Wur­lit­zer 120

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Un grand clas­sique du pia­no élec­trique, sys­té­ma­ti­que­ment ému­lé en plug‐ins ou en sons de ré­fé­rence sur les cla­viers élec­tro­niques à pre­sets… Avant le Fen­der Rhodes, le Wur­lit­zer Mo­del 120 va faire en­trer le pia­no « élec­tro­nique » dans la pa­no­plie des pia­nistes en tour­née, et pas seule­ment. Le clas­sique des clas­siques.

peint (plas­tique à par­tir de la sé­rie 200) et four­nies avec une ban­quette du même de­si­gn que le pia­no, avec les mêmes types de pieds co­niques. Elles sont, donc, équi­pées d’un haut-par­leur, mon­té à l’ar­rière de la caisse. Une prise casque est dis­po­nible, à gauche, le haut-par­leur étant cou­pé lorsque les écou­teurs sont bran­chés, et l’on peut bran­cher un autre casque sur la prise mar­quée « Spea­ker ». Un jack mar­qué « Re­cord Player In­put » à l’ar­rière, à cô­té de l’ex­ter­nal spea­ker jack, peut ac­cueillir tout pho­no haute im­pé­dance. Qui dit haut-par­leur dit am­pli (à tube jus­qu’au mo­dèle 140 de 1962) et ain­si, à l’in­verse du Rhodes Stage, bran­che­ment sur le sec­teur. Dans le pré­am­pli on trou­vait une jo­lie pe­tite 12AX7 et dans l’am­pli deux 6V6GT, en com­pa­gnie d’un redresseur (rec­ti­fier) 5Y3GT. Ces pre­miers mo­dèles sont émi­nem­ment por­tables, avec pieds amo­vibles et pé­dale de sus­tain re­liée à la mé­ca­nique par un câble Bow­den (trans­mis­sion souple), le­quel se connecte sur le cô­té, sur les pre­miers mo­dèles avant de le faire par en des­sous à la fin des an­nées 50. Il y au­ra des ver­sions con­sole, « grand » et « spi­net », mais c’est le por­table qui va sym­bo­li­ser le look du Wur­ly, avec ses ma­gni­fiques pieds chro­més.

Mo­dèle 120

En 1957, Wur­lit­zer sort le 120, pro­duit jus­qu’en 1961 : un por­table do­té d’une mé­ca­nique Pratt-Read (cé­lèbre fa­bri­cant de tour­ne­vis) et qui voit la pre­mière amé­lio­ra­tion des lames, avec des blocs de plomb de sus­tain re­cou­vrant des ensembles de onze notes. Le bou­ton de vo­lume passe à gauche et le pu­pitre, d’abord du type pa­lis­sade, de­vient du genre Ror­schach-blot, fa­çon puzzle, en bois dé­cou­pé.

On ima­gine dif­fi­ci­le­ment le nombre d’ar­tistes ayant uti­li­sé la ma­chine, par­mi les­quels Joe Za­wi­nul, Ro­ger Hodg­son (Su­per­tramp), Rick Wright (Floyd), Earl Van Dyke (Mo­town) et bien sûr Ray Charles, qui le mar­tèle ar­dem­ment dans son « What’d I Say », en 1959. Klaus Blas­quiz

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