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ême si le mot fes­ti­val rime sou­vent avec été (fi­gure 1), les fes­ti­vals ont lieu du­rant toute l’an­née. D’après le Ba­ro­fest 2016 du CNV (Centre Na­tio­nal de la Chan­son, des Va­rié­tés et du Jazz) avec l’Ir­ma et la Sa­cem, les gros fes­ti­vals re­pré­sentent 14 % de l’en­semble des fes­ti­vals an­nuels et pèsent pour 88 % de la billet­te­rie, avec pour cha­cun d’entre eux des re­cettes au moins égales à 100 000 €. Les fes­ti­vals moyens qui font le gros des fes­ti­vals avec 47 % de part d’im­por­tance ne re­pré­sentent que 10 % de la billet­te­rie, et seule­ment 1 % pour les pe­tits fes­ti­vals qui ne dé­passent pas 10 000 € en en­trées.

Comment les fes­ti­vals pro­gramment-ils leurs édi­tions ? Pe­tits et moyens fes­ti­vals se prêtent en gé­né­ral à ce pe­tit jeu du bon ca­ta­logue des tour­neurs. C’est à leurs yeux un tra­vail de mo­dé­ra­tion dé­jà ef­fec­tué en amont et un gage de qua­li­té, à tort ou à rai­son. À l’in­verse, un ar­tiste iso­lé qui en­voie un CD ou un lien à un fes­ti­val n’a qua­si­ment au­cune chance de ren­trer dans la pro­gram­ma­tion. C’est la règle. Pas connu du mi­lieu, pas pris.

Pour les grosses écu­ries, c’est autre chose, elles pro­gramment sys­té­ma­ti­que­ment les mêmes têtes d’af­fiche qui ar­pentent un à un tous les fes­ti­vals à la mode (fi­gure 2). Pour­quoi ? Les pro­gram­ma­teurs vont sys­té­ma­ti­que­ment re­cher­cher l’ar­tiste en cours de pro­mo­tion, no­tam­ment à la suite de la sor­tie d’un nou­vel al­bum, ce qui leur per­met de né­go­cier sa ve­nue à la baisse. Ce phé­no­mène existe de­puis tou­jours, mais il s’ajoute à la com­pres­sion des aides pu­bliques. Du coup, le bud­get des fes­ti­vals, pe­tits et gros, se re­trouve fra­gi­li­sé et pour peu que la mau­vaise mé­téo y mette du sien, c’est la ca­tas­trophe éco­no­mique gé­né­ra­li­sée comme en 2007. Néan­moins, le sec­teur ré­siste avec seule­ment 5 % de mor­ta­li­té en 2015, chiffre consta­té dans le sec­teur des mu­siques am­pli­fiées ou élec­tro­niques. Il s’an­nule grâce aux 6 % de na­ta­li­té consta­tés la même an­née. Sa­chez que plus de 70 % des fes­ti­vals sont or­ga­ni­sés par des as­so­cia­tions, 16 % par des struc­tures pu­bliques et 6 % seule­ment par des so­cié­tés com­mer­ciales. À no­ter que la Sa­cem a sou­te­nu 600 fes­ti­vals, bien vu, car en re­tour elle a pu col­lec­té 15 mil­lions de droits d’au­teur en 2015. Les fes­ti­vals re­pré­sentent ain­si 20 % des col­lectes dans le do­maine des con­certs et du spec­tacle.

Pour l’an­née 2015, le rap­port du CNV fait res­sor­tir 1 887 fes­ti­vals en France. 49 % d’entre eux sont payants (61 % pour les mu­siques am­pli­fiées), 27 % mixent l’ac­cès payant et gra­tuit et 20 % sont en­tiè­re­ment gra­tuits. Tous ont gé­né­ré 155 mil­lions d’eu­ros de billet­te­rie. 50 % des fes­ti­vals ont lieu en plein air (fi­gure 3), nor­mal, 69 % des fes­ti­vals ont lieu au prin­temps (569) et sur­tout en été (884). C’est en Île-de-France et dans le sud de la Loire ex­cep­té la ré­gion Pa­ca que l’on trouve le plus grand nombre de fes­ti­vals avec 200 par ré­gion.

For­ma­tions et ar­tistes s’épar­pille­ront par­mi les nom­breux fes­ti­vals mis en

La plage à La Route du Rock.

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