La bande ma­gné­tique, sup­port de suc­cès…

KR Home-Studio - - CRÉER -

Entre les an­nées 1950 et 2000, la bande ma­gné­tique a été in­con­tour­nable dans le do­maine de l’audio. Sa re­la­tive fa­ci­li­té de mise en oeuvre, son coût (plus ou moins…) mo­dé­ré, les pos­si­bi­li­tés de mon­tage (aux ci­seaux, s’il vous plaît !) et la qua­li­té du sup­port en ont fait un pro­duit très ré­pan­du, uti­li­sé éga­le­ment en vi­déo et en in­for­ma­tique. Nombre d’usines et de marques qui en fa­bri­quaient ont fer­mé les unes après les autres et il de­vient par­fois com­pli­qué d’en trou­ver de nos jours… (les plus « his­to­riques » : BASF, AEG, Am­pex… De nos jours, RMG-Py­ral, ATR…). La qua­li­té de l’en­re­gis­tre­ment ma­gné­tique dé­pend à la fois de la vi­tesse de dé­fi­le­ment de la bande et de sa lar­geur. La ro­bus­tesse de cer­taines ma­chines (et l’en­tre­tien « chi­rur­gi­cal » dont bé­né­fi­ciaient celles uti­li­sées en ra­dio ou en stu­dio !) pour­rait leur per­mettre de… conti­nuer à vivre, dans cer­tains cas ! Ce­pen­dant, il de­vient de plus en plus pro­blé­ma­tique de trou­ver des pièces dé­ta­chées pour les dé­pan­ner et de trou­ver… les tech­ni­ciens en­core ca­pables de les ré­gler ! 76,2 cm/s ½ pouce (12,7 mm) 38,1 cm/s ¼ pouce (6,35 mm) 38,1 cm/s 38,1 cm/s 19,05 cm/s ¼ pouce (6,35 mm) 19,05 cm/s ¼ pouce (6,35 mm) 9,53 cm/s ¼ pouce (6,35 mm) 4,76 cm/s ¼ pouce (6,35 mm) 4,76 cm/s 2 pouces (50,8 mm) 1 pouce (25,4 mm) 1/8 pouce (3,81 mm) Ma­gné­to­phone à bande « pro­fes­sion­nel », 2 (ou 4) pistes Ma­gné­to­phone à bande « pro­fes­sion­nel », 2 pistes Ma­gné­to­phone à bande mul­ti­piste, 16 à 24 pistes Ma­gné­to­phone à bande mul­ti­piste, 8 à 16 pistes Ma­gné­to­phone à bande « pro­fes­sion­nel », mo­no ou 2 pistes Ma­gné­to­phone à bande « grand pu­blic », 4 pistes (2 x 2) Ma­gné­to­phone à bande « grand pu­blic », 2 ou 4 pistes (2 x 2) Ma­gné­to­phone à bande « grand pu­blic », 2 ou 4 pistes (2 x 2) Ma­gné­to­phone à cas­sette, 4 pistes (2 x 2) En­re­gis­tre­ment mu­si­cal, mas­te­ring En­re­gis­tre­ment mu­si­cal, ra­dio (dif­fu­sion de musique) En­re­gis­tre­ment mu­si­cal

En­re­gis­tre­ment mu­si­cal Ra­dio (re­por­tages), ci­né­ma Uti­li­sa­tion grand pu­blic Uti­li­sa­tion grand pu­blic Uti­li­sa­tion grand pu­blic Uti­li­sa­tion grand pu­blic de res­ti­tu­tion mé­ca­nique de la chaîne ana­lo­gique mi­cro/ma­gné­to­phone/ disque. Phi­lips et So­ny tra­vaille­ront ain­si en pa­ral­lèle sur ce qui de­vien­dra, d’une part, le CD et, d’autre part, le RDAT, mais nous y re­vien­drons lors d’un pro­chain ren­dez-vous ! Le co­dage nu­mé­rique en 16 bits ima­gi­né alors fait ap­pel à une tech­nique d’échan­tillon­nage à 44,1 kHz pour le CD et 48 kHz pour le R-DAT, bien connue main­te­nant, qui offre, d’une part, une dy­na­mique (rap­port entre le ni­veau mi­ni­mal de si­gnal et le ni­veau de sa­tu­ra­tion) de plus de 90 dB, là où le vi­nyle, au mieux de sa forme, en an­nonce 40 et la bande ma­gné­tique un peu moins de 60 et une courbe de ré­ponse théo­rique de 20 à 20 kHz et, d’autre part, une lec­ture sans usure du sup­port, une ca­pa­ci­té de sto­ckage bien plus im­por­tante et une in­dexa­tion par titre im­mé­diate… Il fau­dra en­vi­ron cinq ans pour que les ventes de CD dé­passent celles du disque vi­nyle, et le R-DAT ne se­ra uti­li­sé que par les pro­fes­sion­nels ! Au dé­but des an­nées 2000, tout au­rait pu lais­ser pen­ser que la lec­ture ma­gné­tique du « disque noir » était dé­fi­ni­ti­ve­ment une tech­nique du pas­sé. C’était sans comp­ter sur les DJ qui, en « in­ven­tant » le scratch, re­don­nèrent une nou­velle vie à la pla­tine tourne-disques…

On choi­sit ?

Alors, vi­nyle mieux que CD, ana­lo­gique mieux que nu­mé­rique ? Il n’y a pas l’ombre d’un doute : au ni­veau de la bande pas­sante et de la dy­na­mique, la tech­no­lo­gie nu­mé­rique et le CD em­portent la confron­ta­tion haut la main, même avec une chaîne de dif­fu­sion (am­pli/en­ceintes) de qua­li­té moyenne. La plu­part des dé­fauts liés à la lec­ture des vi­nyles n’existent plus et le mes­sage so­nore est, en prin­cipe, dé­bar­ras­sé de toute « pol­lu­tion » tech­nique. Alors, on jette, si ce n’est dé­jà fait, sa « vieille » pla­tine vi­nyles ? Les li­mi­ta­tions tech­niques du pro­cé­dé ana­lo­gique ap­portent des ar­te­facts que les afi­cio­na­dos de cette tech­no­lo­gie conti­nuent à van­ter, telle la cha­leur mu­si­cale (cau­sée par… la dis­tor­sion de fré­quences liée à la dy­na­mique du sys­tème), for­cé­ment ab­sente dans un fi­chier nu­mé­rique. Et le MP3 ? Et les fi­chiers com­pres­sés en ligne ? Il pa­raît bien sur­réa­liste d’ima­gi­ner au­jourd’hui des tech­niques d’en­re­gis­tre­ment à des fré­quences et des ré­so­lu­tions hal­lu­ci­nantes, si c’est pour n’en… trans­mettre qu’une par­tie des in­for­ma­tions ! Ce­pen­dant, même un fi­chier MP3 de qua­li­té moyenne se­ra meilleur qu’un disque vi­nyle, après une di­zaine d’écoutes. Main­te­nant, la qua­li­té de la po­chette, les in­for­ma­tions qu’elle contient, « l’his­toire qu’il y a au­tour » pèsent sans doute bien plus que quelques mé­ga-oc­tets sur une clé USB ou sur un disque dur ! Les jeunes gé­né­ra­tions ont sur leurs disques durs plus de musique que leurs pa­rents (ou grands-pa­rents !) ont pu en col­lec­tion­ner en toute une vie ! Mais de nom­breux en­re­gis­tre­ments sur disques vi­nyle ne se­ront ja­mais por­tés sur CD et il fau­dra donc tou­jours un moyen pour les écou­ter ! Alors, on choi­sit ? Non… ! On garde les deux ! Et s’il est de­ve­nu mar­gi­nal, le mar­ché des tourne-disques et du disque vi­nyle semble donc en­core de­voir per­du­rer pas mal de temps… Pa­trice Cre­veux

al­ler plus loin… Le site du Pia­no­la Ins­ti­tute :

Le site de l’Or­chestre Na­tio­nal d’Île-de-France (ONDIF) :

Le site de TRM, où l’on peut (en­core !) trou­ver de la bande ma­gné­tique en dif­fé­rents for­mats :

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.