FA­BRICE BRÉ­GIER

DI­REC­TEUR GÉ­NÉ­RAL DÉ­LÉ­GUÉ D’AIR­BUS

L'Édition Toulouse de La Tribune - - Les Big Boss -

Fa­brice Bré­gier pour­suit son as­cen­sion. À 55 ans, et à la fa­veur d’une nou­velle ré­or­ga­ni­sa­tion d’air­bus Group an­non­cée en sep­tembre, il de­vien­dra, le 1er jan­vier 2017, di­rec­teur gé­né­ral dé­lé­gué d’air­bus. À cette date, les en­ti­tés Air­bus Group et Air­bus au­ront fu­sion­né, fai­sant de lui l’un des plus hauts cadres de l’in­dus­trie aé­ro­nau­tique mon­diale. Il tra­vaille­ra tou­jours sous l’au­to­ri­té de Tom En­ders, pré­sident du groupe. « En qua­li­té de COO, Fa­brice Bré­gier as­su­me­ra des res­pon­sa­bi­li­tés pour l’en­semble du groupe, par­mi les­quelles la re­dé­fi­ni­tion des opé­ra­tions di­gi­tales ( la par­tie es­sen­tielle du pro­gramme de trans­for­ma­tion du groupe), la chaîne d’ap­pro­vi­sion­ne­ment glo­bale et la qua­li­té » , ex­pli­quait un com­mu­ni­qué au mo­ment de l’an­nonce. Une marque unique Air­bus se­ra alors ap­pli­quée à toutes les en­ti­tés du groupe. Pour rap­pel, c’est en jan­vier 2012 que Fa­brice Bré­gier avait été nom­mé au poste de CEO d’air­bus. À cette époque, Air­bus Group s’ap­pe­lait EADS et, dé­jà, Tom En­ders ne dou­tait pas de ses ca­pa­ci­tés à prendre les rênes de la plus grosse fi­liale du groupe ( 70 % du chiffre d’af­faires to­tal). « C’est un des ma­na­gers les plus ex­pé­ri­men­tés du groupe, il a di­ri­gé MBDA, Eu­ro­cop­ter, il est DG d’air­bus de­puis plus de quatre ans. Je vois peu d’autres di­ri­geants du groupe EADS qui aient une telle ex­pé­rience » , dé­cla­rait-il alors.

PLU­SIEURS DÉ­FIS

Homme de poigne, dis­cret et ferme, Fa­brice Bré­gier doit gé­rer plu­sieurs dé­fis : la réus­site de la mon­tée en ca­dence, la pour­suite et la réus­site des dé­ve­lop­pe­ments de l’a350 et de l’a330­neo et la trans­for­ma­tion d’air­bus sur le plan opé­ra­tion­nel. In­ter­ro­gé par La Tri­bune en juin der­nier sur son bi­lan (dix ans chez Air­bus, six comme di­rec­teur gé­né­ral, puis quatre en tant que PDG), il ré­pond : « Par­mi les dé­fis que nous avons re­le­vés, je ci­te­rais no­tam­ment la re­mise sur pied du pro­gramme A380 et le lan­ce­ment de l’a350 dans un contexte dif­fi­cile pour Air­bus, mais ju­gé de­puis comme l’un de ceux qui ont été les mieux conduits. Pa­ral­lè­le­ment, Air­bus s’est dé­ve­lop­pé à l’in­ter­na­tio­nal, no­tam­ment en Chine et aux États-unis, avec l’im­plan­ta­tion de la chaîne d’as­sem­blage de Mo­bile [ pré car­ré de Boeing, ndlr]. Ces der­nières an­nées ont éga­le­ment été mar­quées par des suc­cès com­mer­ciaux im­por­tants, avec plus de 4 000 com­mandes nettes en­gran­gées au cours de ces trois der­nières an­nées. Ce chiffre re­pré­sente plus du double des avions li­vrés pen­dant la même pé­riode. » Pro­chain ren­dez-vous pour Fa­brice Bré­gier : l’an­nonce des ré­sul­tats 2016. Cette an­née, Boeing pour­rait faire mieux en ma­tière de li­vrai­sons avec un ob­jec­tif de 750 avions li­vrés contre 670 pour Air­bus. n So­phie Aru­tu­nian

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.