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Dans quel en­vi­ron­ne­ment as-tu sor­ti ton nou­vel al­bum ?

Sly John­son : The Mic Bud­dah est, après 74 en 2010, mon se­cond al­bum so­lo de treize titres. Il est sor­ti chez Hea­ven­ly Sweet­ness, un la­bel in­dé­pen­dant de jazz pa­ri­sien qui s’est ou­vert au monde du hip hop, du reg­gae dub, du jazz funk et à mon propre style que je classe entre la nu soul et le hip hop… une sorte de hip soul ! Le fait de pas­ser d'une ma­jor comme Uni­ver­sal Clas­sics & Jazz à un la­bel in­dé m’a obli­gé à m’adap­ter à une nou­velle fa­çon de tra­vailler mais qui, fi­na­le­ment, me pro­cure beau­coup de li­ber­té ar­tis­tique. Qui sont les fea­tu­rings qui ont par­ti­ci­pé à The Mic Bud­dah ?

Ox­mo Puc­ci­no et Ma­gic Ma­lik à la flûte ap­pa­raissent sur le titre « Mu­sic », Ra­chel Clau­dio, Erik Truf­faz et Va­lé­rie Del­ga­do ont fait des fea­tu­rings sur « Why » et les An­glais de 2mor­rows Victory chantent sur « Wo­me­na­ruim ». Est-ce qu’il y a des co­vers ?

La re­prise d’Al Green « Sim­ply Beau­ti­ful », mais pour le reste, ce sont des com­pos avec plein d’in­fluences et de clins d’oeil comme « Why », as­sez ins­pi­ré par « In­ner Ci­ty Blues » de Mar­vin Gaye, « Good Mor­ning » qui pour­rait faire pen­ser à du Bob­by McFer­rin, « Nasty Girl » avec un chant à la Mi­chael Jack­son. Le titre « EVRBDD (Eve­ry­bo­dy Dan­cin’) » d’où dé­coule le single fait ré­fé­rence au hip hop new-yor­kais du dé­but des an­nées 80 à l’époque de Kur­tis Blow, avec une touche d’élec­tro en plus. Il y a aus­si trois titres qui sont chan­tés en fran­çais : « Ma­gic », « Les Fleurs du Mal » et « Mu­sic ». Est-ce que tu vois en­core des membres du Saïan Su­pa Crew ?

J’ai tou­jours des re­la­tions avec cer­tains des membres du Saïan. Pour d’autres, ça a été plus com­pli­qué de gé­rer la fin du groupe, mais pour ma part j’étais dé­jà dans une dé­marche de ren­contre avec plein d’autres ar­tistes comme entre 2005 et 2007 où j’ai com­men­cé à col­la­bo­rer avec Ca­mille qui a été l’un de mes pre­miers chocs ar­tis­tiques et m’a mon­tré que je pou­vais abor­der d’autres mondes que le mien, qui était à l’époque 100 % hip hop, même si j’avais bai­gné dans de mul­tiples styles du­rant mon en­fance. J’ai abor­dé une mul­ti­tude d’autres uni­vers au tra­vers de pro­jets trans­ver­saux que je pour­suis avec de nom­breux ar­tistes dont Ro­kia Trao­ré dans la mu­sique tra­di­tion­nelle ma­lienne, Ox­mo Puc­ci­no dans le rap, Erik Truf­faz pour le jazz ou Ra­phaël avec la chan­son fran­çaise… J’étais donc dé­jà dans une dé­marche per­son­nelle et, mu­si­ca­le­ment, j’avais en­vie d’un ailleurs. C’est dif­fi­cile de se faire un nom quand on vient d’un groupe aus­si connu ?

En sor­tant de cette belle his­toire qui a du­ré dix ans avec le Saïan entre 1997 et 2007, je ne me suis pas for­cé­ment po­sé la ques­tion de sa­voir com­ment j’al­lais pou­voir me faire un nom, je me suis juste dit qu’il fal­lait conti­nuer à faire de la mu­sique pour ar­ri­ver au fi­nal à créer mon propre style. C’est cette

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