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ans le cadre des ses­sions de for­ma­tion pro­fes­sion­nelle aux tech­niques du son aux­quelles je contri­bue de­puis de longues an­nées, viennent sys­té­ma­ti­que­ment les ques­tions sui­vantes : « que dois-je choi­sir comme mi­cros » et « quels sont les meilleurs mi­cros à ache­ter » ? Ma ré­ponse est sys­té­ma­ti­que­ment la même et elle n’est sou­vent pas sans lais­ser les sta­giaires un peu per­plexes… Pe­tit par­cours ini­tia­tique dans la « jungle » des mi­cros… Il nous fau­dra bien deux ren­dez-vous pour en faire le tour…

Les mêmes par­tout ?

Il suf­fit de par­cou­rir les pages des ca­ta­logues, de sur­fer sur les sites de four­nis­seurs pour se rendre compte que l’offre, en termes de mi­cros, est par­ti­cu­liè­re­ment large et qu’elle va de quelques di­zaines d’eu­ros à plu­sieurs mil­liers ! Les ex­cel­lentes in­ter­ven­tions de Pierre Jac­quot, à une paire de pages d’ici, sont des « ter­rains d’ex­pé­ri­men­ta­tion » par­ti­cu­liè­re­ment ef­fi­caces pour la dé­ter­mi­na­tion du choix de cap­teurs ! Comme sou­vent pour les pro­duits ma­nu­fac­tu­rés, il existe, bien heu­reu­se­ment, une re­la­tion entre prix et qua­li­té et si vous in­ves­tis­sez plus de 4 000 € dans un mi­cro, vous êtes cer­tain de dis­po­ser d’un équi­pe­ment sans doute ca­pable de sa­tis­faire toutes vos at­tentes… Se­rez-vous en re­vanche dis­po­sé à l’uti­li­ser en ex­té­rieur, dans des condi­tions cli­ma­tiques dif­fi­ciles, ou dans un contexte où les pré­cau­tions pour le ma­té­riel sont un peu com­plexes à mettre en oeuvre ? Le pre­mier cri­tère à va­li­der pour faire un choix se­ra donc sû­re­ment l’ana­lyse des si­tua­tions dans les­quelles on va mettre ses mi­cros en ac­tion. D’une cer­taine ma­nière, bien que ce ne soit pas ab­so­lu, ce­la per­met­tra de faire une pre­mière dif­fé­ren­tia­tion entre les cap­teurs que l’on uti­li­se­ra sur scène et ceux qui se­ront à préférer pour le stu­dio et l’en­re­gis­tre­ment… Res­te­ra à dé­fi­nir ce qu’on choi­si­ra dans le cadre d’un en­re­gis­tre­ment « live »…

Un mi­cro « pla­qué or » ?

Qu’est-ce qui peut bien jus­ti­fier une dif­fé­rence de prix aus­si ex­trême (sou­vent équi­va­lente à un rap­port de 1 à 80 ou 100 !) entre deux dis­po­si­tifs qui uti­lisent des tech­no­lo­gies quand même as­sez voi­sines ? Sur le plan de la per­for­mance brute, il n’est pas dit que le rap­port de qua­li­té va­rie en ef­fet dans la même pro­por­tion ; en re­vanche, in­ter­vien­dront des fac­teurs qui se­ront plus im­por­tants pour les pro­fes­sion­nels que pour les ama­teurs d’en­re­gis­tre­ment en home-stu­dio, tels que la ro­bus­tesse, la fa­ci­li­té du dé­pan­nage et la pré­sence com­mer­ciale de la marque. Mais aus­si, bien sûr, la li­néa­ri­té de la bande pas­sante, la sen­si­bi­li­té, le bruit de fond ou le taux de dis­tor­sion pour les­quels les ma­té­riaux ou les condi­tions de fa­bri­ca­tion se­ront pré­pon­dé­rants… Mais si les ca­rac­té­ris­tiques tech­niques évo­quées sont évi­dem­ment fon­da­men­tales, si le mi­cro « ex­plose » à la pre­mière chute sur scène ou si les connec­teurs trans­mettent plus de faux contacts que de si­gnal au bout de quelques se­maines, il ne pour­ra sa­tis­faire ef­fi­ca­ce­ment aux at­tentes qu’on en a… Même s’il y a de plus en plus de sé­rieuses ex­cep­tions, la qua­li­té pro­gres­sant par­tout, la fa­bri­ca­tion eu­ro­péenne ou amé­ri­caine (réelle, pas sous-trai­tée en Asie !) se­ra sou­vent pré­fé­rable en termes de per­for­mances glo­bales aux pro­duits in­té­gra­le­ment made in Chi­na… Évi­dem­ment, au dé­tri­ment du prix.

Un peu de tech­no­lo­gie…

Un ra­pide re­tour sur les tech­no­lo­gies uti­li­sées dans les mi­cro­phones pour­ra sans doute contri­buer à une jus­ti­fi­ca­tion et une ex­pli­ca­tion du coût de cer­tains équi­pe­ments. En pre­mier lieu, un mi­cro­phone est ce que l’on nomme

Le sché­ma de prin­cipe d’un mi­cro élec­tro­dy­na­mique.

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