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L’idée de la JI­MI m’est ve­nue en me ren­dant compte, alors que j’avais un pe­tit la­bel et ma­na­geais des groupes, que mes ren­contres avec d’autres per­sonnes exer­çant les mêmes ac­ti­vi­tés que moi me fai­saient avan­cer dans mes pro­jets, grâce aux in­for­ma­tions que je gla­nais. Je me suis aus­si dit que les struc­tures comme la mienne avaient be­soin d’ex­po­si­tion pour mieux faire connaître les ar­tistes qu’elles ac­com­pagnent. J’ai donc pen­sé à réunir tous ces ac­ti­vistes lors d’une jour­née pour que ceux-ci puissent mieux se connaître, échan­ger et faire (re)dé­cou­vrir leurs pro­duc­tions. Étant pro­gram­ma­teur au Fes­ti’Val de Marne, j’ai donc pro­po­sé cette idée au fes­ti­val, qui, compte te­nu de sa phi­lo­so­phie, l’a bien en­ten­du ac­cep­tée. Les pre­mières édi­tions se dé­rou­laient sur une jour­née sous un grand cha­pi­teau pour le sa­lon et dans deux autres struc­tures pour les concerts. Tout d’abord quel est votre rap­port avec le Fes­ti’Val de Marne ?

La JI­MI est un des évé­ne­ments du Fes­ti’Val de Marne. La JI­MI est to­ta­le­ment com­pa­tible avec l’ADN du fes­ti­val, puisque ce­lui-ci a été jus­te­ment créé, en 1986, pour don­ner de la vi­si­bi­li­té et dé­fendre « les ar­tistes à textes » qui, comme Hi­ge­lin, La­villiers, à l’époque n’avaient pas les fa­veurs des mé­dias et étaient très peu sou­te­nus. Le fes­ti­val a été créé pour en quelque sorte dé­fendre les pe­tits, ceux qui n’avaient pas les moyens pour se faire en­tendre. C’est ce que nous conti­nuons de faire avec la JI­MI. Quelles sont les mis­sions de la JI­MI ?

À tra­vers la JI­MI, nous es­sayons de mettre en va­leur les in­dés, ces pe­tites struc­tures qui font vivre la mu­sique avec peu de moyens, mais beau­coup d’éner­gie et de créa­ti­vi­té. C’est pour ce­la que nous avons créé un sa­lon, mais aus­si mis en place des moyens (site, bro­chure et com­mu­ni­ca­tion). Nous es­sayons éga­le­ment de fa­vo­ri­ser la ren­contre et l’échange entre les par­ti­ci­pants et avec le pu­blic. Nous es­pé­rons d’ailleurs que des ap­pren­tis in­dés par­mi le pu­blic se­ront con­for­tés dans leurs choix et que la JI­MI et les ex­po­sants leur don­ne­ront des idées et de l’éner­gie pour créer leurs propres pro­jets. Bien en­ten­du, la JI­MI est aus­si l’oc­ca­sion de faire jouer le maxi­mum d’ar­tistes en concert, comme en show­case. Et puis, dans un sou­ci pé­da­go­gique, nous pro­po­sons des tables rondes et des ren­contres afin que les pu­blics s’en­ri­chissent des ex­pé­riences d’autres et re­partent avec quelques in­for­ma­tions. Pour­quoi avoir choi­si de pro­po­ser l’en­trée gra­tuite ?

Nous sou­hai­tons que le sa­lon, les dé­bats, les ex­pos soient gra­tuits afin que le plus grand nombre puisse dé­cou­vrir, échan­ger avec les in­dés. Nous ne sou­hai­tons pas mettre sous cloche ceux-ci mais vou­lons au contraire fa­vo­ri­ser l’échange. On nous a sou­vent re­pro­ché de ne pas avoir un po­si­tion­ne­ment clair, de ne pas être un simple sa­lon pro­fes­sion­nel ou uni­que­ment un sa­lon grand pu­blic. Notre choix est vou­lu, nous sou­hai­tons que les « pros » se ren­contrent, mais nous sou­hai­tons aus­si que le pu­blic lamb­da, ama­teur de mu­sique, ait éga­le­ment ac­cès à ces ac­ti­vistes et puisse dis­cu­ter avec eux de leurs pro­jets et de leur vi­sion du sec­teur de la mu­sique. Et sur­tout, nous ne vou­lons pas créer un ghet­to uni­que­ment des « al­ter­nos » purs et durs, mais ac­cueillir tous ceux qui se sont tour­nés vers l’in­dé­pen­dance quelles qu’en soient les rai­sons. Ce­pen­dant les concerts sont payants même si l’en­trée n’est pas éle­vée pour voir chaque soir neuf groupes/ar­tistes (10 eu­ros), puisque nous payons aus­si tous les ar­tistes. En quelques chiffres : com­bien de struc­tures se­ront pré­sentes ? Com­bien de vi­si­teurs ?

Cette an­née en­core, nous ac­cueille­rons plus d’une cen­taine d’ex­po­sants et nous at­ten­dons au­tour de 15 000 per­sonnes.

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