Blood Ce­re­mo­ny

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Lord Of Mis­rule [Rise Above / La Ba­leine]

Quelques notes d'orgue et un pe­tit so­lo de flûte tra­ver­sière servent d'in­tro­duc­tion à « The De­vil’s Wi­dow », pre­mier titre qui condense l'uni­vers se­ven­ties de ce groupe tout droit ve­nu de To­ron­to (Ca­na­da). Comme la plu­part des for­ma­tions si­gnées sur le la­bel de Lee Do­rian, Rise Above, BC cherche à re­trou­ver les sen­sa­tions d'un rock fou et libre, non en­core as­su­jet­ti à une cha­pelle, pas vrai­ment for­ma­té pour les be­soins du mar­ché. Sur Lord Of Mis­rule, on ci­te­ra donc pêle-mêle les in­fluences de rock pro­gres­sif des 70’s (Uriah Heep, Je­thro Tull) ou de la pop-folk des 60’s (Sho­king Blue, Fair­port Con­ven­tion). Et puis, il y a la voix de la chan­teuse Alia O’Brien qui porte à bout de bras ces com­po­si­tions d’un autre temps qui ont fait leurs preuves dans les deux très bons pré­cé­dents opus : Li­ving With The An­cients (2011) et The El­dritch Dark (2013). En­re­gis­tré sur des bandes ana­lo­giques avec l’aide du pro­duc­teur Liam Wat­son aux stu­dios Toe Rag de Londres, Lord Of Mis­rule est un disque « ty­pi­que­ment bri­tan­nique », comme aime à le sou­li­gner le gui­ta­riste Sean Ken­ne­dy. Et Blood Ce­re­mo­ny de re­trou­ver la pa­tine de la pop an­glaise 60’s (« Lo­re­ley », « Flo­wer Phan­toms ») ou la noir­ceur crasse de Black Sab­bath (« The Rogue’s Lot », « Old Fires »). L’amour, les ob­ses­sions et la mort servent de thèmes aux pa­roles de cet al­bum riche en his­toires et donc en sens. Deux in­gré­dients qui manquent par­fois au rock ac­tuel.

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