Bar­be­li­vien, le beau ca­deau

L'Éclaireur du Gâtinais (Loiret) - - Courtenay - S. M.

Ven­dre­di soir, Di­dier Bar­be­li­vien, l’un des au­teurs com­po­si­teurs les plus po­pu­laires de France, était là, en chair et en os, de­vant les Cur­ti­niens.

◗ Voi­là le beau ca­deau of­fert par l’École de mu­sique aux Cur­ti­niens : une ren­contre avec Di­dier Bar­be­li­vien. Les grands­pa­rents, les pa­rents étaient aux anges : ils avaient de­vant eux l’in­ter­prète de « Elle », « À toutes les filles » qui, dans les an­nées 80, avaient ca­ra­co­lé en pre­mière place du Top 50. Mais c’est à tous, en­fants et adultes, que la ve­dette rap­pe­la qu’il était l’au­teur de plus de 4.000 chan­sons de­puis 1978, et que ses plus grands in­ter­prètes se nomment Johnny Hal­ly­day ou en­core Cé­line Dion…

Ch­ris­tophe Mi­chaud et Ma­thieu Cho­cat : des liens lo­caux

La ques­tion fuse alors : « Pourquoi Cour­te­nay ? » La ré­ponse est confon­dante de sim­pli­ci­té : « Eh bien, vous al­lez être éton­nés, mais per­sonne ne me l’avait ja­mais de­man­dé ». Et ce­lui qui a de­man­dé à Di­dier Bar­be­li­vien de ve­nir chan­ter mais éga­le­ment ra­con­ter son mé­tier et son par­cours dans la pe­tite salle d’une pe­tite ville, c’est Ch­ris­tophe Mi­ chaud.

Pro­fes­seur de basse et de contre­basse à l’école de mu­sique, ce mu­si­cien fin et pas­sion­né a in­té­gré la formation de Di­dier Bar­be­li­vien il y a peu, di­ri­gée par le Jo­vi­nien Ma­thieu Cho­cat. L’idée d’une « mas­ter class », qui s’est avé­rée être un échange d’une heure en ques­tions ré­ponses avec le pu­blic, sui­vie d’un mi­ni­concert, a alors été pro­po­sée par Ma­ri­do Poyau, la di­rec­trice de l’École de mu­sique, et en­té­ri­née par la mu­ni­ci­pa­li­té. Cette mu­ni­ci­pa­li­té était d’ailleurs, en l’ab­sence du maire, avan­ta­geu­se­ment re­pré­sen­tée par son ad­jointe Sa­bine Gé­rard qui, avec son hu­mour ha­bi­tuel, a ac­cueilli l’ar­tiste avec cha­leur.

Le ré­ci­tal met­tait en va­leur toutes les fa­cettes de Di­dier Bar­be­li­vien à tra­vers des chan­sons ré­centes, très écrites et poé­tiques, des bleuettes plus po­pu­laires, une re­prise d’Az­na­vour très réus­sie, et des tubes gi­gan­tesques écrits pour les autres tels que le « Elle m’ou­blie » qui, créé par Johnny en 1978, al­lait faire sa re­nom­ mée.

Ce­pen­dant, le plus mar­quant fut sans doute cet échange de ques­tions ré­ponses avec le pu­blic, qui don­nait une di­men­sion hu­maine et cultu­relle à l’évé­ne­ment. Simple et cha­leu­reux avec le pu­blic, émou­vant même, l’ar­tiste de 65 ans re­gar­dait sa car­rière dans le mi­roir et avouait avec gen­tillesse, qua­si droit dans les yeux : « Je vous re­mer­cie. C’est grâce à vous que j’ai eu une vie si belle et si confor­table ».

Sa­bine Brault Gé­rard a ac­cueilli avec hu­mour et ai­sance Di­dier Bar­be­li­vien qui a beau­coup par­lé avec le pu­blic, en­fants et adultes, les yeux dans les yeux.

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