In­dis­cré­tions : les des­sous de l’ac­tua­li­té

L'Écho Républicain - - La Une -

BON PAIN.

Et si un mu­sée de la bou­lan­ge­rie voyait le jour à Chartres ? Lors de sa vi­site au sa­lon des Ar­ti­sa­nales de Chartres, ven­dre­di, Mu­riel Pé­ni­caud, mi­nistre du Tra­vail, a été in­ter­pel­lée par Pierre Le Ba­gousse, bou­lan­ger à Chartres. Au fil de la conver­sa­tion, le bou­lan­ger a mis sur le ta­pis ce su­jet qui lui tient à coeur. La mi­nistre s’est alors re­tour­née vers le maire de Chartres. « J’y suis fa­vo­rable et c’est un fils et pe­tit-fils de bou­lan­ger qui vous le dit. Je vous le dis par es­prit de fa­mille. » L’édile s’est em­pres­sé de conclure : « Faites-moi un dos­sier et on en parle. » Après le con­ser­va­toire de l’agri­cul­ture, Chartres pour­rait donc ac­cueillir, dans les an­nées à ve­nir, un nou­veau mu­sée très spé­cia­li­sé. Après tout, rien de sur­pre­nant en Beauce.

TI­RÉ PAR LES CHE­VEUX.

Les mi­li­tants de LREM n’ont pas fait en­core leur ren­trée à Dreux. Ils ont quand même poin­té le bout de leur nez sur Twit­ter, le week-end der­nier. Ils ont pu­blié une pho­to de la Grande-Rue trem­pée de pluie et dé­serte de pas­sants aux alen­tours de 10 heures, en l’ac­com­pa­gnant d’un com­men­taire sur une Saint-De­nis qui ne se­rait plus ce qu’elle était. « C’était mieux avant » ne sied guère au pro­fil des mar­cheurs. Et c’est un peu ti­ré par les che­veux de prendre une pho­to le di­manche ma­tin dans la seule rue où la bra­de­rie des en­fants n’est pas ins­tal­lée !

MU­SIQUE ET PO­LI­TIQUE.

Lan­cés en 2017 par la Ville de Châ­teau­dun, les ren­dez-vous gra­tuits Brin de live se dé­clinent en été mais aus­si en hi­ver. « Nous fai­sons dé­cou­vrir des ar­tistes en gar­dant une exi­gence de qua­li­té. Je ne pense pas que je se­rai pro­gram­mé un jour et que je mon­te­rai sur scène… sauf si Fa­bien Ver­dier fait la pre­mière par­tie ! », plai­sante le maire (DVD) Alain Ve­not. Grand fan des “3 B” (Jacques Brel, Georges Bras­sens et Guy Béart), il au­ra le temps de prendre des cours de chant après 2020, vu qu’il ne bri­gue­ra pas un sixième man­dat. Fa­bien Ver­dier, conseiller mu­ni­ci­pal (DVG) d’op­po­si­tion, rêve de lui suc­cé­der, mais Alain Ve­not es­time qu’il ne connaît pas la mu­sique. Sou­sen­ten­du qu’il n’a pas suf­fi­sam­ment d’ex­pé­rience…

EF­FET SE­CON­DAIRE. Le per­son­nel des Hô­pi­taux de Chartres l’a consta­té : les en­fants qui partent au bloc opé­ra­toire en voi­tu­rette élec­trique (voir notre édi­tion du 3 oc­tobre) sont beau­coup moins stres­sés. Les voir rou­ler dans les cou­loirs du site Pas­teur, au Cou­dray, sans même un re­gard vers leurs pa­rents est même im­pres­sion­nant. En re­vanche, cer­tains en­fants ar­ri­vés dans la salle d’opé­ra­tion ne veulent plus quit­ter la voi­ture qu’ils conduisent, au point de pleu­rer pour y res­ter. Un “ef­fet se­con­daire” au­quel per­sonne n’avait pen­sé.

LEIT­MO­TIV. Ce n’est un se­cret pour per­sonne : Gé­rard Ha­mel aime le bâ­ti­ment. Le maire LR de Dreux adore en­fi­ler un casque de chan­tier, po­ser des pre­mières pierres et n’hé­site pas à pous­ser des coups de gueule si les tra­vaux n’avancent pas as­sez vite. Il n’en est que plus in­quiet de la nou­velle loi sur le lo­ge­ment et de la baisse des APL. Des me­sures qui, se­lon lui, vont frei­ner la construc­tion et la ca­pa­ci­té d’in­ves­tis­se­ment des of­fices HLM. Et, pour ré­su­mer sa pen­sée, l’ex­pré­sident de l’Agence na­tio­nale de la ré­no­va­tion ur­baine (ANRU) ré­pète vo­lon­tiers une maxime qu’il a faite sienne : « Quand le bâ­ti­ment va, tout va » !

L’ENA. Gé­rard Ha­mel n’a pas fait l’ENA. Le maire de Dreux a ten­dance même à sou­rire des énarques, même si son pas­sage à la pré­si­dence de l’Agence na­tio­nale de la ré­no­va­tion ur­baine (ANRU) lui a ap­pris à ap­pré­cier leurs qua­li­tés in­tel­lec­tuelles et leurs mé­thodes de tra­vail. Mais, ven­dre­di ma­tin, le maire LR de Dreux a eu l’im­pres­sion de pas­ser le grand oral. Un ju­ry com­po­sé des di­ri­geants de l’ANRU, de re­pré­sen­tants du mi­nis- tère du Lo­ge­ment, de la caisse des dé­pôts et consi­gna­tions… un aréo­page d’énarques qu’il a fal­lu convaincre. Non pour dé­cro­cher un di­plôme, mais 50 mil­lions d’eu­ros afin de ré­no­ver les quar­tiers de Dreux et de Ver­nouillet.

FRAN­CIS DU­BOIS VA SIÉ­GER À CH­TEAU­DUN.

Fran­cis Du­bois as­sis­tait, jus­qu’à pré­sent, dans le pu­blic aux réunions du Con­seil mu­ni­ci­pal de Châ­teau­dun. Il au­ra l’oc­ca­sion de sié­ger à son tour à la table de la ma­jo­ri­té mu­ni­ci­pale. Le di­rec­teur des ser­vices tech­niques de l’of­fice HLM fe­ra son en­trée à l’as­sem­blée com­mu­nale lors de la pro­chaine séance. En­ga­gé sur la liste “Pour chaque Du­nois”, en 2014, il rem­pla­ce­ra Kel­ly Lo­chon, qui vient de dé­mis­sion­ner. « Il était le sui­vant sur la liste », in­dique le maire, Alain Ve­not : « Kel­ly Lo­chon n’avait plus le temps né­ces­saire à consa­crer à sa mis­sion. Il n’y a au­cune rai­son po­li­tique à son dé­part. » À ceux qui s’éton­ne­raient de voir qu’un di­rec­teur de l’of­fice HLM puisse de­ve­nir conseiller mu­ni­ci­pal, Alain Ve­not rap­pelle que la struc­ture est, dé­sor­mais, pas­sée sous gi­ron in­ter­com­mu­nal et qu’un an­cien ad­joint de Di­dier Hu­guet avait lui-même été élu alors qu’il oc­cu­pait pré­cé­dem­ment les fonc­tions de Fran­cis Du­bois.

EN AT­TEN­DANT NOËL. Chez Dam­mann Frères, c’est dé­jà Noël, ou presque. La mai­son de thé fran­çaise, qui a son siège à Dreux, a dé­jà sor­ti son ca­len­drier de l’Avent 2018, ven­du au prix de 22 €. Elle a choi­si, cette an­née, le thème de la cou­ronne de l’Avent pour faire dé­cou­vrir aux ama­teurs, vingt-quatre de ses mé­langes de thé ou in­fu­sion. Une sé­lec­tion dif­fé­rente de celle de l’an der­nier avec neuf nou­velles sa­veurs par­mi les­quelles un thé blanc poire mar­ron gla­cé. À ceux qui trouvent que ce ca­len­drier ar­rive bien tôt, Dam­mann ex­plique s’être adap­té à la de­mande : « Nous re­ce­vons des mes­sages à ce pro­pos de­puis sep­tembre. » Reste à at­tendre le 1er dé­cembre sans cra­quer !

SUR­PRISE. Il y a des pe­tits ma­lins par­tout… qui ne le sont pas for­cé­ment. C’est Maud-Cer­clé Fra­val, chef d’es­ca­dron de la com­pa­gnie de gen­dar­me­rie de Châ­teau­dun, qui ra­con­tait cette anec­dote, jeu­di soir, à Ar­rou. Lors d’une pré­cé­dente réunion d’in­for­ma­tion sur la par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne, elle a re­mar­qué dans le pu­blic une per­sonne désa­gréa­ble­ment connue de ses ser­vices pour des cam­brio­lages. Un fléau que cherche à com­battre jus­te­ment ce dis­po­si­tif mis en place par la gen­dar­me­rie en 2011 sur le dé­par­te­ment et en 2013 dans le Pays du­nois. Ré­tros­pec­ti­ve­ment, ce­la a prê­té à sou­rire. Mais la com­man­dante en a pro­fi­té pour rap­pe­ler que la gen­dar­me­rie s’as­sure bien que « les ré­fé­rents, qui se portent vo­lon­taires, doivent être dignes de confiance ». Sur l’ar­ron­dis­se­ment de Châ­teau­dun, 2.000 per­sonnes par­ti­cipent à cette ac­tion de pré­ven­tion de proxi­mi­té.

C’EST CE­LUI QUI LE DIT QUI…

De­ve­nu chef du groupe de droite qui n’est pas dans l’op­po­si­tion au pré­sident Claude Té­roui­nard (LR), tout en re­fu­sant de re­joindre le groupe du pré­sident, Gé­rard Sou­ris­seau pose la ques­tion dans notre édi­tion de lun­di : « Nous avons des in­quié­tudes face à cer­tains pro­jets comme la ré­in­for­ma­ti­sa­tion des col­lèges. En juin 2018, nous étions tom­bés d’ac­cord sur un plan à 7 mil­lions d’eu­ros. En sep­tembre 2018, on nous parle plu­tôt de 15 mil­lions d’eu­ros. Il y a sans doute une jus­ti­fi­ca­tion, mais on vou­drait la connaître. » Le Con­seil dé­par­te­men­tal doit en ef­fet dé­bour­ser 15 mil­lions pour re­mettre à ni­veau ce qu’un contrat si­gné par la ma­jo­ri­té pré­cé­dente n’a pas as­su­ré. Sur­prise d’un autre conseiller dé­par­te­men­tal : « La schi­zo­phré­nie nous guette : ce­lui qui pose la ques­tion était pré­sident de la com­mis­sion des col­lèges de 2008 à 2015. Qui mieux que lui peut avoir la ré­ponse ? » Peut-être que c’est ce qu’on ap­pelle un “bug” pour ce­lui qui a aus­si été prin­ci­pal de col­lège…

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