38 per­sonnes ar­rê­tées pour tra­fic de drogue

L'Écho Républicain - - Le Fait Du Jour -

Le res­pon­sable de l’en­quête de po­lice a confir­mé, hier, que trente­huit per­sonnes ont été in­ter­pel­lées, de­puis mar­di, à la suite du dé­man­tè­le­ment d’un ré­seau de tra­fic de stu­pé­fiants opé­rant en Seine­Ma­ri­time et dans l’Eure. Quatre ont d’ores et dé­jà été mises en exa­men et pla­cées en dé­ten­tion pro­vi­soire. Le coup de fi­let a tou­ché, pré­cise l’en­quê­teur, les trois re­ven­deurs prin­ci­paux, leurs com­pagnes des se­mi­gros­sistes et des pe­tits re­ven­deurs. La tête de ré­seau est un Rouen­nais de 27 ans. « Lors des dif­fé­rentes per­qui­si­tions, nous avons sai­si près de 30 kg de co­caïne, hé­roïne et de can­na­bis, huit armes dont deux armes de guerre, ain­si que 100.000 € d’avoirs cri­mi­nels, dont cinq voi­tures ». Les tra­fi­quants au­raient écou­lé 30 kg de stu­pé­fiants pour un bé­né­fice net de 500.000 € en six mois, sa­chant qu’ils au­raient lan­cé le tra­fic il y a deux ans.

Ja­mel Am­raoui se consi­dère comme un bon sa­ma­ri­tain. Mais pour la jus­tice, c’est un vo­leur. Le 6 no­vembre 2016, il s’in­tro­duit, avec un com­plice, chez un couple d’oc­to­gé­naires et leur fille han­di­ca­pée, à Lui­sant. Deux bar­reaux d’une fe­nêtre du ga­rage sont cas­sés. Le pré­ve­nu semble à l’aise de­vant les juges : « Je n’ai rien vo­lé. Et d’ailleurs, pour­quoi le fe­rais­je ? C’est le ma­ri de la dame qui m’a ou­vert le por­tail en me di­sant que des gens avaient pé­né­tré chez lui. Je suis ren­tré pour l’ai­der ». Pour­tant, le jour du cam­brio­lage, il voit des po­li­ciers pré­ve­nus par des voi­sins qui ont aper­çu un homme sau­ter par­des­sus le mur. Il tente de s’en­fuir, et se re­trouve nez à nez avec un po­li­cier, qui lui or­donne, arme au poing, de ne pas bou­ger. Mais il « Si vous n’avez rien à vous re­pro­cher et que vous ai­diez sim­ple­ment ce vieux couple, pour­quoi avez­vous fui la po­lice ? », ques­tionne le juge. « Je ne sa­vais pas que c’était des po­li­ciers, à la base ». Lors du trans­fert hou­leux au com­mis­sa­riat, les po­li­ciers s’aper­çoivent que Ja­mel Am­raoui ap­pelle quel­qu’un au té­lé­phone : « Il di­sait qu’il sai­gnait et qu’il fal­lait qu’on ar­rête de le frap­per ». Ar­ri­vé au com­mis­sa­riat, il re­fuse d’être fouillé et me­nace : « Donne­moi ton ma­tri­cule, toi, t’es mort. » Il tente de s’en­fuir pour la deuxième fois en réus­sis­sant à faire glis­ser sa me­notte avec l’eau qu’il a ré­ Les re­la­tions entre une mère et son fils peuvent être très ju­teuses. Âgé de 74 ans, le fils, qui vi­vait avec sa mère de 93 ans, à Brou, lui vole plus de 100.000 € entre 2012 et 2015. La vieille dame, presque aveugle et sourde, ne s’aper­çoit de rien. « Elle est faible et vul­né­rable », se­lon le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique : « À plu­sieurs re­prises, même, elle n’a rien à man­ger ». Le fils a ten­té d’ob­te­nir une pro­cu­ra­tion sur les comptes de sa mère. Ce­la met la puce à l’oreille de la conseillère fi­nan­cière et, plus tard, des aides mé­na­gères. « Je re­grette cette ges­tion », as­sure l’homme, lui aus­si re­trai­té. Avec une re­traite d’en­vi­ron 3.000 € brut par mois, la si­tua­tion fi­nan­cière de la vieille dame, sous tu­telle de­puis 2016, « se pré­ca­rise », ex­plique l’avo­cat de son tu­teur. Le fils ef­fec­tue des re­traits de plus de 47.000 € ain­si que des vi­re­ments. Des fac­tures sont im­payées et des achats sur In­ter­net de plus de 20.000 €, « ab­so­lu­ment pas né­ces­saires à la vie cou­rante », sont ef­fec­tués… « Ce fils, qui pro­fite al­lè­gre­ment de sa mère en di­la­pi­dant son ar­gent, pour, entre autres, fi­nan­cer son ad­dic­tion aux jeux, a cher­ché à l’iso­ler », s’in­digne le pro­cu­reur.

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