La Gale

Sa­lem Ci­ty Ro­ckers

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Elle est tout en noir, un poil sau­vage et lé­gè­re­ment sur la dé­fen­sive. Ka­rine Gui­gnard, la MC de Lau­sanne, a sor­ti en oc­tobre der­nier, après deux ans de tour­née, un se­cond al­bum très per­son­nel à la croi­sée des che­mins du punk-rock et du rap. Le titre qui évoque le pro­cès

des sor­cières de Sa­lem lui va comme un gant !

Quel est ton par­cours dis­co­gra­phique ?

La Gale : J’ai par­ti­ci­pé en 2005 à l’éla­bo­ra­tion de Ga­za Meets Ge­ne­va, disque en­re­gis­tré entre Lau­sanne, Ga­za et Ge­nève avec des rap­peurs suisses et pa­les­ti­niens. Puis, j’ai fait mon pre­mier EP épo­nyme de dix titres La Gale en 2012, sor­ti sur le la­bel suisse Vi­tesse Re­cords et réa­li­sé en col­la­bo­ra­tion avec MC Ry­nox et DJ Chi­ka­no – qui font aus­si des fea­tu­rings sur le nou­veau – avec des ins­trus de Ch­ris­tian Pa­hud, le bat­teur des Ho­ney For Pet­zi. Pour ce deuxième al­bum so­lo, on a d’abord sor­ti le single « Qui M’aime Me Suive » dont la vi­déo est réa­li­sée par In Fil­mo Ve­ri­tas. Sa­lem Ci­ty Ro­ckers est sor­ti le 2 oc­tobre en CD, LP et di­gi­tal, pro­duit par Al’Tar­ba du groupe tou­lou­sain de la Droogz Bri­gad et I.N.C.H., un beat­ma­ker pa­ri­sien éga­le­ment connu sous le nom de DJ de VALD. Qu’est-ce que tu ap­pré­cies comme genre de rap ?

Dé­jà je ne suis pas trop dans le « genre », ce n’est pas parce que je suis une meuf que je vais for­cé­ment écou­ter des meufs, du mo­ment que c’est bon, j’écoute ! J’ai un fee­ling par­ti­cu­lier avec les gens de La Ru­meur, Ekoué et Ha­mé qui sont presque des confrères et pour les­quels j’ai tour­né dans le film De l’encre dif­fu­sé sur Ca­nal+ en 2011. Ta fa­çon de bos­ser sur ce nou­vel al­bum a-t-elle évo­lué ?

C’est sur­tout dans la réa­li­sa­tion des « prods ». Pour la fa­çon de tra­vailler, on est res­tés dans une « vibe » as­sez com­mune à ce que j’avais fait sur le pre­mier. On avait sou­vent des ses­sions où l’on se re­trou­vait entre beat­ma­kers et MC, en tra­vaillant un peu de chaque cô­té, mais dans la même at­mo­sphère. On s’est vus sur toute une an­née à rai­son de six ou sept ses­sions de quatre/cinq jours où l’on se créait une cer­taine bulle pour pou­voir bos­ser les mor­ceaux. Pour tes textes, tu les pré­pares avant ?

Par­fois il y a des bribes, des sque­lettes de textes qui existent dé­jà, mais qui évo­luent de toute fa­çon en fonc­tion des ins­trus. En gé­né­ral, ça reste plu­tôt du pre­mier jet. Ça t’ar­rive de faire des ins­trus ?

Non, cha­cun sa place ! Fran­çois Bou­che­ry

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