Éric Guillot et son goût pour la dé­ri­sion

L'Éclaireur du Gâtinais (Loiret) - - Spectacles Et Loisirs - J.-M. T.

De nou­veaux livres de cet au­teur de Ville­man­deur ré­vèlent son re­gard caus­tique sur le monde. Un oeil ja­mais cy­nique, et même sou­vent tein­té de bien­veillance. Ses écrits n’ont d’autre am­bi­tion que d’ap­pe­ler la joie.

◗ Il y a le chef de fa­mille et l’observateur de notre so­cié­té. De ses ex­pé­riences, Éric Guillot a ti­ré un goût pro­non­cé pour la dé­ri­sion. Même quand les dif­fi­cul­tés pleuvent et que le sort s’acharne, il tient le cap… grâce à l’écri­ture. Au quo­ti­dien, il note des anec­dotes, qu’il met en forme de ma­nière sur­pre­nante dans des ou­vrages comme des bulles d’oxy­gène.

Ins­tal­lé à Ville­man­deur après avoir vé­cu long­temps dans le quar­tier de Vé­sines, ce jeune quin­qua­gé­naire ai­guise son goût pour l’écri­ture de­puis près de 15 ans. « J’ai com­men­cé par deux re­cueils de poé­sie et de chan­sons à texte que j’ai au­toé­di­tés ».

Puis est ve­nu le re­gistre des livres pour en­fants. Deux ou­vrages pé­da­go­giques ap­pellent à ré­pondre à des de­vi­nettes. De­vi­nez qui je suis et De­vi­nez mon mé­tier sont pu­bliés aux Édi­tions de l’Écluse.

Une écri­ture pour le théâtre ?

Au­jourd’hui, Éric s’épa­nouit dans un autre re­gistre. Dans Gil­bert Tou­chard rien (338 p., 20 €), il évoque un homme qui, pre­nant tout à la lé­gère, trans­met sa joie de vivre à son fils, avec des consé­quences in­at­ten­dues. « Les Édi­tions du Net, avec qui je tra­vaille dé­sor­mais, ont clas­sé mon tra­vail dans la ru­brique “théâtre”. « Je pense que l’on se rap­proche ef­fec­ti­ve­ment d’un scé­na­rio que l’on peut pro­je­ter sur un spec­tacle vi­vant ».

D’ailleurs, Éric Guillot livre ma­tière à de nom­breux sketches dans C’est vrai que je n’y com­prends rien. Dans la vie, on dit sou­vent que… (14 €, 166 p.)

Et voi­là que sort « MDR » cette an­née (302 p., 21 €). Ce sigle (pour « mort de rire » dans le lan­gage SMS) ponc­tue une im­por­tante sé­rie de blagues. Mises en pages, elles sont re­pré­sen­tées sous la forme d’un dia­logue tel qu’il s’affiche sur un écran de smart­phone…

« Réin­ven­tons les rap­ports hu­mains en trans­gres­sant les in­ter­dits par la dé­ri­sion puis l’eu­pho­rie que sus­cite le rire », sug­gère l’au­teur. « Notre vi­sion de la vie de­vien­dra alors plus joyeuse, plus agréable et par consé­quent plus apai­sante ».

L’au­teur ici avec « MDR », son der­nier bé­bé.

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