Aphro­head

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Re­sur­rec­tion [Cross­town Re­bels / La Ba­leine]

Pour ceux qui n’ont pas en­core iden­ti­fié l’au­teur qui se cache der­rière ce pseu­do, Aphro­head est le pro­jet du DJ et pro­duc­teur Fe­lix Stal­lings, plus connu sous le nom de Fe­lix Da Hou­se­cat. Dans nos contrées, ce der­nier s’est prin­ci­pa­le­ment illus­tré au cours de sa col­la­bo­ra­tion avec Miss Kit­tin pour l’al­bum à suc­cès Kit­tenz And Thee Glitz en 2001. C’est donc en toute lo­gique qu’un bon vieux son élec­tro-deep-house du nord des États-Unis nous cueille à l'en­trée de cet al­bum. Une pe­tite voix vo­co­dée (la marque de fa­brique de Fe­lix) ré­sonne au mi­lieu des vio­lons syn­thé­tiques et autres sons de syn­thé­ti­seurs ana­lo­giques. Tout comme Detroit Grand Pub­has à Dé­troit ou Prince (son idole) à Min­nea­po­lis, en leur temps, Aphro­head s'ins­crit dans ce cou­rant lar­ge­ment in­fluen­cé par Kraft­werk, la tech­no de Dé­troit et la soul de la Mo­town, dont il n'au­rait gar­dé que la sub­stan­ti­fique moelle. De la « train mu­sic » comme il la sur­nomme. Ces mor­ceaux à la mé­ca­nique par­fai­te­ment hui­lée sont agré­men­tés de mi­nus­cules bribes de chant qui ré­sonnent étran­ge­ment au mi­lieu des cir­cuits im­pri­més, comme des sou­ve­nirs loin­tains de la pré­sence de l’hu­main au coeur de la mu­sique et d’un monde qui se ro­bo­tise de plus en plus. Quand l'hu­main fait corps avec la ma­chine et vice ver­sa.

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