Un des trois dé­par­te­ments re­nâcle

L'Éclaireur du Gâtinais (Loiret) - - En Gâtinais - La. B.

La pré­ven­tion des inon­da­tions est en train de naître con­crè­te­ment. Comment ? Via la taxe dite Ge­ma­pi. Même si tout le monde ne l’a pas vo­tée, comme l’in­ter­com­mu­na­li­té du Pays de Ne­mours, pas d’ac­cord sur son fonc­tion­ne­ment…

◗ Cons­ti­tuer un « tronc com­mun » pour Loi­ret, Yonne et Seine­et­Marne afin de pré­ve­nir les inon­da­tions, tel est le tra­vail que mène l’ac­tuel Siv­lo, le Syn­di­cat in­ter­com­mu­nal de la Val­lée du Loing. C’est une condi­tion sine qua non afin de muer en un Éta­blis­se­ment pu­blic d’amé­na­ge­ment et de ges­tion des eaux – au­tre­ment dit un EPAGE. Et sans EPAGE, pas de pré­ven­tion des inon­da­tions.

Ne­mours fait bar­rage

Pour ce faire, comment faire au­tre­ment que de pas­ser par la case taxe ? Celle que pro­jette de pré­le­ver le Siv­lo s’élève à 3 € par ha­bi­tant. Mieux, un ta­rif de 2,27 € par ha­bi­tant a même été pré­sen­té par le pré­sident de l’In­ter­co du Pays de Ne­mours. Mais ce ta­rif a été re­pous­sé voi­ ci quelques jours !

Pour­quoi ? Dé­pu­tée de Ne­mours, Va­lé­rie La­croute le dit haut et fort : elle en­gage un bras de fer. « Le Siv­lo de Montargis a im­po­sé le mon­tant de la taxe dans son coin, sans nous as­so­cier. Dans l’in­té­rêt de notre ter­ri­toire, je veux avoir une réunion avec le Siv­lo pour sa­voir com­bien l’EPAGE nous coûte vrai­

ment ».

La taxe pas­se­ra dans l’im­pôt

Quel im­pact a eu cette at­ti­tude sur le pré­sident du Siv­lo, Be­noit Di­geon ? Nous nous sommes tour­nés vers lui. Il n’a pas cil­lé.

« De toute fa­çon, la loi est claire : la pré­ven­tion des inon­da­tions doit se faire. La taxe n’a pas été vo­tée ? Qu’à ce­la ne tien­ ne ! Soit elle passe par la Ge­ma­pi, soit par le bud­get propre des EPCI. L’Ag­glo­mé­ra­tion mon­tar­goise, par exemple, n’a pas en­core sta­tué à ce su­jet. Elle de­vra comp­ter sur un mon­tant d’en­vi­ron 195.000 €. Mais ce­la se­ra comme pour Ne­mours, ce­la se fe­ra. Et, comme pour les or­dures mé­na­gères, ce­la pas­se­ra par la feuille d’im­pôts ».

La ques­tion qui fâche vi­si­ble­ment du cô­té de Ne­mours est : à quoi ser­vi­ra cet ar­gent ? Ré­ponse du pré­sident du Syn­di­cat in­ter­com­mu­nal de la val­lée du Loing : « Au fi­nan­ce­ment de nos di­verses études, de trans­port sur le ter­rain, que nous ob­ser­vons de près, aux frais de fonc­tion­ne­ment, de per­son­nel »… Et ce n’est pas peu dire, car le Siv­lo vient jus­te­ment de com­bler un manque criant de tech­ni­ciens ri­vière en Seine­etMarne… puisque ce dé­par­te­ment n’en avait pas un seul.

Le SIV­LO est pas­sé cette an­née à dix sa­la­riés :

Ch­ris­telle Ja­quet, di­rec­trice ad­mi­nis­tra­tive et fi­nan­cière ; Ke­vin Agne­lot, tech­ni­cien ri­vière sur la zone de Pui­saye­For­terre, pour les sources du Loing, de l’Ouanne et du Bran­lin ; Claire Meillan (qui était au Pays gâ­ti­nais) cô­té Seine­et­Marne pour la par­tie du Lu­nain et de l’Or­vanne des­cen­dant vers Mo­ret­sur­Loing ; et Sté­phane Bick, tech­ni­cien du Fu­sain et du Loing jus­qu’à Mo­ret­sur­Loing, lui aus­si.

L’en­semble des élus des com­munes du bas­sin du Loing en visite aux cô­tés du Siv­lo, voi­ci quelques jours. La Seine-et-Marne vient de se dis­tin­guer en ne vo­tant pas la taxe Ge­ma­pi.

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