Un vrai Pe­tit Ange

leur pre­mière li­cence

L'Équipe - - COUPE DU MONDE 2018 - P. G.

En 1999, Pa­trick Lau­tric, fon­da­teur de l’ES Pe­tits Anges, a vu dé­bar­quer Al­phonse Areo­la, six ans, au pied de la tour Eif­fel et lui a fait si­gner sa pre­mière li­cence. « C’est moi qui fai­sais les ins­crip­tions. C’était un gar­çon gen­til comme tout, très dis­cret, mais il ne goa­lait pas au dé­but ! » Il fau­dra la bles­sure d’un gar­dien pen­dant un tour­noi pour que le pe­tit Pa­ri­sien, dont la mère pré­pare des pe­tits plats phi­lip­pins pen­dant les matches, s’ins­talle dans la cage. « Al­phonse s’est por­té vo­lon­taire et ça lui a plu tout de suite. Dans le foot à 7, c’était des buts de hand et il était très fort aux tirs au but. » C’est dire si l’édu­ca­teur n’a pas été sur­pris de voir, en 2013, Areo­la dé­ci­sif lors de la séance en fi­nale de Coupe du monde des moins de 20 ans ( contre l’Uru­guay, 0- 0, 4- 1aux t. a. b.). « Pe­tit dé­jà, il était très ré­ac­tif, il plon­geait du bon cô­té, il an­ti­ci­pait. Il n’était pour­tant pas élan­cé comme main­te­nant. Il était même un peu ron­douillard. Et il s’af­fir­mait en toute dis­cré­tion, sans faire de bruit. Ques­tion d’édu­ca­tion. » Pas un phé­no­mène, mais ré­gu­lier et so­lide, il res­te­ra sept ans chez les Pe­tits Anges avant de si­gner au PSG. Areo­la est en­core bien pré­sent à l’ESPA – qui a vu pas­ser fur­ti­ve­ment Georges- Ké­vin Nkou­dou en 2006 –, où il sus­cite des vo­ca­tions de gar­diens. Le Pa­ri­sien fi­gure sur la page d’ac­cueil du site du club, au cô­té de Ra­vi­ne­san Dai­shain, son an­cien co­équi­pier de­ve­nu coach, en por­traits peints dans le club- house. Il y est aus­si re­tour­né plu­sieurs fois, en 2014 ou 2017 pour la fête du club. « Il y a re­trou­vé une am­biance ami­cale et fa­mi­liale, sou­rit Pa­trick Lau­tric. Je lui ai of­fert sa pre­mière li­cence et il était content. »

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