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Pour­quoi vous ne tour­nez pas avec Blan­ka ?

Mr Gib : Tout bê­te­ment pour des pro­blèmes de plan­ning, il a plein de pro­jets à cô­té en prod, avec Guts, Chee­ko & Blan­ka, Ju­keBox Cham­pions, c’est aus­si lui qui a réa­li­sé le der­nier al­bum d’Hip­po­campe Fou… on est tous un peu mul­ti­cas­quettes ! Qu’est-ce qui ca­rac­té­rise LFE ?

Mr Gib : La par­ti­cu­la­ri­té de notre groupe est qu’on fait tout en au­to­prod, on a créé un la­bel avec Chom­sky et oO­go – No­wa­days –, Blan­ka pos­sède un stu­dio de mas­te­ring à Al­fort­ville et moi-même j’ai mon­té une struc­ture d’en­re­gis­tre­ment et de mixage Porte de Mon­treuil au­tour d’une Neve et de nom­breux pé­riphs qui s’ap­pelle One Two Pass It. Ce­la fait qu’on est très com­plé­men­taires. C’est gé­né­ra­le­ment moi qui com­mence, j’en­re­gistre, je mixe, Blan­ka mas­te­rise, le reste du groupe fait toute la par­tie la­bel et on as­sure la prod en­semble. Où as-tu fait ta for­ma­tion ?

Mr Gib : À l’ori­gine je viens de Mar­seille comme oO­go et Blan­ka qui étaient des potes de ly­cée. On a étu­dié à la SAE de La Plaine St-De­nis il y a dix ans et c’est là où l’on a ren­con­tré Vincent. J’ai en­chaî­né avec beau­coup de tour­nées en tant qu’in­gé-son fa­çade et je me suis ar­rê­té pour mon­ter le stu­dio pen­dant qu’ils dé­ve­lop­paient le la­bel. Quelle est l’ori­gine de No­wa­days ?

Chom­sky : Au dé­part, en 2010, il s’agis­sait juste de pro­duire notre mu­sique avec la sor­tie du pre­mier vo­lume de La Bou­lan­ge­rie, on pen­sait que ce se­rait le seul et puis on a fait une belle ren­contre avec Fa­kear, ce qui a en­clen­ché nos dé­ve­lop­pe­ments ex­té­rieurs. Vous avez bé­né­fi­cié d’une aide par­ti­cu­lière ?

Chom­sky : On a été conseillés pour mon­ter la struc­ture, mais pour la par­tie dé­ve­lop­pe­ment d’artistes, on est par­tis de zé­ro.

oO­go : Je me sou­viens qu’on fai­sait la pro­mo à la mai­son avec Vincent en se ser­vant d’un guide avec les contacts des jour­na­listes qu’on ap­pe­lait : « Bon­jour, on doit vous en­voyer un CD, ça se passe comment ?… » On igno­rait tout du bu­si­ness ! En deux/trois an­nées, No­wa­days a pris l’am­pleur qu’il a main­te­nant, pour de­ve­nir un vrai la­bel à part en­tière et pas juste un moyen de s’au­to­pro­duire. On a une quin­zaine d’artistes en si­gna­ture et tout va très vite puis­qu’on en ar­rive presque à une sor­tie tous les mois. Nous avons Phazz qui tra­vaille en duo avec Eve­ry­days, Un­no, Ju­mo, Clé­ment Ba­zin qu’on vient de sor­tir, Dou­ch­ka, Le Vas­co, etc. Il y a beau­coup de nou­veaux ta­lents par­mi vos pou­lains…

oO­go : On ne fait pra­ti­que­ment que du dé­ve­lop­pe­ment, mis à part Fa­kear et LFE, il n’y a qua­si­ment que des pre­miers ou deuxièmes EP. Avez-vous une orien­ta­tion par­ti­cu­lière dans vos choix ?

oO­go : Nous-mêmes étant artistes, on a com­men­cé par des gens avec qui on col­la­bo­rait ou que l’on croi­sait sur un concert. Il ne s’agit pas for­cé­ment d’un « style » de mu­sique, même si les pre­miers mu­si­ciens ve­naient de la même scène beat­ma­king que nous, mais c’est en train de s’élar­gir de plus en plus en di­rec­tion de nos goûts mu­si­caux qui sont as­sez larges. Il reste une es­pèce de fa­çon de faire, une ap­proche de la mu­sique qui nous est propre.

Chom­sky : Comme on a gros­si plu­tôt or­ga­ni­que­ment, on n’a ja­mais été du genre chas­seur de têtes à dire « Il faut qu’on signe des artistes », parce que ça

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