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a Sa­cem dé­ve­loppe des pro­jets mu­si­caux à des­ti­na­tion des en­fants de­puis dix ans au tra­vers des pro­grammes ou des ar­tistes qu’elle sou­tient. Quatre pro­grammes sont ac­tuel­le­ment en vi­gueur : l’aide à la créa­tion/pro­duc­tion de spec­tacles mu­si­caux pour le jeune pu­blic, l’aide à la dif­fu­sion de spec­tacles pour le jeune pu­blic, l’aide aux fes­ti­vals pour la pro­gram­ma­tion de spec­tacles jeune pu­blic, et en­fin l’aide à la créa­tion mu­si­cale en mi­lieu sco­laire. Ce pro­gramme s’éche­lonne sur deux an­nées. Il s’adresse aux élèves de fin du pri­maire / dé­but du col­lège. La Fa­brique à Chan­sons, qui boucle sa pre­mière édi­tion, re­prend glo­ba­le­ment le concept de ce pro­gramme, à la dif­fé­rence qu’elle ne re­groupe que cinq séances ré­par­ties sur une an­née et d’une du­rée de deux heures à chaque fois. Elle consti­tue un bi­nôme au­teur-com­po­si­teur, membre de la Sa­cem, qui s’en­gage et s’as­so­cie avec une classe de CM1 ou CM2. C’est donc au to­tal une cen­taine de classes, soit plus de 2 500 élèves, qui couvre tout le ter­ri­toire et au­tant d’en­sei­gnants et d’équipes pé­da­go­giques. La Sa­cem argue que seule­ment 22 % des en­fants pra­tiquent la musique, c’est donc un moyen di­rect pour eux de dé­cou­vrir com­ment elle se crée. À ce pro­pos, Ber­na­dette Bom­bar­die­ri dé­clare (fi­gure 1) : « Les en­fants doivent se rendre compte du tra­vail de créa­tion et ten­ter de me­su­rer l’in­ves­tis­se­ment né­ces­saire, mais aus­si la ri­gueur et l’or­ga­ni­sa­tion qui s’ins­tallent au­tour de la nais­sance d’une chan­son. Pour ce­la, il faut ac­com­pa­gner l’en­fant tout au long de cette construc­tion. Les en­fants pour­ront alors mieux ap­pré­hen­der les ques­tions de pro­prié­té in­tel­lec­tuelle et de droit d’au­teur. »

La So­cié­té a éla­bo­ré ce pro­gramme en par­te­na­riat avec le Mi­nis­tère de la Cul­ture et de l’Édu­ca­tion Na­tio­nale. Alors, com­ment la Sa­cem met-elle en place ce nou­veau pro­gramme ? Ber­na­dette Bom­bar­die­ri avoue que sa mise

La Fa­brique en deux phases

L’axe prin­ci­pal de la Fa­brique à Chan­sons est la créa­tion. Elle in­clut deux phases. L’écri­ture du texte : d’après Ber­na­dette Bom­bar­die­ri, « l’idée est de vrai­ment jouer avec les mots, la langue fran­çaise, tordre les rimes, s’im­bri­quer dans la struc­ture de la chan­son… avoir au bout quelque chose de struc­tu­ré, ra­con­ter un mes­sage que l’on veut faire pas­ser, une his­toire à par­ta­ger. » Il existe des exer­cices, des jeux et des fa­çons de faire dif­fé­rents, nous le ver­rons plus tard avec l’exemple de Jean Hu­men­ry.

La deuxième phase se fait au­tour du tra­vail sur la musique, de la ligne mé­lo­dique vo­cale. L’au­teur­com­po­si­teur peut pro­po­ser plu­sieurs styles ou au contraire ce­la peut être des pro­po­si­tions chan­tées par les en­fants. On ne parle pas de sol­fège car ce n’est pas le lieu. Outre la pra­tique du chant, cer­tains en­fants peuvent jouer d’un ins­tru­ment, d’autres des per­cus­sions, etc. Cet ap­pren­tis­sage par coeur de la chan­son va se faire au fil du temps, pen­dant que le com­po­si­teur va, lui, com­men­cer à tra­vailler sur les ar­ran­ge­ments. La der­nière in­ter­ven­tion se fe­ra avec deux de ses mu­si­ciens que l’on re­trou­ve­ra éga­le­ment sur scène avec les en­fants. C’est à cet ins­tant que tout le monde va tra­vailler à la mise en place fi­nale. Ain­si, à l’is­sue des cinq séances, toutes les classes, une cen­taine au to­tal, vont pré­sen­ter leur créa­tion dans des condi­tions pro­fes­sion­nelles et ce aux alen­tours de la deuxième par­tie

Mr Blacks­tone.

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