en France, il se lance et fonde DrumSer­vice (in­fo@drumser­vice.net). Au­jourd’hui ins­tal­lée à Mai­sons-Al­fort, la so­cié­té offre le même genre de… ser­vices que ses ho­mo­logues amé­ri­cains : sto­ckage, en­tre­tien, stu­dio d’ac­cor­dage, li­vrai­son et ins­tal­la­tion per­son­na­li­sée (« cha­cun a ses ha­bi­tudes »), ain­si que lo­ca­tion de bat­te­ries et per­cus­sions (et autre ba­ck­line) haut de gamme pour stu­dios ou concerts. De très nom­breux « clients », et pas que des bat­teurs, lui font confiance de­puis des an­nées, par­mi les­quels : Pa­co Sé­ry, Loïc Pon­tieux, Mo­kh­tar Sam­ba, Stéphane Hu­chard, Thier­ry Ar­pi­no, An­dré Cec­ca­rel­li, Ja­co Largent, Ro­ger Bi­wan­du, Mi­ni­no Ga­ray, Ma­nu Kat­ché et Ka­rim Ziad. Pour l’ins­tal­la­tion des bat­te­ries, il est for­mé à bonne école avec des bat­teurs qui ar­rivent à la der­nière mi­nute et donc n’au­raient pas le temps de la faire eux-mêmes. Et, pré­cise Pier­rot, il n’y a pas que les bat­teurs afri­cains qui se com­portent de cette ma­nière ! Et puis, la plu­part de ces bat­teurs étant éga­le­ment des amis, ça ne gêne pas Pier­rot de faire du sur-me­sure, en quelque sorte.

Un même lieu

Il fonde éga­le­ment un stu­dio d’en­re­gis­tre­ment et de « pro­duc­tion mu­si­cale », dans le même bâ­ti­ment que DrumSer­vice, le stu­dio Yel­low Sub, ain­si qu’une salle de ré­pé­ti­tion, aux pe­tits oi­gnons (grande, su­per équi­pée et qui sonne !), pour ses clients et amis, qui n’a donc pas de vé­ri­table ac­ti­vi­té com­mer­ciale. Pier­rot, dans un en­semble de pe­tites et grandes choses, a fait don à Mu­sé­lec d’une splen­dide tête d’am­pli basse à tran­sis­tors de 360 watts : l’Acous­tic 370 (fi­gure 2), da­tant de 1972. La tête, en plus de ses ré­glages clas­siques de to­na­li­té, est do­tée (pour la pre­mière fois sur un am­pli basse) d’un éga­li­seur gra­phique cinq bandes : 50, 100, 200, 300 et 400 Hz, +10 dB à -15 dB ! On y trouve éga­le­ment un bright switch, qui, comme son nom l’in­dique… Cette tête était as­so­ciée à une en­ceinte équi­pée d’un seul HP Cer­win Ve­ga de 18 pouces char­gé par un pa­villon re­plié : ça fai­sait vrai­ment boum ! Autre don : un non moins élé­gant (les touches noires sont brunes) et mys­té­rieux orgue élec­tro­nique Op­ti­gan (Op­ti­cal Or­gan) 1 cla­vier type meuble (de sa­lon) (fi­gure 3), pour­vu d’une série de touches bou­tons à main gauche com­man­dant cha­cun un type de son lu sur un disque op­tique.

Mer­ci Mon­sieur Pé­joine pour vos « dons du son » ! Klaus Blas­quiz

Pier­rot Pé­joine et l’un de ses dons à Mu­sé­lec : un Op­ti­gan 35011.

La tête Acous­tic 370.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.