Bro­ken Hands

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Tur­bu­lence [So Re­cor­dings / La Ba­leine]

Les cinq de Can­ter­bu­ry s’af­fichent comme des hé­ri­tiers de la brit pop, de la dance mu­sic à grosse (vraie) basse et des dé­lires hal­lu­ci­nés d’Hawk­wind. De­puis Klaxons, entre autres, on se­rait ten­té de dire que c'est une spé­cia­li­té in­su­laire en vi­gueur de­puis plu­sieurs an­nées. Puis, il y a ce cô­té dé­braillé, si­nueux, ty­pi­que­ment bri­tish sou­te­nu par des grosses gui­tares (« Should I »). Et l'on se dit que le rock de Bro­ken Hands tient sur pas grand-chose : une ryth­mique construite au­tour d’une basse so­lide (Lem­my es-tu là ?) et d’une bat­te­rie par­fai­te­ment char­pen­tée, une gui­tare tan­tôt dis­crète, tan­tôt om­ni­pré­sente, et un chant qui donne sa co­hé­sion à un en­semble ha­bi­té par une forme de ten­sion per­ma­nente et sou­ter­raine. L’éner­gie live du com­bo semble ici par­fai­te­ment cap­tu­rée. Sur Tur­bu­lence, on se joue des for­mats et on es­saye de les ex­plo­ser par tous les moyens. Les struc­tures sont libres mais elles en im­posent sou­vent (« 747 »). D’ailleurs, si l’on en croit le groupe, ce titre pour­rait ré­su­mer le concept de cet al­bum, men­tion­né dans le texte du pre­mier mor­ceau, « Spec­trum » : « Il y a un mo­teur de jet dans ma tête ». Ce pre­mier es­sai laisse pré­sa­ger le meilleur sur scène.

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