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Vous avez bé­né­fi­cié d’une for­ma­tion mu­si­cale ? Julien : Cer­tains comme Jean-Noël et An­toine avaient dé­jà pris quelques cours, mais qui étaient plus de l’ordre de l’éveil mu­si­cal, pour ap­prendre à écou­ter. Là où on a vrai­ment pro­gres­sé et ap­pris notre ins­tru­ment, c’est tous en­semble. Au­cun de nos pa­rents n’est vrai­ment mu­si­cien, ils aiment bien la mu­sique mais ce n’est pas eux qui nous ont fi­lé les skeuds ! Comment vous voient-ils au­jourd’hui ?

Jean-Noël : Ils sont su­per contents. On doit beau­coup à nos pa­rents parce que ce sont eux qui ont été les pre­miers à faire le taxi pour nous em­me­ner aux ré­pét’ et aux con­certs et à ve­nir nous cher­cher après. On ré­pé­tait toutes les se­maines chez An­toine et ils se ta­paient pen­dant cinq heures la mu­sique à donf. Ils nous ont aus­si sou­te­nus quand, au lieu de faire des études pour avoir un mé­tier plus ou moins cor­rect, on a dé­ci­dé d’ar­rê­ter et de mon­ter notre la­bel, Cold Fame Re­cords. Vous pen­sez que la mu­sique fait en­core peur ou c’est de­ve­nu un plan de car­rière comme un autre ?

Julien : J’ai dis­cu­té ré­cem­ment avec un mu­si­cien après un concert qui avait à peu près mon âge et qui m’a dit : « Moi aus­si, je vou­lais faire du rock, mais mes pa­rents n’ont pas ac­cep­té. » Pour lui ça de­vait ef­fec­ti­ve­ment lui faire peur puis­qu’il n’a pas fran­chi le cap. Nous, on a com­men­cé sans am­bi­tion au dé­part, on s’est construit au fur et à me­sure, on avait tel­le­ment en­vie d’avan­cer qu’on n’a pas vrai­ment eu le temps d’avoir peur. Jean-Noël et moi, on est par­tis s’ins­tal­ler à Lyon en pre­nant beau­coup de risques, pen­dant que Tim conti­nuait ses études à l’ar­rache parce qu’il fai­sait dé­jà pas mal de con­certs.

Jean-Noël : En même temps, on n’est pas par­tis à l’aveugle, on a énor­mé­ment tra­vaillé sur le ca­len­drier, la stra­té­gie, en es­sayant de lais­ser le moins de choses au ha­sard. Au­jourd’hui, si tu n’as pas un mi­ni­mum ré­flé­chi en amont, tu ne peux pas tout ar­rê­ter pour faire de la mu­sique comme c’était peut-être le cas il y a cin­quante ans. On n’est pas de la gé­né­ra­tion qui pou­vait par­tir juste avec une gui­tare… Pour mon­ter des tour­nées ou pro­duire un al­bum, ça né­ces­site de l’ar­gent et des connais­sances dans le bu­si­ness à tra­vers cer­taines per­sonnes qu’il faut avoir à ses cô­tés… et tout ce­la prend beau­coup de temps. D’où vient votre vo­lon­té d’au­to­no­mie ?

Jean-Noël : Après notre pre­mière tour­née, on s’est dit que c’était trop bon et qu’il fal­lait que ça conti­nue. Comme il n’y avait per­sonne pour faire le tour­neur pour nous, on s’est dit : fai­sons-le nous-mêmes ! Au­jourd’hui, les in­for­ma­tions sont fa­ciles à cho­per sur le net, il suf­fit d’un mi­ni­mum de re­la­tion­nel pour s’im­pro­vi­ser tour­neur ou pro­duc­teur et c’est ce qu’on a fait. Main­te­nant, c’est de­ve­nu un mé­tier qui nous prend tout au­tant de temps que la tour­née mu­si­cale en elle-même et on est très contents de le faire pour nous, au­tant que main­te­nant pour d’autres groupes. Comment fonc­tion­nez-vous pour les si­gna­tures de vos mor­ceaux ?

Tim : On dit sou­vent qu’un titre ne peut pas être ame­né par quatre

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