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Voi­ci l’heure au­jourd’hui du cin­quième al­bum, mais aus­si une bien longue at­tente de­puis Wat­cha Playin’ en 2008. Quelles ont été der­niè­re­ment vos ins­pi­ra­tions ?

Pa­pa Dee : Nos in­fluences sont tou­jours les mêmes, c’est-à-dire jouer, mais jouer live comme on le fai­sait dans les se­ven­ties. Les bons groupes fun­ky, comme James Brown, les groupes de reg­gae…

La­ti Kron­lund : Quand on a com­men­cé dans les an­nées 90, on a beau­coup tra­vaillé à l’époque avec des boîtes à rythmes et des MPC dans un style hip hop. On a mé­lan­gé ce­la avec du jazz tra­di­tion­nel, des mu­si­ciens live, des poètes et on a conti­nué à uti­li­ser des ma­chines… Mais main­te­nant on a fi­na­le­ment dé­ci­dé de tra­vailler uni­que­ment avec des mu­si­ciens, c’est plus in­té­res­sant. En fait on n’a ja­mais uti­li­sé de ma­chines sur scène. On a pour­tant es­sayé mais ça ne mar­chait pas, car c’est la ma­chine qui de­ve­nait le maître. En fait la mu­sique c’est une « conver­sa­tion », et sur scène le re­gard entre les mu­si­ciens est im­por­tant, il per­met de chan­ger la mu­sique, l’in­ter­pré­ta­tion. On fait aus­si main­te­nant des DJ sets où l’on joue beau­coup de mu­sique des an­nées 70 et 80. On a re­mar­qué que notre mu­sique se mé­lange très bien avec des DJ sets, donc il est nor­mal pour nous de tra­vailler dans cet es­prit des an­nées 70/80. Quelles sont vos mé­thodes de tra­vail pour la com­po­si­tion ?

L.K. : Quand j’ai com­men­cé à en­re­gis­trer, je l’ai fait sim­ple­ment en uti­li­sant un seul mi­cro sur la bat­te­rie. Pour dé­mar­rer je ne me suis ja­mais in­té­res­sé au fait d’avoir vingt mi­cros, un gros son sté­réo, je vou­lais juste avoir le groove, le beat. J’ai en­suite ra­jou­té la basse, mais aus­si avec un seul mi­cro. Je vou­lais avoir un son qui res­sem­blait à des groupes comme Li­quid Li­quid ou ESG, des groupes de New York des an­nées 80 qui fai­saient du funk très mi­ni­mal, juste basse, bat­te­rie et chant. À mon avis, si on trouve le groove dans cette formule alors on n’a pas be­soin d’autres choses. Un peu comme la mu­sique reg­gae et dub. Avec Pa­pa Dee en stu­dio on a aus­si dé­ve­lop­pé des mé­lo­dies que l’on avait en tête, ou bien re­pris cer­tains mor­ceaux que l’on a re­faits mais d’une autre fa­çon. Par exemple « Hold It Down » est is­su d’un an­cien mor­ceau que Pa­pa Dee avait en­re­gis­tré en 98. J’avais ado­ré la mélodie, et on en a fait un funk. Car quand j’ai une mélodie dans la tête, j’aime d’abord la chan­ter, puis la re­chan­ter, et en­fin l’en­re­gis­trer. On peut en­suite y trou­ver les ac­cords. P.D. : Mais ça dé­pend aus­si des mor­ceaux, on a di­verses fa­çons de tra­vailler. L.K. : Il y a aus­si dif­fé­rentes mé­thodes uti­li­sées dans un même mor­ceau.

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