51 conseils pour PRO­DUIRE SON DISQUE

Ce­ci est mon CD!

KR Home-Studio - - LA UNE -

Dé­cla­ra­tion

Aides

Res­sources

Ré­seaux

Dis­tri­bu­tion

Pro­mo­tion

Live

Notre car­net d’adresses com­plet

+

Ale­sis Co­da Pro, Ca­ke­walk Rap­ture Pro, PG Mu­sic Band-in-a-Box 2015, Ar­pège Mu­sique Piz­zi­ca­to, Power Trio Mu­sic IO, Ca­sio Track­for­mer XW-PD1, Ri­va Tur­bo X, IK Mul­ti­me­dia iK­lip Grip, Sample Lo­gic Ci­ne­ma­tic Gui­tars In­fi­ni­ty, So­no­ki­ne­tic Tut­ti Vox, So­nic­cou­ture Ondes, Spit­fire Au­dio BML Epic Brass Pha­lanx…

Dé­cla­ra­tion des oeuvres et des séances

1. Dé­cla­rer ses oeuvres à la Sacem

On adhère à la Sacem pour deux rai­sons : pro­té­ger ses oeuvres et faire va­loir ses droits d’au­teur. Alors, le pre­mier ré­flexe avant de sor­tir un al­bum, c’est de dé­cla­rer en ligne ou sur place (fi­gure 1) les oeuvres en­re­gis­trées des­ti­nées à l’ex­ploi­ta­tion. Rap­pe­lons que l’adhé­sion à la Sacem se fait sous condi­tions, le droit d’en­trée à vie est fixé en 2015 à 127 €.

2. La ques­tion des li­cences Crea­tive Com­mons

Elles ga­ran­tissent à la fois la pro­tec­tion des droits de l’au­teur d’une oeuvre ar­tis­tique et la libre cir­cu­la­tion du conte­nu cultu­rel de cette oeuvre, ce­ci afin de per­mettre aux au­teurs de contri­buer à un pa­tri­moine d’oeuvres ac­ces­sibles dans le « do­maine pu­blic ». C’est donc une autre phi­lo­so­phie que celle dé­fen­due par la Sacem. Tou­te­fois une ré­cente ex­pé­rience a per­mis aux adhé­rents Sacem de pla­cer de nou­velles oeuvres sous li­cences Crea­tive Com­mons op­tion Non-Com­mer­ciale.

3. Dé­cla­ra­tion des séances à l’Ada­mi et à la Spe­di­dam

So­cié­tés de Per­cep­tion et de Dis­tri­bu­tion des Droits des Ar­tistes-in­ter­prètes de la Mu­sique et de la danse. Elles versent trois types de ré­mu­né­ra­tion aux ar­tistes : la ré­mu­né­ra­tion équi­table, la ré­mu­né­ra­tion pour Co­pie Pri­vée et les ré­mu­né­ra­tions gé­né­rées par l’exer­cice des droits ex­clu­sifs. N’omet­tez pas de spé­ci­fier les cré­dits sur la ja­quette ou à l’in­té­rieur du li­vret et bien sûr d’adhé­rer à ces deux So­cié­tés.

4. La re­de­vance SDRM pour au­to­ri­sa­tion de pres­sage

Elle ga­ran­tit à l’au­teur la per­cep­tion des droits de re­pro­duc­tion pour l’ex­ploi­ta­tion d’une oeuvre ou d’un ré­per­toire. C’est l’au­to­pro­duc­teur qui s’en ac­quitte. Elle est cal­cu­lée sur le nombre d’exem­plaires re­pro­duits. Elle est en­suite re­ver­sée par la Sacem aux ayants droit lors des ré­par­ti­tions. Si l’au­to­pro­duc­teur est l’unique au­teur des oeuvres, il peut de­man­der une avance sur ré­par­ti­tion. Sans au­to­ri­sa­tion SDRM, pas de fa­bri­ca­tion !

5. Le Dé­pôt Lé­gal à la Bi­blio­thèque Na­tio­nale de France

Il est obli­ga­toire pour le pro­duc­teur de dé­po­ser chaque do­cu­ment qu’il édite, im­prime, pro­duit en France à la BNF. Le dé­pôt est gra­tuit et se fait en deux exem­plaires au Ser­vice du Dé­pôt Lé­gal des Pho­no­grammes. À la dé­cla­ra­tion, 1/ le do­cu­ment doit être édi­té et donc mis à la dis­po­si­tion du pu­blic (peu im­porte s’il y a com­mer­cia­li­sa­tion ou pas) et 2/ il doit faire l’ob­jet d’une re­pro­duc­tion à l’iden­tique d’au moins cin­quante exem­plaires.

Les aides fi­nan­cières pour un au­to­pro­duit

6. Les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales

Les Mai­ries sont rares à pro­po­ser un dis­po­si­tif d’aide à la mu­sique en­re­gis­trée sauf s’il s’agit d’une aide cultu­relle in­di­vi­dua­li­sée à la tête du client. Idem pour les Conseils Gé­né­raux sauf pour la Drôme, le Puy-de-Dôme, l’Al­lier et idem pour les Conseils Ré­gio­naux sauf pour les ré­gions PA­CA, Rhône-Alpes et Bre­tagne.

7. Aides des or­ga­nismes pro­fes­sion­nels

25 % des sommes qui pro­viennent de la Co­pie Pri­vée sont des­ti­nés aux ac­tions d’aide à la créa­tion. Chaque So­cié­té est libre des pro­grammes d’aide et des cri­tères. Seuls le FCM et la Sacem ont mis en place une aide spé­ci­fique à l’au­to­pro­duc­tion. Elle s’élève à 4 500 € pour la Sacem et concerne les au­teurs/com­po­si­teurs membres. À ne pas man­quer !

8. Le fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif

Fonc­tionne sou­vent sous forme de dons. L’ar­tiste s’adresse à la plate-forme de son choix et sou­met son projet. Une fois fait, celle-ci pro­cède à un ac­com­pa­gne­ment per­son­na­li­sé, l’aide à fixer la somme dont il a be­soin, à bien for­mu­ler le conte­nu du projet et à dé­fi­nir les contre­par­ties. La somme moyenne ré­col­tée est de 5 000 €. Plus le temps de col­lecte est court, mieux sont me­nées les ac­tions au­tour de la col­lecte. (fi­gure 2)

9. Le mé­cé­nat in­di­vi­duel ou d’en­tre­prise

Le mé­cé­nat (sou­tien ma­té­riel ap­por­té sans contre­par­tie di­recte de la part du bé­né­fi­ciaire) peut com­men­cer par sa propre fa­mille, il peut s’étendre en­suite aux com­mer­çants du coin et peut al­ler jus­qu’aux grandes en­tre­prises du CAC 40 comme la BNP qui tra­di­tion­nel­le­ment aide le jazz. C’est à vous d’al­ler à la pêche, le mé­cé­nat n’est pas une af­faire de cri­tères mais de coup de coeur.

10. Cré­dit de consom­ma­tion et cré­dit d’im­pôt

Le cré­dit de consom­ma­tion est à consi­dé­rer en der­nier res­sort. Les la­bels, eux, peuvent s’ai­der des dis­po­si­tifs de l’IF­CIC. À no­ter l’ap­pa­ri­tion des plates-formes de prêts so­li­daires entre par­ti­cu­liers comme

www.hel­lo­mer­ci.com. Le cré­dit d’im­pôt au bé­né­fice du pro­duc­teur pho­no­gra­phique est cal­cu­lé au­tour du projet dans sa glo­ba­li­té. Les dé­penses struc­tu­relles offrent jus­qu’à 20 % de cré­dit d’im­pôt.

La dis­tri­bu­tion de l’al­bum

11. Quel fa­bri­cant et quelle est la bonne quan­ti­té à fa­bri­quer ?

Afin d’évi­ter les in­ven­dus, bien ré­flé­chir sur sa ca­pa­ci­té d’écou­ler les exem­plaires. Nul be­soin de fa­bri­quer 1 000 pièces si l’on ne dé­passe pas le stade de sa fa­mille et de ses amis. On prête at­ten­tion au coût du li­vret à l’in­té­rieur, aux dé­lais de li­vrai­son, au ser­vice après vente (en cas de vice de fa­bri­ca­tion, qui prend en charge les re­tours ?). Enfin, le glass-mas­ter, est-il com­pris dans le prix fi­nal ?

12. Les dis­tri­bu­teurs phy­siques et nu­mé­riques

Évi­tez les pe­tits et moyens dis­tri­bu­teurs phy­siques très fra­gi­li­sés de nos jours. Pla­cez vous-même vos disques en ma­ga­sins quand c’est pos­sible. Cô­té di­gi­tal, c’est plus simple, des ac­teurs comme Zim­ba­lam per­mettent en quelques clics de pu­blier l’al­bum sur les plates-formes. Tou­te­fois, nous conseillons de bien étu­dier les offres d’ac­com­pa­gne­ment (pro­mo­tion, mer­chan­di­sing, ou­tils ana­ly­tiques, par­te­naires) et bien sûr le ter­ri­toire de vente qui cor­res­pond à votre ré­per­toire.

13. Les plates-formes de té­lé­char­ge­ment et ser­vices de strea­ming

On ne peut y ac­cé­der que par l’in­ter­mé­diaire d’un agré­ga­teur. Elles ne sont que le re­flet du monde réel et donc de votre ca­pa­ci­té de vendre vos titres ou pas.

1 Ser­vice des dé­cla­ra­tions de la Sacem.

2 Le site de fi­nan­ce­ment par­ti­ci­pa­tif fran­çais Kicks­tar­ter.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.