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la fin des an­nées 70, un mu­si­cien sur­doué, Ja­co Pas­to­rius, fe­ra sau­ter les frettes de sa Jazz Bass pour en faire la pre­mière « fret­less » et en ré­in­ven­ter com­plè­te­ment l’usage au sein du groupe de fu­sion Wea­ther Re­port, alors que Stan­ley Clarke ou Mar­cus Miller, de leur cô­té, re­vi­si­te­ront leur ap­proche de l’ins­tru­ment, no­tam­ment avec la tech­nique du slap. Ces pré­cur­seurs ont dé­fi­ni­ti­ve­ment in­fluen­cé des gé­né­ra­tions de bas­sistes et leur em­preinte est en­core très pré­sente au­jourd’hui. Pa­ral­lè­le­ment, pour le grand pu­blic, quelques têtes d’af­fiche semblent presque « ma­riées » à l’ins­tru­ment. On as­so­cie sys­té­ma­ti­que­ment Paul McCart­ney à sa basse Höf­ner en forme de vio­lon et Sting à son éter­nelle Fen­der Pre­ci­sion.

Ori­gines et évo­lu­tions

Un peu à l’image de ce qui s’est pas­sé pour la gui­tare élec­trique, Leo Fen­der fait fi­gure de pion­nier lors­qu’il conçoit « La Fen­der Pre­ci­sion », au dé­but des an­nées 50. Ce pre­mier mo­dèle de basse élec­trique mo­derne af­fiche une rup­ture to­tale avec les « acous­tiques élec­tri­fiées » (fi­gure 1). L’ins­tru­ment de­vient por­table, il est équi­pé de mi­cros ma­gné­tiques et… ne pos­sède au­cune caisse de ré­so­nance ! Il ne de­mande plus qu’à être sé­rieu­se­ment am­pli­fié et, pour ce­la, il lui faut ab­so­lu­ment un am­pli spé­cia­li­sé ; « Le Fen­der Bass­man » est né. La basse est alors réel­le­ment de­ve­nue élec­trique !

La Pre­ci­sion pos­sède un grave très or­ga­nique et ser­vi­ra de point d’ap­pui à de nom­breux genres mu­si­caux tels que la pop mu­sic de la pre­mière heure, le reg­gae ou le rock. De nos

jours, elle reste en­core in­dé­trô­nable dans ses do­maines de pré­di­lec­tion. En re­vanche, les mu­si­ciens de jazz, de jazz-rock et de funk lui pré­fé­re­ront as­sez vite la Jazz Bass (fi­gure 2) au son plus in­ci­sif, plus dé­fi­ni et au manche plus fin. Bien en­ten­du, Fen­der ne fe­ra pas ca­va­lier seul bien long­temps et d’autres fa­bri­cants tels que Ri­cken­ba­cker (fi­gure 3) ou Gib­son lui em­boî­te­ront presque im­mé­dia­te­ment le pas en pro­po­sant des al­ter­na­tives à fortes per­son­na­li­tés. Au­jourd’hui, en fai­sant abs­trac­tion des créa­tions ex­cep­tion­nelles de cer­tains lu­thiers in­dé­pen­dants (fi­gure 4),

de nom­breuses grandes marques telles qu’Aria, Gretsch, Mu­sic Man, War­wick ou Ya­ma­ha se sont fait connaître dans ce do­maine. Pour ne ci­ter que les plus connues.

La basse ga­gnant ses lettres de no­blesse, l’offre pou­vait lo­gi­que­ment se di­ver­si­fier. D’un cô­té, la lu­the­rie pro­gresse et s’étoffe, cer­taines élec­tro­niques s’en­ri­chissent de pré­am­plis et de pos­si­bi­li­tés sup­plé­men­taires, alors que d’un autre, naissent des va­riantes de basse avec un nombre plus im­por­tant de cordes. S’ins­pi­rant de cer­taines contre­basses, un Si grave est par­fois ajou­té en

La Jazz Bass. La Pre­ci­sion.

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