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e choix d’un mi­cro­phone s’ap­puie sur plu­sieurs pa­ra­mètres : les ob­jec­tifs at­ten­dus, les per­for­mances me­su­rées et le… bud­get qu’on se­ra prêt à y in­ves­tir ! Cette der­nière di­men­sion n’est pas né­gli­geable et il est pos­sible main­te­nant de se consti­tuer un échan­tillon­nage de cap­teurs à des prix rai­son­nables. Même s’il y a tou­jours quelques « mo­nu­ments » in­con­tour­nables pour les­quels il fau­dra tout de même cas­ser sa ti­re­lire…

Les si­tua­tions « par­ti­cu­lières »

Nous avons évo­qué lors de notre der­nier ren­dez-vous les in­con­tour­nables, le pe­tit « stock » de mi­cros dy­na­miques et sta­tiques utiles pour se ti­rer d’af­faire dans la plu­part des si­tua­tions de so­no­ri­sa­tion. On trouve aus­si pour la scène des dis­po­si­tifs dé­diés plus spé­ci­fi­que­ment à cer­tains ins­tru­ments ou à des uti­li­sa­tions vo­cales et où la dis­cré­tion est né­ces­saire. Ces mo­dèles « mi­nia­tures » (en « serre-tête » pour les chan­teurs, en « cap­sule » fixée sur le corps d’un ins­tru­ment à vent ou d’un ins­tru­ment à cordes) uti­lisent la tech­no­lo­gie des mi­cro­phones à élec­tret qui sont des cas par­ti­cu­liers de mi­cros élec­tro­sta­tiques. Le mi­cro à élec­tret pos­sède une po­la­ri­sa­tion per­ma­nente ob­te­nue grâce à un ma­té­riau spé­ci­fique. Les mi­cro­phones à élec­tret n'ont pas be­soin de ten­sion de po­la­ri­sa­tion, néan­moins ils ont un pré­am­pli­fi­ca­teur qui né­ces­site une ali­men­ta­tion (pile ou alim. fan­tôme – voir en­ca­dré). Ce type de mi­cro gé­nère un bruit de fond plus im­por­tant que le mi­cro élec­tro­sta­tique, mais, comme la ten­sion dé­li­vrée est in­dé­pen­dante de la sur­face de la mem­brane, on peut leur ap­pli­quer des pres­sions acous­tiques as­sez im­por­tantes, com­pa­tibles avec la proxi­mi­té de la source so­nore, et ob­te­nir un rap­port si­gnal/bruit ac­cep­table. Ces mi­cros sont par­fai­te­ment adap­tés à la prise de son sur scène, puis­qu’ils per­mettent une cap­ta­tion in­di­vi­duelle de proxi­mi­té de chaque ins­tru­ment, ré­dui­sant les pro­blèmes in­évi­tables de « re­prise » des ins­tru­ments voi­sins. De fait, leur uti­li­sa­tion en stu­dio pour­ra être utile pour les mêmes ob­jec­tifs mais de­vra, dans la me­sure du pos­sible, lais­ser la place à d’autres so­lu­tions dès lors que la cap­ta­tion est faite de ma­nière iso­lée. Tous les fa­bri­cants pro­posent do­ré­na­vant de tels cap­teurs. DPA est la ré­fé­rence pour les mi­cros « voix » dis­crets et pour les ins­tru­ments à cordes (4099 pour cordes frot­tées), mais Senn­hei­ser (P800 pour la trom­pette, LSW ou TA2W pour les bois), Shure (AMT pour le saxo­phone), AKG (C411 pour la gui­tare ou le vio­lon et si­mi­laires – fi­gure 1), Au­dio-Tech­ni­ca (ATM350 pour les cuivres et bois), Au­dix (ADX, bois et cuivres) pro­posent des pro­duits de qua­li­té. Àno­ter l'in­évi­table sé­rie 21 (fi­gure 2) du construc­teur Pro­dipe qui offre de nom­breux mo­dèles très abordables pour une cen­taine d'eu­ros consa­crés à

L’AKG C411 s’adapte à de nom­breuses si­tua­tions pour les ins­tru­ments à cordes. Le mo­dèle mi­cro GL21 pour gui­tare acous­tique du construc­teur Pro­dipe.

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