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n art dif­fi­cile : la com­pi­la­tion des prises ! Le mo­ment du choix des voix lead est tou­jours sen­sible et il reste sub­jec­tif puis­qu’il peut être réa­li­sé à par­tir de nom­breux cri­tères. Si, de plus, vous de­vez choi­sir seul vos propres prises et que vous en êtes vous-même l’in­ter­prète… ce­la de­vient fran­che­ment dif­fi­cile d’être ob­jec­tif du fait de l’as­pect af­fec­tif qui ac­com­pagne ce pas­sage obli­gé ! Si tel est le cas, rap­pe­lez-vous : je vous avais sug­gé­ré de vous faire as­sis­ter lors des prises. Re­pro­dui­sez l’exer­cice, il peut être sa­lu­taire, car vous di­ver­si­fie­rez obli­ga­toi­re­ment les axes de sé­lec­tion que vous ren­drez plus uni­ver­sels en les par­ta­geant. Si je ne de­vais vous don­ner qu’un seul conseil, ce se­rait ce­lui de pri­vi­lé­gier la qua­li­té et l’ori­gi­na­li­té de votre in­ter­pré­ta­tion sans obli­ga­toi­re­ment vi­ser la per­fec­tion ! L’émo­tion prime sur toutes les no­tions de jus­tesse, de mise en place ou plus gé­né­ra­le­ment de tech­nique. Un exemple ? J’ai eu la chance de pou­voir écou­ter soi­gneu­se­ment cer­taines ses­sions mul­ti­pistes de grands mo­ments de la mu­sique rock de ces der­nières dé­cen­nies. Vous se­rez sans doute sur­pris d’ap­prendre que la voix de Fred­die Mer­cu­ry dans « Bo­he­mian Rhap­so­dy » n’est pas tech­ni­que­ment par­faite, loin de là ! Oui, mais voi­là : les dé­fauts sont in­croya­ble­ment at­ta­chants, l’éner­gie qu’il dé­ploie est co­los­sale et il ne vien­drait à l’idée de per­sonne de vou­loir « tu­ner » ou re­ca­ler ce mo­nu­ment de l’in­ter­pré­ta­tion vo­cale ! Bien sûr, tout le monde n’a pas le to­nus et la per­son­na­li­té vo­cale de cette rock star et il faut tout de même se mon­trer exi­geant et rai­son­nable ! Même si vous l’ado­rez, vous ne pou­vez pas es­pé­rer qu’une voix lead trop ap­proxi­ma­tive do­mine votre

En de­hors des fonc­tions in­té­grées à cer­tains lo­gi­ciels, deux types d’ou­tils « cor­rec­teurs de pitch » co­ha­bitent au­jourd’hui.

: l’in­ter­face prin­ci­pale d’Au­to-Tune d’An­ta­rès est de­ve­nue cé­lèbre (il peut aus­si se mon­trer sous un angle gra­phique). Lorsque ce plug-in est uti­li­sé avec par­ci­mo­nie, que la vi­tesse de re­tu­ning est suf­fi­sam­ment lente et que ces pa­ra­mètres « hu­ma­ni­sants » sont sé­lec­tion­nés, cet ou­til ma­gique ré­duit l’écart entre la note in­ter­pré­tée et… ce qu’elle de­vrait être dans l’échelle sé­lec­tion­née. Libre à vous de choi­sir une gamme chro­ma­tique pour plus de li­ber­té ou mo­dale et to­nale pour « contraindre » un peu plus l’ac­cord si votre chant est « loin du compte ». Si votre lo­gi­ciel ne per­met pas le trai­te­ment par ob­jets, n’ou­bliez pas d’au­to­ma­ti­ser vos ré­glages afin de pou­voir dé­brayer les « tu­ners » sur cer­tains glis­sés ou vi­bra­tos. Pous­sé vers une cor­rec­tion plus dras­tique, l’ou­til fa­brique un ef­fet de glitch as­sez ro­bo­tique ren­du cé­lèbre par cer­tains rap­peurs.

: à l’op­po­sé, Me­lo­dyne de Ce­le­mo­ny s’est fait une spé­cia­li­té de la cor­rec­tion gra­phique qui est dé­sor­mais po­ly­pho­nique et dont on peut faire va­rier les for­mants et les har­mo­niques. Plus in­té­res­sant, cette tech­nique per­met éga­le­ment de re­tou­cher si­mul­ta­né­ment la mise en place. Les fonc­tions de Me­lo­dyne sont tel­le­ment dé­ve­lop­pées que l’on peut par­ler d’un « lo­gi­ciel dans le lo­gi­ciel ». Di­rec­te­ment ins­pi­rés de cette deuxième fa­mille d’ou­tils, plu­sieurs sé­quen­ceurs au­dio pro­posent dé­sor­mais des tu­ners in­té­grés (ici en Elas­tic Au­dio de Sam­pli­tude) qui pro­posent les mêmes fonc­tions que les té­nors du genre.

Le tu­ning. Fi­gure 1a

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