Gram­pian Re­ver­be­ra­tion Unit Type 636 un am­pli hi-fi pour les pros

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Très rare ré­ver­bé­ra­tion à res­sort, la 636 était uti­li­sée par Pete Town­shend uni­que­ment pour sa ca­pa­ci­té à tordre son si­gnal de gui­tare et par Lee Scratch Per­ry pour « mouiller » ses pro­duc­tions roots reg­gae puis dub, en com­pa­gnie de son fi­dèle Ro­land Space Echo. Sboing !

re­la­ti­ve­ment so­phis­ti­quées. On trouve en ef­fet deux en­trées, en jack, l’une sy­mé­trique et l’autre asy­mé­trique, et deux en­trées auxi­liaires (10 mV / 50 kohms et 500 mV / 1 Mohms), uti­li­sées par Per­ry pour in­tro­duire son écho à bande, quand on n’a, par exemple, qu’une seule en­trée sur un mo­dèle Fen­der. La sor­tie, elle aus­si en jack, convient par­fai­te­ment pour une en­trée am­pli (1 V 600 ohms). Sur la face avant, de gauche à droite : le com­mu­ta­teur (toggle) de mise en marche, un po­ten­tio­mètre Re­ver­be­rate (plus ou moins de ré­verb), puis un voyant blanc (genre je­wel) d’Over­load, qui flashe, puis reste for­te­ment al­lu­mé, en cas de dé­pas­se­ment de ni­veau. Et c’est grâce à cette lampe, dont il ob­serve l’in­ten­si­té, que le gé­nial Pete Town­shend va concoc­ter une dis­tor­sion qui lui est propre, très crun­chy, très proche de celle d’une fuzz. Sa­chant que la 636 est pour­vue de tran­sis­tors au ger­ma­nium et non de lampes, qui gé­nèrent une dis­tor­sion plus « grasse ». Sur la face avant suivent un po­ten­tio­mètre Aux Chan­nel, qui contrôle le ni­veau d’en­trée des deux en­trées Aux, et un po­ten­tio­mètre Mic Chan­nel, pour les deux en­trées, sy­mé­trique et asy­mé­trique. Une ver­sion de la 636 pou­vait fonc­tion­ner sur bat­te­ries 9 V et une autre était ins­tal­lée en mo­dule de rack, avec toutes ses connexions en XLR. En­core plus rares.

Rare res­sort

Pour ce qui est de Pete Town­shend, sa­chez qu’il uti­li­sait cette 636 comme pré­am­pli gui­tare, ra­re­ment comme ré­verb, avant de pi­lo­ter sa ou ses têtes d’am­pli à lampes Hi­watt de re­la­ti­ve­ment faible puis­sance. Cette confi­gu­ra­tion lui per­met­tait de gé­né­rer une dis­tor­sion (sur scène comme en stu­dio) grâce à la­quelle il pou­vait crun­cher ses re­dou­tables po­wer chords, sans que ce­la bave trop et sur­tout en gar­dant une bonne dy­na­mique. Le tube ayant ten­dance à com­pres­ser for­te­ment, ce qui est tout à fait ap­pré­ciable par ailleurs. Pour ce qui est de Lee Scratch Per­ry : ce pro­duc­teur et in­gé­nieur du son (éga­le­ment chan­teur, dan­seur, com­po­si­teur et… bri­co­leur) ré­ver­bé­rait l’écho (Echo­plex puis Ro­land Space Echo RE-201) qu’il uti­li­sait en ex­clu­si­vi­té, et à ou­trance, dans ses pro­duc­tions reg­gae clas­siques (Con­gos, Up­set­ters, Wai­lers, Bob Mar­ley, etc.) au sein de son stu­dio fait main Black Ark. Klaus Blas­quiz

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