Rick Spring­field

KR Home-Studio - - CHRONIQUES -

Rocket Science [Fron­tiers]

La plu­part des ar­tistes qui ont dé­bu­té leur car­rière à la fin des an­nées 60 sont au­jourd’hui sou­vent in­ca­pables de pro­duire des al­bums dignes de ce nom. Ce n’est pas le cas du mu­si­cien aus­tra­lien Rick Spring­field qui pro­duit avec une cons­tance étour­dis­sante de bons al­bums au fil des ans, en par­ti­cu­lier de­puis son re­tour aux af­faires à la fin des an­nées 90. Ce chantre du rock FM dans les an­nées 80 (« Love So­me­bo­dy », « Hu­man Touch »…) a vu sa cré­di­bi­li­té re­mon­ter en flèche en 2013 grâce au do­cu­men­taire de Dave Grohl (Foo Figh­ters) sur les stu­dios Sound Ci­ty de Los An­geles. Sans par­ler d’un se­cond rôle re­mar­qué aux cô­tés de Me­ryl Streep dans le film de Jo­na­than Demme Ri­cki and the Flash, sor­ti l’an­née der­nière. Sur Rocket Science, le mu­si­cien de 66 ans donne l’im­pres­sion d’en avoir en­core 26 et dé­livre une éner­gie rock in­croyable comme s’il avait be­soin de rat­tra­per les quinze an­nées per­dues à dé­pri­mer à la fin des 80’s et au dé­but des 90’s. Les deux titres d’ou­ver­ture, « Light This Par­ty Up » et « Down », sont de par­faites in­tro­duc­tions à l’uni­vers du ro­cker et montrent sa ca­pa­ci­té à écrire des chansons qui donnent en­vie de rou­ler sans fin sur les au­toroutes amé­ri­caines. Bien en­ten­du, rien de ré­vo­lu­tion­naire ici, juste une ha­bi­li­té évi­dente à com­po­ser ce que l’on peut ap­pe­ler au­jourd’hui du « clas­sic rock » (écou­tez donc le hea­vy-coun­try-blues de « Miss May­hem ») avec l’aide du bas­siste Matt Bis­so­nette qui a tra­vaillé pour les plus grands, d’El­ton John à Rin­go Starr en pas­sant par Da­vid Lee Roth. Rick mène donc sa der­nière par­tie de car­rière (?) avec une cer­taine classe.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.