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out d’abord, afin de bien com­prendre com­ment en cap­ter le son, il est né­ces­saire de sur­vo­ler l’ar­chi­tec­ture som­maire de l’ins­tru­ment ain­si que ses « points clés » so­nores (fi­gure 1).

Tout comme nous l’avions dé­taillé pour le pia­no, la gui­tare pos­sède une table d’har­mo­nie qui am­pli­fie la vi­bra­tion des cordes. Même si c’est cette fois-ci par l’in­ter­mé­diaire d’une caisse de ré­so­nance, son rôle rayon­nant reste le même : sans elle, la très faible sur­face des cordes ren­drait l’éner­gie di­rec­te­ment trans­mise à l’air né­gli­geable et le ren­du dans le grave qua­si in­exis­tant. Avez-vous dé­jà en­ten­du une gui­tare élec­trique « so­lid bo­dy » (sans caisse) dé­bran­chée ? Elle est à peine au­dible et son éten­due spec­trale est ri­di­cule. Afin de com­pen­ser ce phé­no­mène, la caisse de ré­so­nance ren­voie es­sen­tiel­le­ment du grave par l’in­ter­mé­diaire de son ou­ver­ture : la ro­sace. Pas ques­tion, donc, de se conten­ter d’un mi­cro po­si­tion­né face à elle comme on pour­rait avoir ten­dance à le faire na­tu­rel­le­ment. En re­vanche, hors ro­sace, la table d’har­mo­nie dis­pense un son beau­coup plus équi­li­bré. (fi­gure 2)

Un seul mi­cro ou un couple ?

Pour ma part, je ne prends presque ja­mais la gui­tare avec un seul mi­cro. Là où il « ver­rait » un point so­nore, la prise mul­ti-mi­cro, et no­tam­ment en couple, « re­garde » la gui­tare comme une source com­plexe et comme une sur­face plus que comme un point. Les car­dioïdes donnent sou­vent le meilleur ré­sul­tat. Puisque nous nous in­té­res­sons à des zones pré­cises de l’ins­tru­ment, il pa­raît lo­gique d’uti­li­ser des mi­cros dont on peut mettre à pro­fit la di­rec­ti­vi­té. Quelques in­gé­nieurs aiment em­ployer de larges dia­phragmes sur la gui­tare. Sauf cas spé­cial (et gui­ta­riste très dis­ci­pli­né sur sa po­si­tion !), je pré­fère de pe­tits ou moyens dia­phragmes qui se­ront moins sen­sibles à la proxi­mi­té. Les ru­bans peuvent consti­tuer un bon

choix sur une gui­tare un peu brillante, mais je pri­vi­lé­gie gé­né­ra­le­ment la sen­si­bi­li­té des sta­tiques que je place à 20 ou 30 cm de l’ins­tru­ment, sou­vent en couple X/Y. (fi­gures 3a et 3b)

Même si je ne garde pas obli­ga­toi­re­ment un pa­no­ra­mique grand ou­vert à l’ar­ri­vée, ces deux cap­teurs me don­ne­ront au moins la pos­si­bi­li­té d’ar­bi­trer ul­té­rieu­re­ment

la pro­por­tion de cha­leur qui me vien­dra du corps et de brillance et sons « de jouage » en pro­ve­nance du manche. Plus gé­né­ra­le­ment, la com­bi­nai­son des cap­teurs choi­sis et ju­di­cieu­se­ment pla­cés me per­met d’être cer­tain de re­cueillir les dif­fé­rentes cou­leurs de la gui­tare… et je peux même en dif­fé­rer le do­sage. Votre gui­tare est équi­pée d’une cel­lule ? Ne vous pri­vez pas de la

La mor­pho­lo­gie de la gui­tare :

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