Sub­stance

De so­lides fon­da­tions

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Avec Sub­stance, un ins­tru­ment Kon­takt en­tiè­re­ment dé­dié à la basse dans tous ses états, Out­put nous offre un jo­li pe­tit bi­jou. Si les sons ont été pro­duits à par­tir de tout un ar­se­nal d’ins­tru­ments sam­plés, le ré­sul­tat fi­nal, lui, loin de l’ému­la­tion, reste à la sauce Out­put… Unique.

Après REV, Si­gnal et Ex­hale, voi­ci Sub­stance. Le prin­cipe ? À par­tir de sons de basses acous­tiques et élec­triques, de sec­tions graves de cuivres ou de bois, de syn­thés ana­lo­giques bien gras, de subs, de sound de­si­gn et de nom­breux ef­fets, on crée trois layers in­dé­pen­dants. Cha­cun de ces layers, iden­ti­fié par sa cou­leur (rouge, jaune ou bleu), bé­né­fi­cie de pa­ra­mètres d’édi­tion, d’EQ, de filtres d’ef­fets (Layer FX) et de mo­du­la­tions. Le tout est bien en­ten­du syn­chro­ni­sable au tem­po de l’hôte. Le mix fi­nal dis­pose lui aus­si de ses propres ef­fets (Glo­bal FX) et peut pas­ser par un puis­sant ar­pé­gia­teur. L’uti­li­sa­teur peut en­fin dé­fi­nir des ma­cros qu’il as­signe à quatre sli­ders pou­vant cha­cun contrô­ler six pa­ra­mètres. Sub­stance pèse 4,74 Go, em­barque 300 pre­sets et un sys­tème de fil­trage de ces der­niers par mots clés, sup­porte NKS (Na­tive Kon­trol Standard) et s’ouvre aus­si bien dans la ver­sion com­plète de Kon­takt que dans le Kon­takt Player.

In­ter­face

L’in­ter­face de Sub­stance com­porte plu­sieurs pages aux­quelles on ac­cède par des on­glets (un peu trop à notre goût). Tout en haut, au centre de l’in­ter­face, en cli­quant sur le nom du pre­set ac­tif, on ouvre le na­vi­ga­teur qui per­met de fil­trer les sons par trente cri­tères que l’on peut com­bi­ner, re­strei­gnant ain­si pro­gres­si­ve­ment le nombre pos­sible d’élus. À gauche du nom du pre­set on ac­cède à Ma­cro et Arp, sur les­quels nous re­vien­drons plus loin. Sous le nom du pre­set, on trouve une ran­gée de six on­glets, cha­cun ou­vrant sa fe­nêtre d’édi­tion. De gauche à droite, il s’agit de : Main,

Edit, EQ, Filter, FX et Rhythm. À par­tir de la fe­nêtre Main (fi­gure 1), orien­tée jeu plus qu’édi­tion, on ac­cède ra­pi­de­ment à un en­semble de ré­glages. En par­tant du centre vers la pé­ri­phé­rie, on peut ain­si pour chaque layer agir sur le mute, le vo­lume et chan­ger à la vo­lée de son avec les flèches droite/gauche. C’est aus­si là que l’on ac­cède aux quatre sli­ders de ma­cros, que l’on pro­gramme dans la fe­nêtre épo­nyme (fi­gure 2). Les fe­nêtres Edit, EQ, Filter et FX pro­posent pour chaque layer, iden­ti­fiable par sa cou­leur, des ré­glages standard : en­ve­loppe ADSR, pan, ste­reo spread, ac­cord (+/- 1 oc­tave et fine tune) plus sample start pour Edit. Trois EQ (low, mid et high) par layer et en glo­bal pour EQ. Dix types dif­fé­rents de filtre pour les layers et un passe-haut / pas­se­bas en glo­bal pour Filter. FX pro­pose six ef­fets par layer (Dis­tort, Mo­tion, Pitch, Comp, De­lay et Re­verb) et quatre en glo­bal (les mêmes sans Mo­tion ni Pitch).

Rhythm et Ar­peg­gia­tor

Dans la fe­nêtre Rhythm (fi­gure 3), on confi­gure et mixe toutes les mo­du­la­tions. Celles des layers et du glo­bal. Le « Mo­du­la­tion Mixer » agit sur le vo­lume, Dis­tor­tion Bite, cu­toff, et ré­so­nance du filtre. Le « Mo­du­la­tion Edi­tor » se­ra quant à lui la source qui se­ra ap­pli­quée à tous les pa­ra­mètres du mo­du­la­tion mixer, sui­vant leur do­sage ac­tif. Deux op­tions pour le pro­gram­mer : LFO (on peut des­si­ner la courbe) et step se­quen­cer (32 pas max). Le bou­ton Re­trig­ger fait un re­set sur les mo­du­la­tions chaque fois que l’on joue une nou­velle note. S’il est désac­ti­vé, la mo­du­la­tion se pour­suit quand on change de note, sans être ré­ini­tia­li­sée. Pour ajou­ter un peu de vie, un se­cond step se­quen­cer (à 16 pas max), nom­mé « Flux », in­duit des fluc­tua­tions (d’ou son nom) dans la fré­quence de la mo­du­la­tion glo­bale. Le chan­ge­ment se fait à des vi­tesses al­lant de la me­sure à la dou­ble­croche. Il se dé­clenche lors­qu’une note est jouée et se ré­ini­tia­lise lors­qu’on la re­lâche. En­fin que se­rait une basse sans ar­pé­gia­teur ? Ar­peg­gia­tor (fi­gure 4), avec ses 64 pas ré­glables en vé­lo­ci­té, un jeu de 24 pat­terns, pro­pose douze styles de play-back : Pe­dal Tone, Up, Down, Up-Down, Down-Up, Ran­dom, Chord, Zig­Zag Up, Zig­Zag Down, Zig­Zag Up-Down, Zig­Zag Down-Up et As Played. Pe­tit bé­mol : on au­rait ai­mé pou­voir al­ler un peu plus loin dans la pro­gram­ma­tion, et pour­quoi pas char­ger des pistes MI­DI.

Sub­stance, vé­ri­table usine à basse, de­vrait sé­duire les mu­si­ciens en quête de gros sons ryth­miques et bien mo­du­lés. Les sons d’usine sont par­faits comme base de dé­part, d’au­tant qu’ils sont fa­ci­le­ment cus­to­mi­sables. En­core une réus­site si­gnée Out­put. Pierre Es­tève

Ar­peg­gia­tor.

Ma­cro. Rhythm.

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