Le flou comme atout

Pour réus­sir face aux Bleus, Bert Van Mar­wijk, le sé­lec­tion­neur aus­tra­lien, s'ef­force de ca­cher son onze.

L'Équipe - - COUPE DU MONDE 2018 - BERNARD LIONS

K AZAN ( RUS) – N’en dé­plaisent à leurs sui­veurs, aus­tra­liens pour la plu­part, les Soc­ce­roos sont des lève- tôt. Hier, comme les jours pré­cé­dents, ren­dez- vous avait été don­né dès 10 heures pour as­sis­ter à la confé­rence de presse quo­ti­dienne de deux ou t rois joueurs. Puis aux quinze pre­mières mi­nutes d’un en­traî­ne­ment com­men­cé à la mi- jour­née. Et en­suite ? Plus rien.

Mal­heur à l’étour­di qui au­rait ou­blié de re­gar­der sa montre. Il se re­trouve sou­dain condam­né à res­ter en­fer­mé pen­dant deux heures dans la salle de presse ni- chée au coeur du Tru­do­vye Re­zer­vy Sta­dium de Kazan, le centre d’en­traî­ne­ment de l’Aus­tra­lie. Se­con­dé par un im­po­sant ser­vice de sé­cu­ri­té russe, l’un des trois at­ta­chés de presse de la FFA, la Fé­dé­ra­tion aus­tra­lienne de foot­ball, veille.

C’est que Bert Van Mar­wijk ( 66 ans), son sé­lec­tion­neur néer­lan­dais, en­tend que rien ne filtre de ses mises en place tac­tiques. La FFA l’a em­bau­ché en ca­tas­trophe le 24 jan­vier pour réus­sir un coup en Rus­sie.

Et le fi­na­liste de la Coupe du monde 2010 avec les PaysBas (0-1 a.p.de­vantl’ Es­pagne) en­tend gagner ce pa­ri, dès de­main, face à la France. Il au­ra d’au­tant plus de chances d’y par­ve­nir que l’ef­fet de sur­prise se­ra grand.

Quatre mi­lieux pour deux places

Faute d’in­for­ma­tions so­lides, les sup­pu­ta­tions al­laient donc bon train, hier, dans ce huis clos aus­tra­lien. Seuls trois jour­na­listes fran­çais, un al­le­mand, un bré­si­lien, et c’est à peu près tout, sont ve­nus le per­tur­ber pour ap­prendre que Van Mar­wijk ne de­vrait pas tou­cher à son 4- 2- 3- 1, avec Milli­gan, de pré­fé­rence à Jur­man, as­so­cié à Sains­bu­ry en dé­fense cen­trale. La suite s’an­nonce plus floue. No­tam­ment au mi­lieu de ter­rain, où cinq joueurs se dis­putent tou­jours trois postes. Ou plu­tôt, quatre mi­lieux se cha­maillent pour deux places, dans la me­sure où Mooy semble par­tant cer­tain.

Alors qu’il s’est re­trou­vé re­lé­gué sur le banc lors des deux der­niers matches de pré­pa­ra­tion ( 4- 0 de­vant la Ré­pu­blique tchèque et 2- 1 contre la Hon­grie), Je­di­nak, au­teur des trois buts lors du bar­rage re­tour face au Hon­du­ras ( 3- 1, le 15 no­vembre 2017 ; al- ler : 0- 0), voit sa cote re­mon­ter en flèche. Mis en concur­rence avec Luon­go, l’ex­pé­ri­men­té ca­pi­taine des Aus­sies pour­rait ain­si re­trou­ver sa place de se­cond mi­lieu ré­cu­pé­ra­teur. Quant à Ro­gic, il de­vrait gar­der la sienne, celle de me­neur de j eu en sou­tien de Nab­bout, même s’il reste sous la me­nace d’Ir­vine. Si elles agacent les sui­veurs, ces pe­tites ca­chot­te­ries entre amis per­mettent à Van Mar­wijk de gar­der tout le monde sous pres­sion. Aus­tra­liens comme Fran­çais. Et c’est bien le but re­cher­ché.

Mer­cre­di, à Kazan, Bert Van Mar­wijk donne ses consignes à ses joueurs.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.