Des contrôles chaque jour dans le Mon­tar­gois

L'Éclaireur du Gâtinais (Loiret) - - La Une - La. B.

Ven­dre­di après-mi­di, vous avez peut-être vu les gen­darmes à Dor­dives et à Fon­te­nay-sur-Loing. Y avait lieu une des in­nom­brables opé­ra­tions de contrôle rou­tier.

◗ Chaque jour, dans l’ar­ron­dis­se­ment, se dé­roule une opé­ra­tion de contrôle rou­tier. Pourquoi au­tant ? Parce que, sur ce ter­ri­toire, onze per­sonnes ont trou­vé la mort de jan­vier à juillet. Trop étaient al­coo­li­sées ou n’avaient pas mis leur cein­ture de sé­cu­ri­té.

116 km/heure au lieu de 80 entre Fon­te­nay et Dor­dives

Pour le ca­pi­taine Ma­lan, com­man­dant en se­cond de la Com­pa­gnie de Mon­tar­gis, ce­la ne fait au­cun doute : s’il n’y a pas eu de mort de­puis juillet, c’est parce que la pres­sion des contrôles ne s’est pas af­fai­blie. « Et c’est grâce aux ac­tions conju­guées de la po­lice et de la gen­dar­me­rie, ain­si qu’à la mé­dia­ti­sa­tion de nos opé­ra­tions. Les gens ont trop ten­dance à ou­blier ce qui se passe sur la route », consi­dère celle qui est aus­si une jeune femme qui porte une as­pi­ra­tion : « Nous es­pé­rons pro­té­ger les fa­milles ».

Les contrôles de ven­dre­di après­mi­di ont per­mis d’ar­rê­ter un au­to­mo­bi­liste qui rou­lait à 116 km/heure au lieu de 80. Non pas par ce­lui de Fon­te­nay mais juste après, à Dor­dives, où l’a cueilli le PMO, le Pe­lo­ton mo­to­ri­sé de Pannes.

Pen­dant ce temps, au rond­point don­nant sur l’en­trée d’au­to­route à Fon­ te­nay­sur­Loing, oeu­vraient une di­zaine de mi­li­taires is­sus du PMO de Pannes, de la com­mu­nau­té de bri­gades de Fer­rières­en­Gâ­ti­nais, mais aus­si celle de Bel­le­garde, ain­si qu’un pe­lo­ton de sur­veillance et d’in­ter­ven­tion de la gen­dar­me­rie – le PSIG. Une cen­taine d’au­to­mo­bi­listes ont ici été contrô­lés.

Toutes sortes d’in­frac­tions ont été re­le­vées, dont deux usages de stu­pé­fiants. « Nous y sommes d’au­tant plus sen­sibles que c’est un week­end pro­lon­gé, donc de départ », ex­plique la ca­pi­taine. « Si nous avons le moindre doute, nous pro­cé­dons aux tests de stu­pé­fiants et d’al­coo­lé­mie », confirme le lieu­te­nant Ga­voille, com­man­dant la com­mu­nau­té de bri­gades de Fer­rières­en­Gâ­ti­nais.

Le sous­pré­fet Paul La­ ville était lui aus­si sur le ter­rain, comme il le fait très ré­gu­liè­re­ment, lui­même étant très en­ga­gé dans la lutte contre l’in­sé­cu­ri­té rou­tière. De plus en plus sou­vent, le re­pré­sen­tant de l’État re­lève des dé­fauts de per­mis ; ce fut une fois en­core le cas, avec un per­mis non va­lide sur le ter­ri­toire fran­çais.

Des en­fants pas at­ta­chés ou pas sur leur siège

Le rap­pel du res­pect des dis­tances doit trop sou­vent être fait. Mais il n’y a pas que ce­la qui “pêche”… « Nous sommes très vi­gi­lants quant à tout ce qui concerne les en­fants », rap­porte le ca­pi­taine Ma­ lan : « Et nous sommes tou­jours éton­nés de consta­ter que les gens n’at­tachent pas leurs en­fants, ou mal ; ou en­core que des très jeunes sont à l’avant ; ou qu’ils de­vraient être dans un siège en­fant et qu’ils ne le sont pas ».

Rap­pe­lons donc que tout en­fant doit être pla­cé dans un siège adap­té dès lors qu’il est âgé de moins de dix ans ou qu’il me­sure moins de 1,35 m.

Juste après une in­frac­tion sur les stu­pé­fiants, un vé­hi­cule a été sur­pris rou­lant avec un pneu cre­vé sur sa re­morque. Les gen­darmes font beau­coup de rap­pels de sé­cu­ri­té.

Le sous-pré­fet en était. Ici près du ca­pi­taine Ma­lan.

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