Bloc Par­ty

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Hymns [In­fec­tious/PIAS]

Après la tour­née qui a sui­vi la sor­tie de Four, Bloc Par­ty a été flou concer­nant son ave­nir. La faute à des dis­sen­sions in­ternes qui ont dé­bou­ché sur le dé­part du bat­teur Matt Tong puis ce­lui du bas­siste Gor­don Moakes. Hymns cé­lèbre ain­si la re­nais­sance du groupe au­tour de son noyau dur, soit le chan­teur Kele Oke­reke et le gui­ta­riste Rus­sell Lis­sack. Cette re­mise à zé­ro se ré­vèle très fruc­tueuse tant les deux com­po­si­teurs s’éloignent du re­vi­val new wave / post punk des dé­buts ou l’ap­proche dance-rock qui a sui­vi. Oke­reke et Lis­sack af­firment s’être ins­pi­rés de Ste­vie Won­der ou de l’elec­tro tout en in­cor­po­rant ces in­fluences dans un cadre so­nore or­ga­nique et live. Si la gui­tare de Lis­sack est par­fois aux avant­postes (« In­to The Earth », avec son riff presque blue­sy), il s’en sert comme d’un ins­tru­ment au spectre très large, imi­tant sou­vent un syn­thé comme sur « The Love Wi­thin », le mor­ceau d’ou­ver­ture, ou « On­ly Can Heal Me », qui joue ha­bi­le­ment avec un choeur gos­pel. Les mor­ceaux les plus convain­cants du lar­ge­ment in­tros­pec­tif Hymns sont ain­si ceux où le rock’n’roll est mis de cô­té comme « For­tress », « Dif­ferent Drugs », « My True Name » où la voix sen­suelle de Kele évo­lue dans un écrin mi­ni­ma­liste. Ou­bliez les singles coup de poing à la « Ban­quet » ou « He­li­cop­ter », le Bloc Par­ty nou­veau est ar­ri­vé.

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