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ne ap­pli­ca­tion smart­phone, quelle drôle d’idée !

Elle vient de quatre co­pains d’en­fance : Franck Ar­te­ro est in­gé­nieur en in­for­ma­tique, Sé­bas­tien Garriga est gra­phiste, dé­ve­lop­peur iOS, quant à Maxime Mar­moz et Mar­tin Hen­riot, ils se fo­ca­lisent res­pec­ti­ve­ment sur la stra­té­gie/dé­ve­lop­pe­ment et le web de­si­gn (fi­gures 1). Ils sont sur­tout mu­si­ciens pro­fes­sion­nels, et jouaient dans le groupe pop/rock KAMI.

En 2013, à la fin de ce pro­jet, est ap­pa­ru ce be­soin de trou­ver un moyen de com­mu­ni­ca­tion qui per­mette aux ar­tistes de ren­trer en lien di­rect avec leurs fans sans que ça ne les ruine. L’ex­pé­rience avec les at­ta­chés de presse n’avait pas été concluante pour KAMI, d’au­tant qu’elle avait coû­té cher, il fal­lait trou­ver autre chose, un nou­vel ou­til si pos­sible, po­ten­tiel­le­ment in­ter­na­tio­nal et prêt à cham­bou­ler la hié­rar­chie. La start-up de Tou­lon est née de cette fa­çon et a ima­gi­né une ap­pli­ca­tion unique, dé­diée à l’ar­tiste, té­lé­char­geable sur smart­phones, com­pa­tible iOS et An­droid. C’est une ré­vo­lu­tion, car, pour la pre­mière fois, le pu­blic peut avoir ac­cès à l’uni­vers en­tier de l’ar­tiste de la même ma­nière qu’il le fait avec l’achat d’un al­bum. Ici, plus be­soin de se perdre dans les méandres d’in­ter­net, on lance l’ap­pli­ca­tion sur son smart­phone et tout y est ! Chaque sec­tion/op­tion à por­tée de doigt porte le nom de Fea­ture, cha­cune ex­pose les news, l’écoute en strea­ming, la dis­co­gra­phie du groupe (fi­gure 2), les dates de tour­née avec géo­lo­ca­li­sa­tion, le par­tage de pho­tos faites par l’ar­tiste et ses fans – à chaque fois la pho­to est re­liée au­to­ma­ti­que­ment avec le ha­sh­tag de l’ar­tiste sur Twit­ter ou Fa­ce­book –, les films et vi­déo clips, l’ou­til Shop qui per­met de vendre son al­bum en phy­sique ou bien son mer­chan­di­sing, la pos­si­bi­li­té de pu­blier un titre en ex­clu­si­vi­té, le crowd­fun­ding, les pa­roles, etc., c’est tout le monde de l’ar­tiste

Un pour tous et tous pour moi et mes fans !

Faire dé­ve­lop­per une ap­pli­ca­tion dé­diée peut coû­ter très cher (jus­qu’à 30 000 €), or SoundBirth est bâ­tie sur une ar­chi­tec­ture unique qui s’adresse à une sous­crip­tion de masse, ce qui per­met d’amor­tir dras­ti­que­ment les coûts de dé­ve­lop­pe­ment. Du coup, elle rend pos­sible aux ar­tistes in­dé­pen­dants sans la­bel ni ma­jor de s’of­frir un ou­til qu’ils n’au­raient ja­mais pu faire dé­ve­lop­per à leurs frais. Jus­te­ment, à pro­pos de la­bels et de ma­jors, no­tons qu’eux aus­si s’in­té­ressent au tra­vail de la start-up, c’est le cas de Co­lum­bia Ja­pon.

L’offre Soundbirth s’ap­puie sur trois for­mules. La pre­mière est gra­tuite et im­pose la pu­bli­ci­té à chaque fois qu’on lance une Fea­ture dans l’ap­pli­ca­tion.

Mar­tin Hen­riot et Maxime Mar­moz.

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