Ken Meyers Band Mon­key Bu­si­ness !

KR Home-Studio - - AUTOPROD -

Ça sent la route, la roots, la vraie, celle qui den­si­fie la moelle des notes, qui pa­tine les flight-cases, qui rend in­dé­nom­brables les tym­pans et corps mis en vi­bra­tion, les sé­duc­tions aus­si, et non des moindres, en té­moignent les pre­mières par­ties de concert as­su­rées pour des poin­tures telles que Cal­vin Rus­sell, Ber­nard Al­li­son ou en­core Patrick Ver­beke ! Tel­le­ment rock-blues jus­qu'à l'os que lorsque le band ar­rête de tour­ner, c'est pour se mettre au car­ré : quatre murs, qui n’ont pas re­non­cé à la bat­te­rie, en­voyée se faire cap­ter dans un stu­dio as­so­cia­tif, une ar­deur dans les câbles qui veinent PC HP & Cu­base, carte son Fo­cus­rite Saf­fire 6 USB, pré­am­pli TL Au­dio Ivo­ry 5001, écoutes Ma­ckie MR5, casque AKG K271, mi­cros BPM CP10S, Shure SM57, et mille et une rai­sons de se ré­jouir à l'écoute de cet élan vi­vant, vi­brant, ins­pi­ré, en fait, ha­bi­té tout au­tant qu'il dé­mé­nage ! Vrai­ment de quoi faire une as­so­cia­tion de bien­fai­teurs : pro­duc­teurs, salles, à vous le bu­si­ness, le Ken Meyers Band se charge du show.

KR : Pas mal de concerts au comp­teur, em­por­tez-vous du ma­té­riel no­made pour com­po­ser sur la route ?

Ken Meyers : Les mor­ceaux étant d’abord com­po­sés sur une base de chant/gui­tare, très peu de ma­té­riel m’est né­ces­saire : un smart­phone est lar­ge­ment suf­fi­sant dans un pre­mier temps car je prends les pre­mières idées, par­fois juste un riff… En­suite, quand vient le mo­ment de mettre ces idées en forme, di­rec­tion l’or­di et Cu­base… Je pense par la suite em­bar­quer du ma­té­riel no­made – or­di, carte son, casque –, mais pour l’ins­tant il n’y a pas né­ces­si­té. Belle ex­pé­rience que la vôtre... Vous en­re­gis­trez vous-même vos al­bums au­jourd'hui, est-ce que par­fois le manque de l'oreille et du sa­voir-faire d'un in­gé­nieur du son pro se fait tout de même sen­tir ?

C’est sûr qu’avoir le sa­voir-faire d’un in­gé­nieur du son ou d’un pro­duc­teur peut être lar­ge­ment ap­pré­ciable, no­tam­ment pour ce qui est de la prise de re­cul au ni­veau de l’écoute du mix. Après, c’est sur­tout une ques­tion de moyens fi­nan­ciers… En au­to­pro­duc­tion le pro­ces­sus est plus long, mais ça per­met aus­si de faire mû­rir les mor­ceaux et de trou­ver par­fois des so­lu­tions de com­po­si­tion au­tre­ment que dans l’ur­gence, dont je ne raf­fole pas. Il est très im­por­tant à mon avis de ne pas lé­si­ner sur la qua­li­té du ma­té­riel, sur toute la chaîne, du mi­cro aux écoutes… C’est ce qui per­met­tra d’avoir un mix propre et conforme à tes at­tentes et non un mix par dé­faut, du fait de la piètre qua­li­té du ma­té­riel qui ne per­met pas d’avoir « le son » avant trai­te­ments. Oli­via Clain

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.