Myk­ki

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Au su­jet de ce jeune ar­tiste, an­cien étu­diant en art et au­teur d’un re­cueil de poé­sie, on dit vo­lon­tiers qu’il oeuvre dans un style « queer rap ». Si vous avez lou­pé des épi­sodes, sa­chez que la pre­mière com­pi­la­tion ( C-Ore) de son la­bel, Dog­food Mu­sic Group, est sor­tie en sep­tembre 2015 et pré­sen­tait une poi­gnée d’ar­tistes qui mé­lan­geaient queer rap (donc), harsh noise et ké­ta­mine. Sans vou­loir al­ler trop loin dans les éti­quettes poin­tues, on di­ra que Myk­ki est un peu la face lu­mi­neuse de Tri­cky avec un flow, sou­vent tri­vial (fuck, shit, etc.), sou­te­nu par des cordes lu­mi­neuses et dé­li­cates. Étrange pa­ra­doxe so­nore qui nous en­traîne dans des uni­vers loin du gang­sta rap, de l’agres­si­vi­té exa­cer­bée de cer­taines for­ma­tions amé­ri­caines, même si la vio­lence est tou­jours ici sourde et ex­pli­cite dans les his­toires que nous conte le chan­teur. On re­trouve une col­la­bo­ra­tion avec Wood­kid (aux ma­nettes en tant que co-pro­duc­teur avec Je­re­miah Meece) sur trois titres : le dé­li­rant hip hop ca­ver­neux « My Nene », l’al­tier et un brin me­na­çant « You Don’t Know Me » et la « kin­ky » house de « For The Cunts ». Par­fois la fo­lie ur­baine en­va­hit cette mu­sique qui ré­pond aux codes du hip hop tout en gar­dant ses dis­tances (« Fen­di Band »). Mi­chael Quat­tle­baum Jr ap­porte ain­si de la fraî­cheur à un genre qui en manque par­fois sin­gu­liè­re­ment. k c o r Myk­ki [Dog­food Mu­sic Group / !K7]

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