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Après deux al­bums en an­glais, voi­ci la sor­tie au­jourd’hui d’un al­bum en fran­çais. Qui est cette Ma­non et quel est son uni­vers ?

Jil : Ma­non est ma ver­sion de la lo­li­ta, de l’amour in­ter­dit, pas­sion­nel. C’est une jeune DJette de 17 ans, fran­co-ja­po­naise, blonde pla­tine. Elle joue de la chip­tune, mu­sique 8 bits, faite avec des cla­viers re­liés à des Game Boy ! Son uni­vers est ce­lui des nuits pa­ri­siennes bran­chées. C’est d’ailleurs dans un des clubs où Ma­non mixe que le pro­ta­go­niste fait sa ren­contre… Bé­né­fi­ciaire du Fair en 2010, que vous a ap­por­té ce dis­po­si­tif de sou­tien dans votre dé­ve­lop­pe­ment de car­rière ?

Outre l’aide ma­té­rielle, le Fair ap­porte pour les jeunes lau­réats vi­si­bi­li­té et cré­di­bi­li­té au­près des pro­fes­sion­nels de la mu­sique comme des pro­gram­ma­teurs de salles ou de fes­ti­vals. C’est une aide consi­dé­rable pour un pre­mier al­bum… L’un de vos mor­ceaux, « The Wan­de­rer », a été choi­si afin d’illus­trer une pu­bli­ci­té pour le par­fum Flo­wer by Ken­zo. Quels sont les avan­tages et les in­con­vé­nients d’une telle vi­si­bi­li­té sur tous les écrans ?

En ef­fet, lors­qu’un titre est choi­si pour illus­trer un spot aus­si vi­sible, ce­la change la donne im­mé­dia­te­ment, d’au­tant que la marque a choi­si le single de notre pre­mier al­bum… Ce­la nous a ai­dés à nous faire connaître du grand pu­blic qui s’est ap­pro­prié cette chan­son. J’es­time énor­mé­ment le tra­vail de Pa­trick Guedj, réa­li­sa­teur de ce spot, qui est aus­si un ex­cellent pho­to­graphe. En plus d’un vrai coup de pouce, ce spot a été l’oc­ca­sion d’une ren­contre ar­tis­tique, Pa­trick, avec qui nous avons beau­coup tra­vaillé sur Ma­non… Cet al­bum est aus­si l’op­por­tu­ni­té de pré­sen­ter un court-mé­trage en réa­li­té vir­tuelle à 360°, pou­vez-vous nous par­ler un peu de ce pro­jet et de cette tech­no­lo­gie ?

Cette tech­no­lo­gie, la réa­li­té vir­tuelle, nous offre une im­mer­sion to­tale dans l’image, donc dans l’his­toire d’amour avec Ma­non… Grâce à un masque VR, ou sim­ple­ment des Google Card­board Jil Is Lu­cky que nous fa­bri­quons pour l’oc­ca­sion, tous les au­di­teurs pour­ront pro­fi­ter d’une ex­pé­rience ci­né­ma­to­gra­phique en 360° via leur smart­phone… Et le son du film étant am­bi­so­nique, c’est-à-dire à 360° aus­si, l’im­mer­sion est d’au­tant plus hal­lu­ci­nante : le son tour­ne­ra en même temps que le spec­ta­teur. C’est une pre­mière dont nous sommes très fiers. Quelles ont été les dif­fé­rentes étapes pour la réa­li­sa­tion de l’al­bum, des prises de son au mas­te­ring ?

Nous avons tra­vaillé avec Kle­ment, réa­li­sa­teur de mu­sique pour le ci­né­ma, qui est par­ti des dé­mos « ho­me­made » que j’avais pro­duites pour les ré­or­ches­trer et les ré­ar­ran­ger to­ta­le­ment, c’était un tra­vail pas­sion­nant de voir les mor­ceaux évo­luer. Les sec­tions de cordes, cuivres et bois s’ajou­taient peu à peu à un basse/bat­te­rie très se­ven­ties, puis les cla­viers 8 bits faits à par­tir d’or­di­na­teurs type Com­mo­dore et consoles Game Boy. Le mé­lange est dé­to­nant ! Un al­bum or­ches­tral construit comme un pur disque élec­tro. Bi­du­lo­scope Mas­te­ring, ba­sé dans le Puy-de-Dôme, s’est oc­cu­pé de la suite avec brio. Dis­po­sez-vous de votre propre stu­dio, si oui de quoi est-il consti­tué ?

Mon stu­dio est simple, équi­pé d’un MacBook Pro, d’une carte son Apol­lo Twin d’Uni­ver­sal Au­dio, et en avant ! Va­lé­rie Du­pretz

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