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Après deux al­bums au sein de Re­vol­ver, quelles ont été tes mo­ti­va­tions pour te lan­cer dans un pro­jet so­lo ?

Am­broise Willaume : Au dé­but, je n’étais pas sûr d’avoir en­vie de me lan­cer en so­lo. J’avais écrit plein de nou­velles chansons, mais je ne sa­vais pas en­core ce que j’al­lais en faire. Et puis quand j’ai écrit « In Bet­ween », ma pre­mière chan­son au pia­no, je me suis dit qu’il y avait quelque chose. C’était ce que j’avais écrit de plus per­son­nel et en même temps c’était vrai­ment dif­fé­rent de tout ce que j’avais pu faire avant. Comment s’est dé­rou­lée la ren­contre avec Ben­ja­min Le­beau de The Shoes ?

Nous nous sommes ren­con­trés sur le pre­mier EP de Wood­kid, en 2011 je crois, ou même avant. Je fai­sais les ar­ran­ge­ments pour or­chestre et lui la pro­duc­tion. On s’est tout de suite très bien en­ten­dus et on s’est dit qu’un jour il fal­lait qu’on fasse quelque chose en­semble. Quand j’ai eu mes pre­mières dé­mos post-Re­vol­ver, c’est la pre­mière per­sonne que je suis al­lé voir. Qu’a-t-il ap­por­té de spé­ci­fique à ton son ?

Ben­ja­min est quel­qu’un qui tra­vaille dans le chaos, alors que je suis plu­tôt or­ga­ni­sé. Il a ap­por­té ce cô­té bor­dé­lique et punk à ma mu­sique. Une au­dace dans la pro­duc­tion, avec des tex­tures par­fois très étranges. Il a ap­por­té beau­coup de ca­rac­tère à ce disque. Quelles ont été les dif­fé­rentes étapes pour la réa­li­sa­tion de l’al­bum, des prises de son au mas­te­ring ?

Oh là ! Ça a été un long pro­ces­sus, parce qu’au dé­but je n’avais pas de la­bel, donc tout le monde tra­vaillait gra­tui­te­ment. Puis ça s’est in­ten­si­fié à par­tir de l’été 2014. J’ai si­gné avec La­bel­gum, sor­ti un pre­mier EP et com­men­cé à tra­vailler sur l’al­bum. Nous sommes en­trés en stu­dio en mars 2015 et avons créé

Comment s’est dé­rou­lée la ren­contre avec Han­ni El Kha­tib ?

On s'est ren­con­trés en tour­née aux États-Unis car on ou­vrait tous les deux pour The Black An­gels. On s'est bien en­ten­dus, on a en­suite ou­vert pour lui en France. Au fur et à me­sure, l'idée de faire un al­bum en­semble s’est des­si­née. Qu’a-t-il ap­por­té de spé­ci­fique à votre son ?

La mu­sique d'Han­ni El Kha­tib est très dif­fé­rente sur­tout de ce que l’on fai­sait sur notre pre­mier al­bum. On a vou­lu es­sayer d'ap­por­ter des sons dif­fé­rents et une pro­duc­tion plus abou­tie. On a en­tiè­re­ment fait confiance à Han­ni quant à ses goûts mu­si­caux et à sa per­sé­vé­rance, et on en est très contents ! Quelles ont été les dif­fé­rentes étapes pour la réa­li­sa­tion de l’al­bum, des prises de son au mas­te­ring ?

On s'est tout d’abord re­trou­vés à Pa­ris pen­dant deux mois pour com­po­ser dans notre stu­dio de ré­pé­ti­tion avant d'al­ler en­re­gis­trer à Los An­geles. On com­po­sait tous les jours, toute la jour­née, pour être prêts le jour de l'en­re­gis­tre­ment. Han­ni est alors ve­nu nous voir à Pa­ris pour prendre la tem­pé­ra­ture. Puis quinze jours de stu­dio, ce qui est as­sez court, avec une su­per équipe. L'al­bum a en­suite été mixé et mas­te­ri­sé à Los An­geles pour ar­ri­ver entre nos mains quelques mois plus tard ! Va­lé­rie Du­pretz

Dis­poses-tu de ton propre stu­dio, si oui de quoi est-il consti­tué ?

Oui ! Je par­tage de­puis deux ans un stu­dio près de Pi­galle avec le chan­teur Sé­ve­rin, qui est aus­si un très bon ami. J’y ai ame­né mon pia­no, un pe­tit pia­no droit tchèque que j’adore, quelques gui­tares et beau­coup de ma­chines ! J’adore es­sayer de nou­veaux ins­tru­ments, je com­pose sou­vent une chan­son dès que j’ai ache­té un nou­veau jouet. C’est une fa­çon de ren­ta­bi­li­ser mes achats ! Quels sont tes cla­viers pré­fé­rés ?

Il y en a beau­coup… Tee­nage En­gi­nee­ring OP-1, Ro­land Ju­no-106, Ca­sio CZ-1000, Ya­ma­ha DX7, Wur­lit­zer 200, et un tout pe­tit cla­vier que j’ai ache­té la veille de mon en­trée en stu­dio et que j’ai fi­na­le­ment uti­li­sé sur qua­si­ment tous mes mor­ceaux : le Po­cket Pia­no de chez Crit­ter & Gui­ta­ri. Va­lé­rie Du­pretz

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