Gib­son Me­mo­ry Cable ne ja­mais perdre une idée mu­si­cale !

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C’est l’un des rôles que peut jouer ce pro­duit pour le moins ori­gi­nal ! Cô­té phy­sique, le Me­mo­ry Cable (ou GC‐R05 chez Gib­son) est com­po­sé d’une par­tie jack court de 25 cm à rac­cor­der à l’ins­tru­ment, de la zone carte son à pro­pre­ment par­ler de 22 cm, le reste étant la lon­gueur de jack de 4,5 m à connec­ter à l’am­pli ou au floor­board, s’il s’agit d’un gui­ta­riste.

n place, le poids non né­gli­geable de 635 g (piles et cor­don com­pris) du Me­mo­ry Cable est à prendre en compte lorsque l’on veut se dé­pla­cer avec l’ins­tru­ment. Un cer­tain ba­lourd se res­sent et il fau­dra être vi­gi­lant si l’on em­ploie une gui­tare à caisse avec sor­tie jack sur la table, his­toire de ne pas tout cas­ser. En même temps, Gib­son a choi­si de pro­po­ser un câble qua­si in­des­truc­tible, blin­dé comme il se doit et do­té de fiches jack mou­lées, do­rées, à la so­li­di­té à toute épreuve (fi­gure 1). L’uti­li­sa­tion du GC-R05 ne se li­mite pas à un ins­tru­ment type gui­tare, puisque toute sor­tie au­dio au for­mat jack 6,35 est éli­gible comme source d’en­re­gis­tre­ment du si­gnal, une table de mixage, par exemple. La carte son, dé­ve­lop­pée conjoin­te­ment avec Tas­cam, est ali­men­tée par une pile AA pour la par­tie en­re­gis­treur (8 heures d’au­to­no­mie an­non­cées) et une se­conde type LR-44 au li­thium pour la sec­tion hor­loge ho­ro­da­teur des fi­chiers au­dio en­re­gis­trés (à chan­ger une fois par an). Une trappe d’ac­cès re­groupe les deux em­pla­ce­ments des piles sous la carte son (fi­gure 2). On note la pré­sence de deux voyants ré­pli­quant ceux se trou­vant sur la face de contrôle, pra­tique si le câble ve­nait à se re­tour­ner lors de l’uti­li­sa­tion. La face la­té­rale droite pré­sente le lo­ge­ment pour la carte mi­croSD ser­vant à re­cueillir les fu­turs en­re­gis­tre­ments. Celle-ci est pro­té­gée par une porte en ca­ou­tchouc vi­sant à évi­ter qu’elle sorte de son lo­ge­ment. SD et SDHC sont to­lé­rées pour des ca­pa­ci­tés al­lant de 64 Mo à 32 Go, lar­ge­ment de quoi faire lorsque l’on sait que la carte échan­tillonne en 16 bits / 44,1 kHz. À cô­té, un switch per­met de bas­cu­ler entre un dé­clen­che­ment conti­nu (l’en­re­gis­treur fonc­tionne en per­ma­nence lorsque sol­li­ci­té et stoppe à la de­mande) ou au­to­ma­tique (l’en­re­gis­treur dé­marre lors­qu’une mo­du­la­tion est dé­tec­tée et stoppe quelques ins­tants après l’ar­rêt du jeu). La face de contrôle pro­pose un unique bou­ton-pous­soir de com­mande dont l’ac­tion est ré­per­cu­tée par deux leds. Un ap­pui long al­lume/éteint le GC-R05, led bleue éclai­rée, un ap­pui court dé­marre/ar­rête l’en­re­gis­tre­ment, led rouge éclai­rée/éteinte. Un ap­pui long pen­dant l’en­re­gis­tre­ment per­met de tag­guer le der­nier fi­chier en­re­gis­tré et d’en dé­mar­rer un nou­veau. La phase d’écri­ture sur la carte SD est si­gna­lée par des pulses de la led bleue. La fai­blesse de l’une ou l’autre des piles est éga­le­ment af­fu­blée d’un code vi­suel des leds.

À l’usage

Tes­té avec une gui­tare, le GC-R05 se montre tout à fait trans­parent au ni­veau de son fonc­tion­ne­ment. Non ali­men­té, mais en sé­rie avec l’am­pli, le si­gnal passe sans au­cune perturbation ni al­té­ra­tion. Cette consta­ta­tion se­ra iden­tique si en fonc­tion, mais avec une dé­faillance des piles, un point im­por­tant pour la tranquillité de l’uti­li­sa­teur en condi­tions scé­niques. Mis en route, là en­core, au­cune in­fluence sur le son, seuls les voyants per­met­tant de sa­voir que le GC-R05 fonc­tionne. Une fois les prises ter­mi­nées, le GC-R05 éteint, il suf­fit de re­ti­rer la carte mi­croSD de son lo­ge­ment, de la glis­ser dans un adap­ta­teur SD stan­dard pour la connec­ter à un or­di­na­teur. Il faut juste pen­ser à en avoir un sous la main ou pas­ser par un lec­teur de cartes uni­ver­sel USB. Les fi­chiers sont clas­sés par dos­siers spé­ci­fiques, se­lon les dif­fé­rentes prises ef­fec­tuées. Le son est stric­te­ment ce­lui de la gui­tare, brut de fon­de­rie, sans au­cun ar­ti­fice. L’in­té­rêt est alors évident pour tout MAOiste : com­bi­ner cet en­re­gis­tre­ment à ce­lui ef­fec­tué avec un mi­cro, une sor­tie ligne de l’am­pli et lui ap­pli­quer mo­dé­li­sa­tion, ef­fets, éga­li­sa­tion et autres avec l’idée de gros­sir, mo­di­fier la prise d’ori­gine. On a alors en main une so­lu­tion à la fois de mémo au­dio et de ream­ping, simple à mettre en oeuvre (ce n’est pas tou­jours le cas) et fi­na­le­ment peu oné­reuse. Alors… Éric Chau­trand

La trappe d’ac­cès aux piles et les voyants de sta­tut.

Les fiches jack.

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