Def Lep­pard

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Def Lep­pard [Ear Mu­sic]

Même si le groupe an­glais a fê­té di­gne­ment la sor­tie de son al­bum phare ( Hys­te­ria) en 2013 à Las Vegas et s'il n'hé­site pas à re­prendre ses tubes avec quelques fi­gures de la pop ac­tuelle (Tay­lor Swift), Def Lep­pard sait per­ti­nem­ment que son heure de gloire est der­rière lui. Ne de­vant plus rien à l'in­dus­trie du disque, les cinq mu­si­ciens n’ont plus de pres­sion et ils abordent en toute quié­tude la concep­tion d'un al­bum. Ce po­si­tion­ne­ment leur per­met ain­si d'ex­plo­rer dif­fé­rentes am­biances mu­si­cales et de va­rier les plai­sirs pour évi­ter la rou­tine. Meilleure que Songs From Sparkle Lounge (2008) mais pas aus­si bonne que Hys­te­ria (1987) ou Yeah ! (2006), cette cu­vée 2015 ren­ferme néan­moins de nom­breux mo­ments plai­sants. À no­ter que, même au­to­pro­duit, cet al­bum épo­nyme rap­pelle par bien des as­pects le tra­vail ef­fec­tué avec Mutt Lange sur Py­ro­ma­nia, par exemple. Les deux pre­miers mor­ceaux, « Let’s Go » et « Dan­ge­rous », semblent is­sus des ses­sions d’Hys­te­ria. Puis « Man En­ough » re­tient notre at­ten­tion avec sa ligne de basse fun­ky que n’au­rait pas re­niée Queen. Entre ré­mi­nis­cences d’un pas­sé plus élec­tro­nique (« Ener­gi­zed ») et rock FM éner­gique (« Sea Of Love », « All Time High »), il est dif­fi­cile de bou­der son plai­sir, sur­tout quand l’at­tente entre chaque al­bum est plus ou moins longue.

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