To­ny Vis­con­ti

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Né à Brook­lyn, New York Ci­ty, To­ny Vis­con­ti s’ini­tie très jeune à la mu­sique, dé­bu­tant à 5 ans le uku­lé­lé, puis vinrent ra­pi­de­ment la gui­tare et la basse. To­ny Vis­con­ti est his­to­ri­que­ment lié au mou­ve­ment glam. Il est as­so­cié à l’avè­ne­ment de Marc Bo­lan et de son T. Rex, puis il col­la­bo­ra ac­ti­ve­ment aux meilleurs al­bums des Sparks ( Pro­pa­gan­da et In­dis­creet) et des Stran­glers ( La Fo­lie, Fe­line). À no­ter qu’il cô­toya aus­si l’écri­ture mu­si­cale fran­çaise en tra­vaillant sur trois opus des Ri­ta Mit­sou­ko ( The No Com­pren­do, Marc Et Ro­bert et Re). On le re­trouve plus ré­cem­ment sur l’al­bum Rin­glea­der Of The Tor­men­tors de Mor­ris­sey. À To­ron­to le 13 jan­vier der­nier, il te­nait la basse avec Mick « Woo­dy » Wood­man­sey (bat­teur des Spi­ders From Mars) au sein du groupe Ho­ly Ho­ly lors d’un concert consa­cré au ca­mé­léon du rock ; cette date était ap­prou­vée par Bo­wie et pré­vue de­puis long­temps et la triste ac­tua­li­té lui a don­né une to­na­li­té par­ti­cu­liè­re­ment émou­vante. La no­tion de proxi­mi­té so­nore com­mune à ces dif­fé­rentes ses­sions est due à l’en­re­gis­tre­ment si­mul­ta­né de la gui­tare et du pia­no (le même avec le­quel fut en­re­gis­tré un cer­tain « Hey Jude »). Les ins­tru­ments sont col­lés au sein du spectre avec le même ef­fet de pha­sing et l’acous­tique na­tu­relle des stu­dios Tri­dent fait le reste du tra­vail. Un léger dé­ca­lage en over­dub était sou­vent ap­po­sé à la gui­tare, cette tech­nique fut aus­si uti­li­sée pour cer­taines voix de Bo­wie. Même s’il avait ten­dance à lais­ser place à une libre in­ter­pré­ta­tion des mu­si­ciens, il pou­vait aus­si les in­ci­ter. Pour l’en­re­gis­tre­ment de « Moo­nage Day­dream », Bo­wie sou­hai­tait un so­lo en fi­nal du titre, il gui­da le gui­ta­riste Mick Ron­son avec la tech­nique du des­sin em­prun­tée à Frank Zap­pa qui consiste à mo­dé­li­ser sur pa­pier les va­ria­tions sou­hai­tées (courbes, angles, lignes…). Il lais­sait en­suite à l’in­gé­son le soin de fi­na­li­ser. Comme le pré­ci­sait Ken Scott : « Da­vid Bo­wie adore com­po­ser, l’en­re­gis­tre­ment lui pèse et il ne vient ja­mais au mixage, une étape trop fas­ti­dieuse pour lui. »

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