Boys & Bear

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Li­mit Of Love [Net­werk]

Le groupe de Mel­bourne joue un pop-rock dé­pouillé qui ne cherche pas trop à crâ­ner, à en faire des tonnes pour at­ti­rer le cha­land. L'époque n'est plus à ce genre d'ar­ti­fices. Boys & Bear uti­lise quelques in­fluences six­ties ba­siques et leur donne un trai­te­ment doux-amer, ja­mais vrai­ment dé­pri­mé, ja­mais to­ta­le­ment en­joué. Cette ligne mu­si­cale mé­diane s'ac­com­pagne d'ar­ran­ge­ments dis­crets (« Break­down Slow »), de notes d'orgue Ham­mond ou de pia­no par­ci­mo­nieuses (« Hol­low Ground », « Snow­down »), les gui­ta­ristes, Da­vid Hos­king et Killian Ga­vin, te­nant la struc­ture des mor­ceaux sur leurs épaules. Ce troi­sième opus des Aus­tra­liens est un disque plus rus­tique, plus ra­mas­sé que les pré­cé­dents, Moon­fire (2011) et Har­le­quin Dream (2013), avec cette vo­lon­té de ne conser­ver que l’es­sen­tiel. Par­fois com­pa­ré à Bruce Spring­steen ou Fleet­wood Mac, Boys & Bear a en­re­gis­tré Li­mit Of Love dans les stu­dios de Pe­ter Ga­briel en Angleterre, avec des prises live di­rec­te­ment cou­chées sur bandes et sans over­dubs. C’est dire la vo­lon­té d’au­then­ti­ci­té dont cherche à faire preuve cette for­ma­tion presque à contre­cou­rant des pra­tiques ac­tuelles.

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