Joe­meek preQ, meC, meQ le chan­nel strip 500 fa­çon Joe­meek

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Comme beau­coup d’ac­teurs de l’au­dio pro, le construc­teur bri­tan­nique Joe­meek a pris le tour­nant des for­mats 500 API de­puis le NAMM 2013, à tra­vers les trois mo­dules preQ, meC et meQ qui cor­res­pondent à un pré­am­pli mi­cro, un com­pres­seur op­tique et un éga­li­seur quatre bandes.

des touches blanches ré­tro-éclai­rées en jaune (hor­mis les touches d’ac­ti­va­tion), qui in­di­que­ront clai­re­ment quelles fonc­tions sont en­clen­chées de­puis la fa­çade. En uti­li­sant un châs­sis ac­cep­tant un bus de som­ma­tion comme le Ra­dial Wor­khorse, on pour­ra même, via un ca­va­lier sur leur châs­sis PCB in­terne, chaî­ner plu­sieurs mo­dules pour se consti­tuer le chan­nel strip de ses rêves !

Le preQ

Ba­sé au­tour d’un trans­for­ma­teur « Ci­ne­mag Au­dio » (fi­gure 1) et d’un am­pli « Burr Brown », le preQ est avant tout un pré­am­pli mi­cro qui in­cor­pore un cir­cuit de-es­seur et un HPF va­riable et dis­pose de 65 dB de hea­droom. La fa­çade du preQ se di­vise en quatre sec­tions, avec, de haut en bas, la par­tie la plus dé­ve­lop­pée du pré­am­pli, équi­pée de trois bou­tons, soit une ali­men­ta­tion fan­tôme 48 V, un pad de 25 dB et un in­ver­seur de po­la­ri­té. Un af­fi­cheur de type bar­graph à huit seg­ments à droite in­dique le ni­veau d’en­trée éta­lon­né de -24 à +12 dBu et le cir­cuit peut dé­li­vrer jus­qu’à +28 dBu en sor­tie avant sa­tu­ra­tion. Sous l’étage du pré­am­pli, le de-es­seur op­tique DES pos­sède un in­ter­rup­teur et un contrôle ro­ta­tif pour ré­gler le ni­veau de seuil au-de­là du­quel une ré­duc­tion de gain se­ra ap­pli­quée aux « sif­flantes », avec une led rouge mar­quant son ac­tion et une touche HI en des­sous qui fo­ca­lise la ré­duc­tion sur les fré­quences les plus éle­vées. Le High-Pass Fil­ter de la sec­tion sui­vante pos­sède une touche d’ac­ti­va­tion et un po­ten­tio­mètre de sé­lec­tion do­té

d’une plage de fré­quences de 25 à 200 Hz pour re­ti­rer les bruits in­dé­si­rables à l’en­re­gis­tre­ment. En­fin tout en bas, on dé­couvre une en­trée ins­tru­ment haute im­pé­dance en jack pour le bran­che­ment ra­pide d’une gui­tare ou d’une basse.

Le meC

Les com­pres­seurs op­tiques ou « op­to-com­pres­seurs » du type LA2A ont été dé­ve­lop­pés dans les an­nées 60. Ils ont la par­ti­cu­la­ri­té de lais­ser pas­ser une par­tie du si­gnal non trai­té (dry), un peu à la ma­nière d’une com­pres­sion pa­ral­lèle, et c’est une cel­lule pho­to­élec­trique qui contrôle la ré­duc­tion de gain. Ils sont gé­né­ra­le­ment dé­crits comme trans­pa­rents, avec un temps de re­lâ­che­ment lent « or­ga­nique » qui les rend très « mu­si­caux », mais ils peuvent au contraire s’avé­rer plus co­lo­rés se­lon la fa­çon dont le cir­cuit est conçu. Le meC fait ré­fé­rence au Joe­meek SC2 avec cel­lule pho­to­élec­trique, fa­bri­qué par le pro­duc­teur bri­tan­nique Ro­bert George Meek dans son propre stu­dio, et qui fut le pre­mier à être uti­li­sé en 1954 en tant que trai­te­ment créa­tif pour la mu­sique et non pas seule­ment cor­rec­tif. Re­vi­si­té de nom­breuses fois, il se re­trouve ici dé­cli­né au for­mat 500 équi­pé de quatre bou­tons et de cinq po­ten­tio­mètres. C’est ce­lui du haut, Comp, qui éta­blit le seuil (thre­shold) entre +10 et -15 dB, alors que le se­cond, Slope, règle le taux de com­pres­sion (ra­tio) entre 1:1 et 10:1. Les deux bou­tons ro­ta­tifs sui­vants, At­tack et Re­lease, s’oc­cupent du temps d’at­taque de 1 à 100 ms et du

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