Berlin SFX

L’or­chestre sau­vage

KR Home-Studio - - TESTS -

Nos voi­sins d’Outre-Rhin, l’équipe d’Or­ches­tral Tools, pro­posent dans la col­lec­tion Berlin Series un or­chestre sym­pho­nique re­mar­quable dont les dif­fé­rents pu­pitres se construisent au fil des ans. Au­jourd’hui nous nous pen­chons sur les ef­fets or­ches­traux de cordes, bois et cuivres nom­més SFX dans la no­men­cla­ture de l’édi­teur.

Les ef­fets de la Berlin Series sont ven­dus sé­pa­ré­ment en trois pro­duits : les cordes (BST Exp E) qui re­pré­sentent 20,07 Go de don­nées, les bois (BWW Exp D) pour 15,79 Go et les cuivres (BBR Exp C), un peu moins complets (5,37 Go). Pour les cordes, on dis­pose de Violons 1 et 2, al­tos, vio­lon­celles et contre­basses. Pour les bois : pi­co­lo, flûte, en­semble de flûtes, cla­ri­nette, bas­son et Car­ver’s Low Bas­son En­semble. Dans les cuivres, on a seule­ment les cors en en­semble et di­vi­si par quatre. Chaque ins­tru­ment dis­pose de tech­niques de jeu qui lui sont propres (Pizz, Spic­ca­to pour les cordes, Over­blow pour les bois…), mais on re­trouve des ef­fets com­muns dans les trois groupes (cres­cen­do, stacc, sus­tains, trilles…), ce qui per­met de les com­bi­ner fa­ci­le­ment ou d’uti­li­ser une même piste MI­DI pour l’ha­biller d’un ins­tru­ment ou d’un autre dans le même re­gistre (pas­ser des cors aux vio­lon­celles ou bas­son). En com­mun aus­si, si­gna­lons l’ar­bo­res­cence des ins­tru­ments dans le na­vi­ga­teur avec trois dos­siers : « Mul­ti Ar­ti­cu­la­tions », « Single Ar­ti­cu­la­tions » et « TM Patches ». Si tous les ins­tru­ments par­tagent une in­ter­face com­mune, les Mul­ti per­mettent de com­bi­ner plu­sieurs ar­ti­cu­la­tions d’une ma­nière to­ta­le­ment ori­gi­nale grâce à Cap­sule.

Cap­sule

Les Berlin SFX, comme tous les pro­duits ré­cents de la marque dans la série Berlin, bé­né­fi­cient des scripts in­tel­li­gents de Cap­sule (Control And Per­for­mance Sym­pho­nic Uti­li­ty En­gine) (fi­gure 1). Cap­sule, c’est un mo­teur dé­ve­lop­pé en in­terne qui sim­pli­fie le pas­sage au­to­ma­tique et contex­tuel d’une ar­ti­cu­la­tion à une autre en fonc­tion du jeu du mu­si­cien et du tem­po, et per­met des le­ga­to très mu­si­caux avec l’Adap­tive Le­ga­to. Ce der­nier non seule­ment switche entre trois slots de le­ga­to, mais ajuste aus­si dif­fé­rents contrô­leurs pour flui­di­fier les tran­si­tions. Le Po­ly­pho­nic Keys­wit­ching au­to­rise quant à lui de swit­cher ou mé­lan­ger jus­qu’à quatre ar­ti­cu­la­tions sui­vant di­verses stra­té­gies : Equal Power, Ve­lo­ci­ty, MI­DI Con­trol­ler ou 2D Equal Power Mor­phing. Ce der­nier per­met, via des CC, de créer des sons ex­trê­me­ment vi­vants qui glissent très na­tu­rel­le­ment d’une ar­ti­cu­la­tion à une autre, tout en conser­vant un gain ho­mo­gène. Chaque ar­ti­cu­la­tion est cus­to­mi­sable. On peut ain­si créer ses propres règles de round-ro­bin, y com­pris en in­cluant les notes voi­sines trans­po­sées pour aug­men­ter les va­ria­tions et évi­ter l’ef­fet mi­traillette. On peut aus­si désac­ti­ver tel ou tel layer de dy­na­mique pour se concen­trer seule­ment sur une nuance pré­cise. Pour les cordes, le sli­der « Time Stretch » per­met de rendre l’at­taque plus ou moins tran­chante. Pour les cordes en­core, le bou­ton « Con Sor­di­no » crée de ma­nière lo­gi­cielle un ef­fet de sour­dine très ac­cep­table.

Di­vi­si

Les cors pro­posent des ins­tru­ments qui ouvrent de très belles pers­pec­tives. En par­ti­cu­lier « Horns Di­vi­si Clus­ter Buil­der » (fi­gure 2) et « Horn Di­vi­si Clus­ter Buil­der Stacc ». Ils per­mettent de gé­rer la po­ly­pho­nie en di­vi­si (un ac­cord à trois sons fait jouer quatre cors et non douze), de créer des en­chaî­ne­ments d’ar­ti­cu­la­tions et de ré­gler di­vers pa­ra­mètres. Le tout est as­si­gnable à un keys­witch. Une fois ces keys­witchs sau­ve­gar­dés, on peut les rap­pe­ler en live et contrô­ler les pa­ra­mètres sau­ve­gar­dés via des CC. Par­mi les pa­ra­mètres dis­po­nibles, on a le « Tar­get Pitch », ré­glable au quart de ton pour cha­cun des quatre cors. En as­si­gnant une va­leur dif­fé­rente à chaque cor, on peut uti­li­ser le bou­ton « Trans­form » (lui-même au­to­ma­ti­sable et as­si­gnable à un cc) pour pas­ser de sons plus ou moins désac­cor­dés vers un unis­son ou vice ver­sa. La pos­si­bi­li­té de faire ain­si évo­luer de ma­nière per­son­na­li­sée l’in­to­na­tion de cha­cun des quatre cors en temps réel per­met de vrai­ment com­po­ser sa propre tex­ture or­ches­trale. On est loin des banques qui ne per­mettent que de lan­cer ici ou là un sample glo­bal sur le­quel au­cune ac­tion n’est pos­sible !

La col­lec­tion SFX des Berlin Series ap­porte un réel plus au com­po­si­teur qui sou­haite maî­tri­ser les ef­fets or­ches­traux avec la même pré­ci­sion qu’une ligne mé­lo­dique. Cette ten­dance à en­trer de plus en plus dans le dé­tail de l’or­ches­tra­tion ne peut que sé­duire ceux qui tra­vaillent à l’image et ont vo­ca­tion à faire du « sur-me­sure ». Comme tous les ins­tru­ments de l’or­chestre ne sont pas en­core en mode SFX, on at­tend la suite avec im­pa­tience… Pierre Es­tève

SFX se­lon Berlin Series.

Pro­duit :

Type : Site : Prix TTC :

Com­pa­tible :

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.