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ne fois en main, le Slate sur­prend d’em­blée par ses di­men­sions conte­nues (430 x 225 mm) et son ex­trême fi­nesse (25 mm). Pour au­tant, l’im­plan­ta­tion et la den­si­té des com­mandes fi­gu­rant sur sa sur­face de tra­vail semblent lo­giques et n’ef­fraient pas de prime abord. Cette im­pres­sion vi­suelle est confir­mée dès lors qu’on laisse les mains se pro­me­ner sur la face de contrôle : au­cun bou­ton ne gêne les dé­pla­ce­ments, les deux jogs af­fleu­rants de 115 mm, sen­sibles à la pres­sion, ne risquent pas d’être ac­tion­nés par er­reur. L’ac­cès aux pads mul­ti­fonc­tions et aux autres pous­soirs s’ef­fec­tue de ma­nière na­tu­relle, le tou­cher des po­ten­tio­mètres est ferme et agréable à la fois. Cô­té or­ga­ni­sa­tion, un simple coup d’oeil suf­fit à com­prendre le fonc­tion­ne­ment du Slate 4 : pla­tines sy­mé­tri­sées de part et d’autre du contrô­leur, mixeur au centre, les tranches de con­sole en­ca­drant l’en­co­deur de na­vi­ga­tion au sein des listes de lec­ture et sa touche re­tour as­so­ciée, ain­si que les deux ré­glages mas­ter/cue. La par­tie in­fé­rieure du mixeur est dé­diée aux dif­fé­rents fa­ders de vo­lume de piste et au cross­fa­der. Au centre, on note la pré­sence de l’in­dis­pen­sable touche Shift per­met­tant la com­mu­ta­tion des fonc­tions ou rôles de cer­tains pous­soirs se­lon le be­soin du mo­ment de l’uti­li­sa­teur. Le Slate 4 est li­vré avec un cor­don mi­cro-USB / USB stan­dard pour liai­son avec un or­di­na­teur Mac ou PC (pi­lotes né­ces­saires dans ce cas). L’en­semble de la connec­tique est re­por­té dans la faible épais­seur de la tranche la­té­rale gauche (fi­gure 1). On y trouve l’em­base USB, une sor­tie casque sur mi­ni-jack (seule­ment) avec ré­glage de vo­lume as­so­cié, une paire de RCA (pas de sor­ties sy­mé­triques sur XLR), une en­trée mi­cro sur jack 6,35 avec ré­glage de gain et un port Ken­sing­ton an­ti­vol. Dif­fi­cile de faire plus simple !

En com­pa­gnie de Se­ra­to…

Se­ra­to In­tro est bun­de­li­sé avec le Slate 4, un vrai plus pour le dé­bu­tant, un trem­plin vers Se­ra­to DJ à moindre coût pour les autres, grâce à un up­grade et une pé­riode de qua­torze jours d’es­sai pos­sibles. Une fois Se­ra­to té­lé­char­gé et ins­tal­lé, il ne reste plus qu’à ali­men­ter le contrô­leur via l’un des ports USB de l’or­di­na­teur hôte. Toutes les fonc­tions du Slate 4 sont donc map­pées à Se­ra­to, per­met­tant de mixer im­mé­dia­te­ment après avoir im­por­té ses listes de lec­ture, d’iTunes ou d’ailleurs. Un sé­lec­teur de pla­tines ap­pa­raît aux deux ex­tré­mi­tés du Slate 4, quatre pla­tines obligent ! La prise en main ba­sique des fonc­tions est ins­tan­ta­née, pour qui dis­pose d’un mi­ni­mum d’ha­bi­tude. On ap­pré­cie d’en­trée la pré­sence d’un po­ten­tio­mètre de filtre à zé­ro cen­tral au bas des com­mandes d’éga­li­sa­tion, his­toire d’avoir de suite un ef­fet d’ani­ma­tion sous les doigts. Cô­té ef­fets jus­te­ment, Ge­mi­ni pro­pose trois bou­tons à ac­cès di­rect qui, en com­bi­nai­son avec la touche Shift, per­mettent d’ac­cé­der aux ef­fets de Se­ra­to par taps suc­ces­sifs ou à leurs ré­glages. Le point fort du Slate est sans au­cun doute l’ac­cès aux fonc­tions des pads : les quatre pre­miers gèrent les hot cues (jus­qu’à huit), les boucles ma­nuelles, ca­li­brées et le sam­pleur. La com­mu­ta­tion de rôle s’ef­fec­tue via la touche Pad Mode en re­gard de la pla­tine concer­née, une cou­leur spé­ci­fique in­di­quant au DJ le mode cou­rant en­ga­gé. Les pads 5 à 8 s’oc­cupent du Roll, des boucles ac­ti­vées par main­tien sur le pad, Hot Loop, des boucles dé­clen­chées se­lon les hot cues mar­qués, Sli­cer crée une boucle de lon­gueur ajus­table di­vi­sée en huit zones di­vi­sées en huit lon­gueurs égales rap­pe­lables à la vo­lée et, en­fin, Bank per­met de gé­rer les banques de samples du sam­pleur em­bar­qué de Se­ra­to, SP-6. À ce­la s’ajoutent la fonc­tion Slip (la lec­ture pour­suit sa course en ar­rière-plan pen­dant l’ani­ma­tion du DJ, pour re­trou­ver la po­si­tion nor­male en lec­ture dès qu’il a ter­mi­né), le mode Vi­nyl, le Key Lock ou l’en­re­gis­tre­ment du mix. Dif­fi­cile d’en de­man­der plus face à ce Slate 4 qui, autre ar­gu­ment so­lide par les temps qui courent, est pro­po­sé au juste prix ! Éric Chau­trand

La tranche la­té­rale du Slate 4.

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