Gé­rer sa fan base avec l’ap­pli­ca­tion Sound­birth

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Sound­birth est une start-up tou­lon­naise créée par des mu­si­ciens, c’est ce qui fait sa force. Elle fa­brique une ap­pli­ca­tion pour smart­phone au nom de l’ar­tiste. Elle re­groupe tout son en­vi­ron­ne­ment et sur­tout les ou­tils qui lui per­mettent de gé­rer sa fan base. Nous avons ren­con­tré Mar­tin Hen­riot, co-fon­da­teur de Sound­birth.

La ges­tion de ma fan base de­vien­dra-t-elle l’en­jeu n°1 à l’ave­nir ?

En fait, elle l’est dé­jà pour les ar­tistes. L’in­dus­trie mu­si­cale a tel­le­ment évo­lué ces der­nières an­nées que le rôle du mu­si­cien a été pro­fon­dé­ment mo­di­fié. Il lui est main­te­nant né­ces­saire de gé­rer avec la plus grande at­ten­tion sa fan base : la fi­dé­li­ser, la pé­ren­ni­ser et en­fin l’agran­dir ! S’ap­puyer sur ce socle so­lide pour faire avan­cer un pro­jet mu­si­cal, c’est in­évi­table en 2016 ! Sans fans, l’ar­tiste n’est plus grand-chose.

Alors quelles sont les choses à sa­voir pour bien gé­rer ma fan base ? Là en­core, on y re­vient, la re­la­tion fan à ar­tiste est bâ­tie sur la qua­li­té et non sur la quan­ti­té. C’est un point pri­mor­dial. Cin­quante fans pas­sion­nés valent mieux que mille fol­lo­wers qui ont ten­dance à ne plus voir pas­ser les informations que leur adresse l’ar­tiste. Ce sont pré­ci­sé­ment ces cin­quante fans qui vont faire vivre puis faire par­ta­ger son pro­jet. En par­ler au­tour d’eux fe­ra qu’ils de­vien­dront ses am­bas­sa­deurs, du coup ils fe­ront na­tu­rel­le­ment gros­sir sa fan base.

Mo­ra­li­té : l’ar­tiste doit res­ter proche de ses fans, de­meu­rer ac­ces­sible aus­si et ne pas hé­si­ter à conver­ser avec eux. En­fin, leur dé­li­vrer du conte­nu ex­clu­sif, personnaliser sa re­la­tion avec eux pour les at­ti­rer dans son uni­vers. N’ou­bliez pas que votre com­mu­nau­té de fans fe­ra votre fu­ture car­rière ! (fi­gure 1)

Comment le ser­vice Sound­birth ré­pond-il à cet en­jeu ?

Mar­tin Hen­riot af­firme qu’ « avec l’avè­ne­ment des ré­seaux so­ciaux, il lui est ra­pi­de­ment ap­pa­ru que nous de­ve­nions tous des “fol­lo­wers” de cen­taines de pro­fils, que nous “ai­mions” énor­mé­ment de pages et que le conte­nu de notre fil d’ac­tua­li­tés se ré­su­mait aux quelques der­nières mi­nutes où les gens pos­taient des mes­sages. L’in­for­ma­tion se per­dait donc ins­tan­ta­né­ment. Ap­pli­ca­tion Sound­birth en cours de ré­pé­ti­tion.

Les ré­seaux so­ciaux étant sa­tu­rés et le web de plus en plus vaste, il fal­lait ré­pondre à cette ques­tion dif­fi­cile : comment at­teindre en un clic notre pu­blic ? Étant nous-mêmes mu­si­ciens, tous ces pro­blèmes de com­mu­ni­ca­tion nous tou­chaient par­ti­cu­liè­re­ment. C’est pour­quoi nous avons dé­ve­lop­pé ce sys­tème d’ap­pli­ca­tion. Le prin­cipe est le sui­vant : chaque ar­tiste peut pos­sé­der gra­tui­te­ment sa propre ap­pli­ca­tion smart­phone ! » (fi­gure 2).

Il ajoute : « Nos smart­phones pos­sèdent des cen­taines de fonc­tion­na­li­tés nou­velles et in­tui­tives que le web ne peut of­frir : le par­tage in­té­gré vers les ré­seaux so­ciaux, les SMS ou les mails, un puis­sant sys­tème de no­ti­fi­ca­tion push pour tou­cher son fan di­rec­te­ment au creux de sa main, la géo­lo­ca­li­sa­tion qui aide le fan à se rendre sur le lieu de concert, la syn­chro­ni­sa­tion de toutes les don­nées de l’ar­tiste, l’ac­cès en un clic à son uni­vers, etc. »

Une ap­pli­ca­tion c’est aus­si un nou­veau mo­dèle éco­no­mique of­fert aux mu­si­ciens. Un moyen pour lui de se ré­mu­né­rer et de re­pen­ser sa fa­çon de ga­gner de l’ar­gent ! Et dont l’in­té­gra­li­té des re­ve­nus se­rait re­ver­sée à l’ar­tiste. Eh bien Sound­birth l’a fait !

L’idée du re­ve­nu per­ma­nent

Jus­te­ment, l’ap­pli­ca­tion in­clut dans sa der­nière ver­sion le prin­cipe de l’abon­ne­ment men­suel ac­cep­té par le fan et ver­sé

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