Rock en Seine / Let’s dance

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C’est sous un so­leil de plomb en pleine alerte ca­ni­cule et pol­lu­tion que s’est dé­rou­lé le der­nier grand fes­ti­val du mois d’août. Pour cette 14e édi­tion, Rock en Seine avait une fois de plus in­ves­ti le Do­maine Na­tio­nal de St-Cloud (92) pour trois jours de fes­ti­vi­tés, du 26 au 28 août, au son du rock, de la pop, du reg­gae et de l’élec­tro.

Cette an­née les ser­vices de sé­cu­ri­té ont été par­ti­cu­liè­re­ment ren­for­cés afin de sé­cu­ri­ser no­tam­ment les abords cô­té Seine. Les ser­vices de Po­lice avaient d’ailleurs condam­né la voie sur berge la plus proche du fes­ti­val, oc­ca­sion­nant une belle pa­gaille. Une édi­tion par­ti­cu­liè­re­ment réus­sie en termes de fré­quen­ta­tion, car ce sont près de 110 000 fes­ti­va­liers qui sont ve­nus prendre leur dose de bonnes so­no­ri­tés. Cette an­née était pla­cée sous le slo­gan « Let's Dance » en hom­mage à Da­vid Bo­wie. Pour cette oc­ca­sion, un grand dan­cing avait été ins­tal­lé afin de s’exer­cer à maî­tri­ser quelques pas de danse, mais aus­si pour faire guin­cher le pu­blic en fin de soi­rée grâce à des DJ sets en­dia­blés. Le Mi­ni-Rock en Seine, tou­jours aus­si ac­tif, ac­cueillait les en­fants de 6 à 10 ans avec de très nom­breux ate­liers et ani­ma­tions. On sa­lue­ra éga­le­ment la très belle ex­po­si­tion ex­té­rieure Rock’Art. Ain­si de­puis 2009, les pro­gram­ma­teurs de Rock en Seine font ap­pel à des illus­tra­teurs afin de lais­ser libre cours à leurs ima­gi­na­tions pour réa­li­ser une af­fiche sur tel groupe ou tel ar­tiste qui les a ins­pi­rés. Cette an­née Rock’Art s’est as­so­cié à Ur­ban Co­mics, l’édi­teur fran­co­phone du ca­ta­logue amé­ri­cain

Me­nu best-of

Re­tour jour par jour sur les temps forts de cette 14e édi­tion. Le ven­dre­di dé­marre in­ten­sé­ment pour nous avec la pop cap­ti­vante des An­glais de Bas­tille, puis Da­mian « JR. Gong » Mar­ley prend la re­lève, ef­fi­cace et pré­vi­sible. Du gros son qui cogne avec Clutch et Royal Re­pu­blic, ces der­niers nous en­voûtent par leur at­ti­tude af­fir­mée, éner­gique et pré­cise. Les Bir­dy Nam Nam conti­nuent le show mais pour nous sans trop de convic­tion. Il est 23 h, nous nous sé­pa­rons, di­rec­tion la Grande Scène pour les Last Sha­dow Pup­pets, tan­dis que d’autres partent voir la dis­co dance de Break­bot. Le sa­me­di 27, nous dé­mar­rons avec les Cas­seurs Flow­ters par­ti­cu­liè­re­ment en forme, puis sur la scène prin­ci­pale place au rock me­tal de Bring Me The Ho­ri­zon. Il fau­drait en­suite pou­voir se dé­dou­bler pour pro­fi­ter de la pop « made in France » pro­po­sée par Grand Blanc, La Femme et Pa­pooz, qui jouent qua­si en même temps dans des en­droits dif­fé­rents. La fin de soi­rée s’an­nonce ré­jouis­sante avec Mas­sive At­tack sur la Grande Scène, en pro­fi­tant de la pré­sence de Tri­cky avec le groupe, ce qui était at­ten­du de­puis des an­nées. Une pres­ta­tion de haute vol­tige avec des slo­gans vi­déo… On se fau­file pour voir les Naive New Bea­ters qui jouent au même mo­ment mais sur une autre scène. Di­manche 28, nous ar­ri­vons pour dé­cou­vrir une bonne grosse am­biance fes­tive au son de Sum 41. Ça com­mence bien même si les Belges de Ghin­zu nous font re­des­cendre d’un cran. Ig­gy Pop ar­rive et hyp­no­tise le pu­blic de la Grande Scène. Un grand mo­ment de spec­tacle… On ta­pote du pied. Zdar et Boom­bass sont ve­nus dé­fendre Ibi­for­nia, leur der­nier al­bum au sein de Cas­sius (voir page 24). L’édi­tion 2016 va bien­tôt se ter­mi­ner, Foals est sur la Grande Scène, mais bon, pas très trans­cen­dant. Pour fi­nir sur une bonne im­pres­sion, di­rec­tion Soul­wax et Peaches… Mer­ci en­core Fran­çois Mis­son­nier de nous of­frir cette belle sé­lec­tion entre rock, pop et élec­tro… À l’an­née pro­chaine bien évi­dem­ment. Thier­ry De­mou­gin

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