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out d’abord, vous pou­vez sou­hai­ter en­re­gis­trer l’en­semble de ces deux sources sans avoir be­soin de les dis­so­cier ul­té­rieu­re­ment. Vous êtes alors dans le cas d’une ma­quette qui, lors­qu’elle se­ra pro­duite, exi­ge­ra un nouvel en­re­gis­tre­ment com­plet ou… à l’in­verse, dans une lo­gique de cap­ta­tion de per­for­mance unique qui res­te­ra en l’état ou se­ra éven­tuel­le­ment ha­billée d’ar­ran­ge­ments ad­di­tion­nels. Dans ces deux cas pour­tant si dif­fé­rents, la pro­blé­ma­tique est cu­rieu­se­ment la même : il faut va­lo­ri­ser les deux sources so­nores mal­gré leur proxi­mi­té. Dans l’hy­po­thèse d'une prise unique ou dé­fi­ni­tive de très haut vol, on peut presque consi­dé­rer l'en­semble comme une double source in­di­vi­sible (fi­gure 1). Les mi­cros sont alors choi­sis et pla­cés pour re­flé­ter une prise acous­tique plau­sible. La dis­tance et les di­rec­ti­vi­tés vien­dront se com­plé­ter pour pou­voir va­lo­ri­ser l’en­semble. Mais at­ten­tion, soyons bien clairs : plus ques­tion de les dis­so­cier !

Ce cas d’école idyl­lique est bien en­ten­du as­sez rare. Une belle acous­tique si­len­cieuse, un ou une vo­ca­liste per­for­mant, une gui­tare de lu­thier et des mi­cros d’ex­cep­tion sont dif­fi­ciles à réunir et il faut sou­vent com­po­ser avec un ca­hier des charges ou un contexte par­ti­cu­lier. J’ai sou­ve­nir d’un « live » que j’avais en­re­gis­tré et mixé avec Ma­no So­lo pour War­ner (fi­gure 2). Il se pro­dui­sait en club en gui­tare-voix lui-même, ac­com­pa­gné par un deuxième gui­ta­riste-cho­riste. En vue de pou­voir éven­tuel­le­ment re­tou­cher l’un des élé­ments, il nous a fal­lu mul­ti­plier les sources, choi­sir des mi­cros di­rec­tifs ou même ajou­ter des pick-up élec­tro­ma­gné­tiques aux mi­cros tra­di­tion­nels des gui­tares afin d’être en me­sure d’iso­ler com­plè­te­ment la gui­tare sur un court pas­sage en cas de pro­blème ! (fi­gures 3)

Dans un deuxième type de confi­gu­ra­tion, on pour­ra sou­hai­ter conser­ver l'une des deux sources, voix ou gui­tare, ou même les deux en vi­sant pour cha­cune une op­tion de rem­pla­ce­ment par des prises dé­fi­ni­tives. L’idéal reste bien sûr d’en­re­gis­trer sé­pa­ré­ment les deux élé­ments, l’un après l’autre. Oui mais c’est quel­que­fois dif­fi­cile à mettre en oeuvre puis­qu’il n’est pas très mu­si­cal

im­pos­sible de faire plus au­then­tique ! Cet al­bum a été en­tiè­re­ment en­re­gis­tré en live sur trois soirs de concerts don­nés par Ma­no et Jean-Louis dans la pe­tite salle du club pa­ri­sien. En de­hors de toutes pe­tites « rus­tines » ren­dues pos­sibles par nos stra­ta­gèmes de prise, nous nous sommes oc­troyé pour seule li­ber­té celle

des choix des meilleures ver­sions !

d’en­re­gis­trer une gui­tare d’ac­com­pa­gne­ment… seule ! De plus, il fau­drait le faire au click, et c’est en­core pire ! Voi­ci une pe­tite astuce qui m’a sau­vé la mise plus d’une fois : en­re­gis­trez dans un pre­mier temps la gui­tare et la voix en­semble en prise té­moin. Vous ob­te­nez ain­si la mo­ti­va­tion de l’ar­tiste et l’éner­gie qu’il ou elle dé­ploie en jouant « live ». Dans un deuxième temps, de­man­dez-lui de re­faire la gui­tare seule sur cette base. À l’écoute de sa prise d’en­semble, l’ar­tiste res­te­ra sur son éner­gie pre­mière. Bien sûr,

vous l’avez com­pris, il se­ra en­suite plus fa­cile de re­faire la voix sur cet ac­com­pa­gne­ment re­cons­truit dans l'es­prit du pre­mier gui­tare-voix. À moins bien en­ten­du que cette voix ne soit que se­con­daire (pré­sen­ta­tion de la chan­son à un autre in­ter­prète par exemple) et c'est alors la gui­tare qui bé­né­fi­cie­ra du plus grand soin d'exé­cu­tion et d'en­re­gis­tre­ment. Ce­la fonc­tionne gé­né­ra­le­ment as­sez bien, mais il ar­rive qu’un chan­teur qui s’ac­com­pagne perde tous ses moyens lors­qu’il doit po­ser la gui­tare !

« Live Au Tour­tour » :

Ses­sion gui­tare-voix :

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